Scénario dans l'ensemble assez plat,sans grande originalité...Musique fatiguante,désharmonieuse,présente inutilement !...2ème partie plus intérressante que la 1ère...Scène du manège chenille forte et originale...interprétations excellentes de P.Brasseur et G. Géret...Grande beauté de l'actrice tenant le rôle de Catherine...Excellents dialogues de M. Audiard...Dénouement inattendu, insolite,original !...Images de fin de film en corrélation avec celles du début (très original)...
Encore un film noir bien dans l’époque profitant d’une distribution de haute volée et des savoureux dialogues de Michel Audiard. Comme à l’accoutumée, Lino Ventura fait preuve d’un abattage impressionnant face à une pléiade de talents, notamment Irina Demick au charme indéniable. Mais malgré une réalisation originale jouant beaucoup des effets de profondeur, l’histoire tourne rapidement en rond, sur un rythme en plus particulièrement lent. Au final, aucune scène mythique, peu de dialogues mémorables : on est bien loin des « tontons ».
Un bon film policier, distrayant. Les acteurs sont tous excellents, mais nous n'avons pas le droit, dans ce film, aux envolées habituelles de Michel Audiard.
Excellent, le film se regarde rien que pour les dialogues et la justesse des acteurs (un paquet de seconds rôles brillants dont un flic hilarant). Scénario classique mais bien monté, musique jazzy, image sobre, humour décalé…bref un très bon moment.
Le titre donne le ton, les dialogues et les acteurs excellents, les monologues de ventura un must. Ca ne révolutionne pas le cinéma mais on passe un bon moment.
1965, de Pierre Granier-Deferre. Dialogues d’Audiard, d’après un roman d’Alphonse Boudard. Une bande de truands ringards montent un coup ringard, voué à l’échec. Ventura est un voleur de tableaux qu’il refile à Tonton (Pierre Brasseur) et s’implique dans une opération navrante qui va le conduire en prison pour 5 ans. Il est le seul arrêté et ses complices vont s’enrichir sur son dos en son absence. Libéré, il va se venger…et en reprendre pour 15 ans. L’histoire est d’une grande banalité, le film est plat et même les dialogues d’Audiard ne réussissent pas à entraîner une machine qui mouline dans le genre nanar…Reste qu’on a plaisir à voir une belle brochette de comédiens : outre Lino Ventura et Brasseur, Charles Aznavour, Maurice Biraud, Françoise Rosay, Annie Fratellini, Daniel Ceccaldi.
Petit film très drôle. Lino Ventura, plus teigneux, irascible et brutal que jamais, est le moteur du film. Son jeu est parfait : regard noir, tête d'enterrement, sourire énigmatique plus inquiétant que rassurant, gifles-coups de poings (chez Ventura, ça revient au même !), tout la palette y passe pour notre plus grand plaisir. Les dialogues sont hilarants. J'entends encore Lino Ventura répondre à ses pathétiques compagnons de fortune qui lui "proposent" d'être le chef : "Figurez-vous que je voyais pas ça autrement". Tout est dit.
Le meilleur des deux mondes.Un excellent film noir, un peu injustement oublié, qui marrie avec succès les innovations de la Nouvelle Vague avec le polar classique français. Dialogues justes, acteurs carrés, scénario aussi simple que costaud sous l'oeil d'une caméra légére. C'est un peu comme un croque-monsieur cuisiné avec succès par un grand chef.
Monté par une équipe de rêve, La Métamorphose des Cloportes échappe pourtant, hélas, au cercle restreint des classiques du cinéma français. Le film a été oublié, même du point de vue de la filmographie de Lino Ventura : il mérite pourtant une large reconnaissance du public. Pris au second degré, le métrage rend le spectateur hilare / euphorique, en grande partie grâce à des dialogues qui vont droit au but, sans en faire trop (les mots inutiles ne font pas partie du vocabulaire de Michel Audiard) et très bien rythmés. Des dialogues qui pourraient parfois apparaître difficiles à jouer mais Lino Ventura, avec sa présence habituelle, et Aznavour, plutôt juste, parviennent à les rendre fluides et naturels. Les procédés narratifs du réalisateur Granier-Deferre sont par ailleurs très originaux et enthousiasmant (par exemple pour faire passer les années) et laissent entrevoir une forte inspiration. Inspiration qui fait de La Métamorphose des Cloportes un film majeur du cinéma français, hélas trop peu connu.
Un classique du cinema français, quoique un peu oublié quand même. Cela fait un petit moment que la métamorphose des cloportes est sortit, mais il n'a pris aucunes rides. Il reste toujours aussi drôle et poignant. L'amitié dans le film est traité d'un ton juste et objectif. La scène entre Lino Ventura et Charles Aznavour dans la maison du fakir en dit long sur leur rapport, et démontre que le film n'est pas toujour derriere le protagoniste. Objectif donc. La métamorphose est une sorte de film de gangster à la française. Un beau noir et blanc, des femmes fatales, des menaces, des trahisons, fait de la métamorphose un film noir riche en rebondissement et en dialogues pensées, millimétrées par M.Audiard. Une ribambelle d'acteurs géniaux enrobe le tout. C.Aznavour, naturel, le regard qui parle pour lui, prouve qu'il est un vrai comédien. Pierre Brasseur méconnaissable d'un personnage à l'autre, jouant la pourriture précieuse. Et L.Ventura, dont la présence pleine d'energie vengeresse, nous fait peur et nous identifie totalement au personnage. Ses potes, tous aussi lâche et faible les uns que les autres lui ferons payer chère sa bonne amitié. Mais vous feront rire aussi. Derrière ses airs de gangster la métamorphose nous parle d'amitié et de fatalité dure à avaler pour Ventura, ainsi que pour nous. Le dernier plan dans la prison, avec les détenues comparé à des cafards, est pour moi un plan magistral qui mérite d'être vu.