"Arizona Dream" est une sorte de frasque onirique, un voyage initiatique vers la recherche de soi, le questionnement existentiel, au travers de personnages tout autant atypiques que fragiles, avec une santé mentale parfois vacillante. Kusturica nous récite ici une fable, maniant avec sensibilité son objectif, saisissant les émotions des personnages qu'il met en scène avec brio, proposant des plans semblables aux rêves dont ceux-ci ce sont échappés. La grâce du protagonniste est portée à l'écran par un jeune Johnny Depp, au visage séraphin, interprétant à merveille le garçon fougueux, avide d'expériences, un casting parfaitement complété par deux actrices transcendées : Faye Dunaway et Lili Taylor sont impressionnantes dans leurs rôles mère/belle-fille. Drôle, émouvant, envoutant, "Arizona Dream" est un mélange de sensations, un moment d'évasion, à recommander.
Mon premier Kusturica, film que j'attendais de voir depuis bien longtemps, et un immense coup de cœur. Ce genre de film, on aime ou on déteste, on le trouve sublime ou chiant à mourir, je fais partie de la première catégorie. Incongru, original, onirique, bourré de clins d'oeil, de symboles et de défauts, bordélique, mais d'un joyeux bordel, Arizona Dream alterne les scènes les plus poétiques aux plus loufoques, presque toutes simplement géniales, entre rires, larmes et pure magie. Il faut dire qu'avec un thème pareil et ceux tournant inévitablement autour, rêves, illusions, désillusions, liberté, causes perdues, recherches incessantes, on a de quoi jouer dans le surréalisme, et chacun construire sa propre interprétation, se retrouver dans au moins un personnage, être touché, d'une quelconque façon que ce soit par ce film. Et, en plus de ça, Arizona Dream jouit une BO absolument superbe et une belle brochette d'acteurs, dont ce cher Depp tellement talentueux, Vincent Gallo, qui crève littéralement l'écran, ou encore Lili Taylor, fragile et subtile. Pour moi, c'est clair, je n'ai qu'une seule envie : le revoir.
On est face à ce qu'on peut appeler un bon film. Pas un très bon film, encore moins un excellent film, mais un bon film. Ce qui lui permet de se distinguer de la masse, c'est cette petite part onirique... Mais justement, elle reste assez petite. Il y a quand même un problème d'équilibre tout au long du film, dans la gestion du temps et du récit; on a l'impression que certains morceaux de l'histoire trainent en longueur, tandis que d'autres passent carrément à la trappe. Ce n'est pourtant pas une histoire d'amour mièvre et doucereuse, le film se présente plutôt comme une comédie dramatique et s'avère tantôt rigolo et pas très sérieux, tantôt grave et sensible. "Arizona Dream" véhicule quelques messages, comme la nécessité de vivre son rêve et pas celui d'un autre, mais également l'idée que, par amour, on peut aider une personne à réaliser le sien. Toujours est-il qu'après 2h15, le spectateur sort de ce film sans avoir vraiment eu besoin d'y apporter sa part de réflexion, sans avoir eu besoin d'y mettre sa part de rêve à lui... Selon moi, il manque quand même quelque chose à "Arizona Dream".
Ce film est comme un rêve qu'on voudrait contrôler mais dans lequel on s'enfonce inexorablement et qui nous emporte vers des images de plus en plus folles. Poétique, fou, beau, incohérent, inclassable.
C'est le premier film d'Emir Kusturica que je vois donc je me permettrais pas de parler en comparaison de l'univers de son oeuvre que je ne connais donc pas assez bien. C'est un néophyte pas totalement converti qui va écrire cette critique. Alors c'est bordélique, trop pour que j'adhére totalement. L'évolution psychologique de certains personnages comme celle de la belle-fille du personnage de Faye Dunaway est trop abrupte, certains personnages comme celui de Jerry Lewis sont beaucoup trop négligés, le scénario donne une impression globale d'être parfois trop répétitif. D'un autre côté, le versant positif, les acteurs sont très bons, Johnny Depp en tête, il y a quelques grands moments de drôlerie et/ou de poésie (la scène de l'ambulance vers la Lune, celles qui se déroulent en Arctique entre autres!!!), quelques références cinéphiliques (en particulier celle à "La Mort aux trousses"!!!) pas désagréables et la BO d'Iggy Pop et Goran Bregovic est culte. Pas original comme critique mais je ne vois pas comment faire mieux.
