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ATON2512
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3,5
Publiée le 9 août 2026
De Mike Leigh (2005) . Un très bon film. autant sociétal que politique tant il s'inscrit toujours dans une réalité qui perdure encore aujourd'hui que ce soit les sociétés occidentales comme d'autres plus réactionnaires . Le combat pour l'émancipation et la liberté de disposer de son corps est toujours d'actualité . Le film inscrit dans Grande-Bretagne des années 50 est implacable sans pour autant juger la société d'alors . Juste une carte postale d'une société très patriarcale où les convenances sociales et religieuses étaient fortes . Une époque pas si lointaine (les années 1950° de lente émancipation avec pourtant des lois qui restent brutales . Et où les problèmes sociaux, la pauvreté notamment des campagnes est bien mise en lumière . Car dans la Grande Bretagne des années 1950 les femmes puissantes et riches pouvaient sans problèmes se faire avorter . En ce sens le film montre bien le non choix dicté par l'isolement et la pauvreté et aussi par l'hypocrisie d'une société patriarcale qui refusait aux femmes leur droit à disposer d'elle même . De nombreux films ont traité de ce sujet , la force de ce film est qu'il est traité au travers d'une femme qui n'est que motivée par sa morale d'aider son prochain et notamment celles qui n'ont pas de droit . Sans jugement uniquement pr un précepte celui d'aider son prochain s'il est dans la souffrance et le besoin . Terrible et grand à la fois . L'autre aspect interessant du film est comment cette brave femme a peu pendant près de deux décennies oeuvrer sans être inquiétée . Le petit bémol est que l'on a pas de nouvelles de la personnes de la haute société qui en a retirée de larges bénéfices ! Avec Imelda Staunton, exceptionnelle , Phil Davis et Eddie Marsan .
Mike Leigh a du mal à retrouver la légèreté qui avait fait l’immense succès de « Secrets et mensonges » . Ce mélange de tragique, d’émotion, de sentiment, mais de légèreté et de subtilité. Ici on tombe très vite, dans le pathos, le mauvais mélo, la dernière demi-heure est très lourde ,pesante, le jeu des acteurs manque de finesse, tout le monde sur-joue, la misère, la bêtise, les personnages deviennent grotesques, caricaturaux : le gendre gros béta, la fille presque demeurée, le père passif, l’oncle contemplatif. Le thème était assez convenu, les faiseuses d’anges de l’après-guerre, mais rien de bien nouveau et trop de trémolo.
Film très intéressant par son sujet et l'éclairage qu'il offre sur les années d'après guerre. Néanmoins certains personnages me semblent caricaturaux et surtout je regrette que le réalisateur ait choisi de montrer une héroïne irréprochable, un modèle d'altruisme, une sorte d'ange, et non une femme quelconque, comme si l'avortement avait besoin d'être purifié par l'innocence de son exécutrice... A la toute fin, quand celle-ci rencontre d'autres avorteuses en prison, qui (contrairement à elle) semblent assumer totalement leur "crime" et ses conséquences et ont déjà récidivé après une premier emprisonnement, on se met à rêver d'un autre film possible, plus réaliste et plus radical, comme celui que Chabrol a réalisé avec son excellent "Une affaire de femmes".
Ce film de Mike Leigh nous plonge dans le Londres des années 50. Nous ne somme pas dans les quartiers chics mais plutôt dans une famille simple et ordinaire, travailleuse et sérieuse. Vera est la chef de famille en quelque sorte: elle s'occupe de tout le monde, son mari, ses enfants mais aussi sa mère. C'est une femme simple, et joyeuse, qui fredonne à longueur de temps et qui ne rechigne pas à son travail, employé à domicile dans les beaux quartiers. En parallèle, elle est aussi faiseuse d'ange. Mais uniquement dans un but charitable et non lucratif. Bref, c'est une perle. spoiler: Néanmoins sa vie bascule le jour où elle est arrêtée. C'est un film bouleversant, qui tire sur la corde sensible et qui met l'accent sur des gens simples, tolérants, aimants qui se font rattraper par la machine judiciaire. Leigh a su recréer une ambiance spécifique, avec des plans serrés qui accentuent la petitesse des pièces d'habitation. En parallèle il y a aussi une petite histoire d'amour, et une autre façon de provoquer les avortements, cette fois-ci du côté des familles aisées. Un film intéressant, sensible qui donne envie d'être bienveillant, tolérant et gentil envers ses proches mais aussi des inconnus.
film émouvant et juste , racontant le parcours d' une femme généreuse , aidant son prochain mais exerçant des pratiques illégales d'avortement dans les années 1950 . L'actrice principale Imelda Staunton est boulversante .
