Une leçon de réalisation avec un réel univers poétique et absurde. Des dialogues intéressants, une bande son remarquable, un joli casting avec les talentueuses prestations qui l'accompagnent, "Arizona dream" offre un délire plus qu'agréable avec une véritable technique dans sa mise en scène.
Certains cinéaste considèrent la réalité comme LA réalité. D'autres (et ils sont probablement les plus nombreux) pensent que LA réalité n'existe pas, qu'elle varie en fonction du point de vu. Ce sont donc DES réalités. C'est le cas des cinéastes du nouvel Hollywood. Et si Emir Kusturica en tire sa principale source, il voit quand à lui que la réalité, tel que chacun la perçoit, est un rêve. Cela donne des films complètement barrés, avec des personnages complètement dérangés et où il ne faut pas chercher de logique (non pas du sens car ça il y en a, notamment dans la mise en scène). Mais au contraire se réjouir devant tant d'inventivité et d'absence de retenue. Et dans toute cette folie assumée, il y a une vraie beauté, encouragée par la musique et la rupture de rythme et du brouhahas quasi perpétuel du métrage. Ainsi, il y a des moments qui suspendent le temps, débordent d'émotions. Arizona Dream n'est pas un film qui plaira à tout le monde, mais pour ma part il a quand même réussi à me toucher malgré son surréalisme dont je suis peu client pourtant.
La musique de ce film est sans aucun doute lune des plus belles de lhistoire du cinéma !!! Cest elle qui donne toute sa force et sa beauté au film, qui ma un tout petit peu déçue par moment. Outre la musique, les passages de rêve ou ceux où le rêve se mêle à la réalité mont particulièrement plu. Bravo, 4 étoiles pour la musique ;o)
alors 1 étoile pour le grand Johnny, qui comme d'habitude donne une interprétation magnifique, 1 pour cette musique enivrante qu'est "in the death car" d'iggy pop, et 1 pour la caméra. mais après avoir vu le film 2 fois je n'ai toujours pas compris ou l'histoire devait aller et ce que je devais voir... je suis largué et je n'ai apprécié le film plus d'un point de vue esthétique qu'autre chose
Un film très tordu dans l’ensemble, pas difficile à comprendre, mais tordu quand même… Je n’ai pas aimé le scénario… Je n’ai rien trouvé de particulièrement intéressant ou captivant dans ce film… Seule la musique principale du film est bien…
Voilà un film bien étrange mais très sympas à regarder et qui permet de couper un peu avec la réalité. Kusturica, nous propose ici de suivre des personnages un peu illuminés en proie à d'étranges rêves, le personnage principal nous paraît assez insouciant alors que la plupart des autres protagonistes sont malheureux. On peut tirer un grand coup de chapeau au réalisateur pour le choix de la BO qui est très déterminante dans la réussite du film. Comme d'habitude, Kusturica utilise un humour absurde pour rendre parfois comique ce qui est tragique. Par contre on a souvent du mal à cerner immédiatement le lieu d'action lorsqu'il ne s'agit pas d'un rêve.
C'est le premier film d'Emir Kusturica que je vois donc je me permettrais pas de parler en comparaison de l'univers de son oeuvre que je ne connais donc pas assez bien. C'est un néophyte pas totalement converti qui va écrire cette critique. Alors c'est bordélique, trop pour que j'adhére totalement. L'évolution psychologique de certains personnages comme celle de la belle-fille du personnage de Faye Dunaway est trop abrupte, certains personnages comme celui de Jerry Lewis sont beaucoup trop négligés, le scénario donne une impression globale d'être parfois trop répétitif. D'un autre côté, le versant positif, les acteurs sont très bons, Johnny Depp en tête, il y a quelques grands moments de drôlerie et/ou de poésie (la scène de l'ambulance vers la Lune, celles qui se déroulent en Arctique entre autres!!!), quelques références cinéphiliques (en particulier celle à "La Mort aux trousses"!!!) pas désagréables et la BO d'Iggy Pop et Goran Bregovic est culte. Pas original comme critique mais je ne vois pas comment faire mieux.
J'adhère à "Arizona Dream" mais j'ai quand même été déçu, je m'attendais à bien mieux après autant d'éloges très positives que j'ai entendu. Les : La distribution, Johnny Deep qui est très en forme, la b-o qui est particulièrement efficace (surtout à la fin), les 20 dernières minutes, la mise en scène, la photographie qui est soignée et agréable. Les - : Le montage qui ralentit le rythme, les longueurs qui m'ont fait décrochés à plusieurs reprises et le scénario qui m'a moyennement captivé. Mais ça reste dans l'ensemble un bonne comédie dramatique qui nous fait planer grâce à sa poésie et à ses scènes qui se confondent être les rêves et la réalité. A découvrir de préférence...
J ai enfin pris le temps de me poser devant la palme d or de... 1988!!! Mieux vaut tard que jamais n est ce pas?!? Et bien, je ne regrette pas, j aurai même dû faire confiance à Kusturica bien plu tôt! Une ambiance incomparable qui m a vraiment installe dans ce film au scénario et la mise en scène très originaux! En effet, ce n est pas facile de rentrer dans cette histoire légèrement burlesque mais une fois que j ai capté comment l appréhender , je n ai plus cligné des yeux jusqu'au bout! J ai été littéralement transporté par cette histoire d amour entre un jeunot et une femme un brin excentrique et surtout bien plus âgée. J ai longtemps cherché à comprendre où voulait en venir Kusturica avant de capituler et me laisser aller sans chercher une quelconque explication au truc et c est seulement à partir de ce moment que j ai réellement commencé à apprécier. Arizona dream est ce genre de film en effet. Celui qui se vit plus qu il ne s analyse a mon sens, même si ce poisson tout chelou et l espèce de loup ont un sens, je laisse les experts s'occuper de nous éclairer. Au final, un film vraiment envoûtant, bourre d humour et qui donne en plus l occasion de découvrir Depp a ses débuts et de voir Faye Dunaway déjà plus rare à l affiche qu auparavant ainsi que la légende Jerry Lee Lewis que je n avais vu dans un film... Sans oublier l excellent Gallo et la plus que charmante Lili Taylor... Bref, un casting de choix pour un film incomparable qui a marqué les esprits a son époque et marque le mien aujourd'hui puisqu'il n a franchement pas trop mal vieilli... Si vous n avez jamais tente le trip, il faut vous rattraper! Mieux vaut tard que jamais j'vous dis!!!