première réalisation outre atlantique , arizona dream est un film très poétique et bouleversant pour la beauté de ses plans et le jeu de Vincent gallo et de jonny deep
Regarder "Arizona Dream" c'est comme rêver éveillé. Dans ce film de Kuturica, tout est d'un onirisme absolument superbe, que ce soit dans le scénario, dans le jeu d'acteur (propose même une réflexion sur le métier d'acteur..) dans les plans du réalisateur, et dans la musique toujours aussi belle de Goran Bregovic... Une petite beauté, à voir absolument, si ce n'est déjà fait...
Quel film !! Ca faisait des lustres que je voulais le voir et j'ai tout simplement adoré, une "magnifique" histoire, des supers acteurs comme Lewis, Dunaway, Depp .... Un film qui fait rêver ce qui est d'ailleurs le thème principal de l'histoire. Une superbe bande originale qui englobe ce film avec une mise en scène bien ficelé pour ce genre d'histoire. Un très bon film, un des meilleurs rôle de Johnny Depp avec Ed Wood
Arizona Dream et pour le moins original mais surtout un film qui porte très bien son nom ! Un scénario plutôt insolite avec des personnages vraiment hauts en couleurs et excentriques. Mais surtout là ou Arizona Dream m'a très agréablement surpris c'est par tout ces (gros) clins d'oeil à des chef d'œuvres tel que Raging Bull , La mort aux trousses ou encore le Parrain et par des scènes vraiment drôles à l'exemple du premiers repas ou encore de la bagarre entre Axel et Paul. En bref un film sympathique qui à le mérite de sortir du lot et de nous faire voyager à sa manière.
Dans « Arizona Dream » sont présents des personnages qui essaient de réaliser leur rêve, d’où le titre. L’histoire est agrémentée de visions oniriques et certaines scènes sont marquées d’une véritable poésie. Comme toujours chez Emir Kusturica, ces personnages sont tous extravagants ou en tout cas hors normes. Le tout accompagné d’une musique de qualité et d’une photographie très classe. Mais tout cela fait-il de « Arizona Dream » un bon film pour autant ? Les quasis absences de scénario et de ligne directrice dans la narration me font répondre par la négative. « Arizona Dream » pâtit en premier lieu d’un rythme lent et d’un manque de rebondissement. Cette histoire interminable (plus de deux heures quand même !) se traine à un rythme de sénateur sans que le réalisateur ne réponde à la question première : mais qu’a-t-il voulu montrer avec ce long métrage ? Que les Etats-Unis sont le pays où peuvent se réaliser tous les rêves ? La belle affaire ! Les fans du réalisateur considèrent ce film comme culte. Tant mieux pour eux. Moi, je n’ai vu qu’une réalisation brouillonne et désordonnée au rythme lymphatique. Un bon point tout de même pour Johnny Depp afin de terminer sur une note positive.
Cette fable onirique nous permet de voir le rêve américain du point de vue -forcément poétique- d'Emir Kusturica avec son aspect commercial incarné par Jerry Lewis en vendeur de cadiac et son aspect cinématographique incarné par Vincent Gallo en acteur imitant à la perfection ses idoles. Mais au-delà de ça, c'est le l’histoire d’amour qui l'emporte dans ce film, avec un jeune homme désiré par deux femmes (une veuve et sa belle-fille aux tendances suicidaires), tous somptueusement interprétés par, en l'occurrence, Johnny Depp, Faye Dunaway et Lili Taylor. Si ce rêve amoureux ne se réalisera, nous voyons, grâce à de magnifiques effets visuels surréalistes les rêves de chacun se réaliser jusqu'à la scène finale qui est un superbe voyage imaginaire.