Dans ce film, Leigh ose le mélodrame à grand renfort de neige artificielle et de larmes. On retrouve ces gros plans chargés de tension sur les visages de personnages incapables de verbaliser leurs souffrances qui rend son cinéma si caractéristique.
Un beau film douloureux sur ces femmes perdues et Vera ici qui ne souhaite que les aider. Le film est assez émouvant surtout dans sa seconde partie car au-delà de la compréhension de son geste il y a la douleur intime de cette femme qui semble perdre pied dans ce monde. Assez fort.
Magnifique film sur la condition des femmes qui pendant trop longtemps ont pris des risques pour ne pas avoir d'enfants non désirés. Certains trouvent le film glauque ! N'est pas glauque que d'être abuser par des hommes ? Voire violer ? Et devoir garder un enfant non désiré au nom d'une loi inhumaine. Magnifique film pour ne pas oublier que notre liberté est fragile.
Nécessaire par son propos, ce drame rappelle à la fois le courage désespéré de femmes obligées de recourir à des méthodes extrêmement dangereuses pour avorter que la lucidité de celles qui refusent de mettre au monde des enfants non désirés, issus d’un viol ou qui ne seraient pas convenablement accueillis. Par une mise en scène discrète voire froide (contribuant au manque d’émotion en dépit d’une intense Imelda Staunton et d’un sensible Eddie Marsan), l’attention se porte sur les personnages, leurs relations ou sentiments et sur les réactions à la révélation du secret de l’héroïne, entre condamnation idéologique, hypocrisie, compréhension, sollicitude sans cacher la réalité du business lucratif. Chronique sociale maîtrisée!
La caméra discrète de Mike Leigh filme un drame poignant et surtout l hypocrisie de la société anglaise de l après guerre ou le respect des bonnes mœurs est plus pris en considération que les drames humains. Ne versant jamais dans le larmoyant ni le m as tu vu c est un film de secrets ou l on est invité discrètement à assister à ce qui se passe derrière les portes fermées.
Vera Drake est une mère de famille et épouse modèle, laborieuse, discrète, humble. Sa physionomie de petite "mémère" inoffensive lui octroie le bon Dieu sans confession. Pour autant, sa conception de la charité et sa philanthropie ont fait de Vera une avorteuse. Ce qui est illégal en Angleterre en 1950 comme partout ailleurs. Mike Leigh adosse son portrait à une description austère et réaliste d'une famille ouvrière de l'Angleterre de l'après-guerre à laquelle l'interprétation juste et appliquée donne un réel crédit. Mais l'attention généreuse que le cinéaste porte à Vera Drake, figure anecdotique par rapport à ces "faiseuses d'anges" plus célèbres qui ont marqué la chronique judiciaire, détermine aussi une mise en scène assez pesante à certains égards. Sur l'avortement, d'abord, et le drame des grossesses non désirées, sur la condition des femmes, le propos de Mike Leigh n'a rien de très original ou sensible. Ensuite, les contingences policières ou judiciaires dès lors que, spoiler: dans la seconde partie du film, l'activité de Vera est découverte, prennent un tour dramatique qui flirte avec le pathos, conformément à la composition accablée et éplorée de l'héroïne et sur laquelle le réalisateur insiste lourdement. Leigh en fait sans doute un peu trop.
Un film de plus qui célèbre les pires crimes de nos sociétés spoiler: (l'avortement restant et sera toujours un meurtre d'enfant) et en plus on nous dit que c'est bien ! C'est bien se moquer de nous : Imelda Staunton est comparable à une carpe ou un gourou mais plus silencieux, réalisation glauque et malsaine pour une ambiance et un film qui l'est totalement. Next !
Le film est une histoire édifiante, un peu dictatique tant les évènements graves s'enchainent avec un coté inévitable. Imelda Staunton est y bouleversante, ses regards dans le vide quand l'étau se resserre sont marquant. Pour autant, on a parfois du mal à comprendre les risques inconsidérées qu'elle prend, surtout aujourd'hui où la sécurisation est maximisé. Derrière le thème de l'avortement, se cache en fait celui des inégalités sociales, car on voit bien que devant les mêmes situations, certains n'auront pas les mêmes recours à l'image du personnage de Sally Hawkins. Mike Leigh filme les gens de peu avec toujours autant de compassion, c'est sa grande force.