Emir Kusturica nous livre avec Arizona dream un film dérangeant, d'une poésie à couper le souffle. Johnny Depp y est epoustouflant (comme tous les autres acteurs) pour un résultat magnifique, très touchant, aux belles musiques atmosphériques. A voir et revoir.
Loufoque, "Arizona Dream" se dote d'un scénario bien écrit, complexe et atypique. En effet, l'histoire entraîne le spectateur dans une aventure barrée mais plutôt prenante. Par ailleurs, la réalisation est réussie malgré un début voire un final quelque peu difficile à comprendre. De plus, les acteurs sont excellents surtout les protagonistes qui jouent vraimet bien leur rôle. Ainsi, le film est captivant jusqu'à la fin par des scènes drôles et touchantes.
"Arizona Dream" est une sorte de frasque onirique, un voyage initiatique vers la recherche de soi, le questionnement existentiel, au travers de personnages tout autant atypiques que fragiles, avec une santé mentale parfois vacillante. Kusturica nous récite ici une fable, maniant avec sensibilité son objectif, saisissant les émotions des personnages qu'il met en scène avec brio, proposant des plans semblables aux rêves dont ceux-ci ce sont échappés. La grâce du protagonniste est portée à l'écran par un jeune Johnny Depp, au visage séraphin, interprétant à merveille le garçon fougueux, avide d'expériences, un casting parfaitement complété par deux actrices transcendées : Faye Dunaway et Lili Taylor sont impressionnantes dans leurs rôles mère/belle-fille. Drôle, émouvant, envoutant, "Arizona Dream" est un mélange de sensations, un moment d'évasion, à recommander.
Je suis un peu mitigé au sortir de ce film d'E. Kusturica. Tout d'abord, il faut reconnaître l'indéniable talent de mise en scène du lascar, qui nous sort quelques mouvements de caméra assez extraordinaires et de magnifiques images. Puis il y a la superbe musique de G. Bregovic et de beaux numéros d'acteurs (J. Depp en tête évidemment). Mais le scénario est bien trop faiblard et si le film recèle de quelques gags typiques du réalisateur, il manque pour l'essentiel une bonne dose de folie et de loufoque, le film se révélant assez longuet. Ensuite, on m'avait annoncé le film comme une critique du mirage du rêve américain et il n'en est rien. V. Gallo m'a gavé dans son rôle de petite frappe vue et revue mille fois (mis à part dans sa réinterprétation de la scène de l'avion de "La mort aux trousses"). Le scénario joue à D. Lynch ensuite avec une 2ème partie dramatique qui s'enfonce dans l'abstrait incompréhensible et une fin décevante et absconse. Un peu déçu au final malgré des qualités cinématographiques évidentes et quelques bons passages. D'autres critiques sur
Qu'on se le dise, Arizona Dream est un faux bon film. Des poissons volant dans le désert sur la musique d'Iggy Pop... Telle semble être la seule idée du film. Non, je suis méchant, on a aussi droit à Vincent Gallo en mime de Carry Grant dans un hommage réellement drôle à Hitchcock. Certes. Et autour, et bien on brode qu'on on peut... Alors oui, c'est dur d'être un rêveur dans le monde matérialiste d'aujourd'hui. Oui, le rêve américain, celui d'hollywood (nombreuses références et clins d'oeil au cinéma américain dans le film), est bel est bien un rêve passé. Kusturica s'intéresse à ces êtres un peu enfants, à ces fous, à ces idiots qui vivent hors de la société, dans leur univers intérieur. Et il a raison. Mais est-il forcément nécessaire d'avoir 12 ans d'âge mental pour pouvoir rêver d'un ailleurs poétique? pour ressentir et être attiré par la beauté de l'insondable? Kusturica, comme à son habitude, nous filme une bande d'ados, de joyeux débiles, bercés de rêve et d'illusions. Mais leur manque de profondeur nous rend le propos tout aussi superficiel. Et tout en patît (les acteurs jouant des êtres superficiels, même leur jeu en devient fade et faussement caricatural). Les scènes oniriques qui pourraient sauver le film de l'ennui sont légères et acidulées comme les bonbons labellisés "Tim Burton". Le fameux "film noir" de Kusturica est en réalité un film bien gentil sur la perte d'innocence d'un homme-enfant. On s'ennuie. Notre imaginaire voudrait décoller et suivre le réalisateur dans ses contrées oniriques et poétiques. Mais il ne décolle jamais, par manque de carburant visuel et intellectif. Que Kusturica continue à filmer ses fêtes musicales et alcoolisées au milieu des poules et autres chiens domestiques, sans trop se prendre au sérieux. Il s'y dégage au moins un charme folklorique et une bonne humeur paillarde qui permet d'éviter la fadeur de cet Arizona Dream quelque peu inconsistant.