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Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
J'ai trouvé la première partie un peu longue. Mais le film est beau, charmant avec un rendu et des acteurs irréprochables. Seul petit hic, je n'ai pas pu être émue, il manquait un je-ne-sais quoi...Peut-être trop de pudeur? A voir
Un drame poignant et profondément humain au cœur de la vie d’une faiseuse d'anges dans le Londres des années 50, illuminé par l’interprétation bouleversante d’Imelda Staunton. 4,25 Lion d’or à Venise.
C'est la gorge serrée que l'on sort de ce film retraçant l'épisode de la vie de Vera Drake. Episode d'autant plus poignant qu'il est tiré du réel. Il a en outre le mérite de présenter des aspects fort intéressants concernant les avortements, l’hypocrisie régnant à l’époque et l’impunité des mêmes actes mais perpétrés dans le milieu de la bourgeoisie. Certains ont trouvé mérité que le réalisateur, Mike Leigh reçoive le Lion d'Or, ainsi que l'actrice Imelda Staunton. Ce qui me semble immérité, c'est qu'ils n'aient reçu de prix qu'à la Mostra de Venise, et rien aux autres festivals.
Le cinéma social anglais reste une référence. Avec tact et pudeur, Leigh aborde le thème de l'avortement d'après guerre avec beaucoup d'humanisme. L'actrice principale sort tout droit de la réalité, on pourrait la croiser dans la rue. Pour ceux qui aiment le cinéma réaliste.
C'est vrai que le prix d'interprétation pour Imelda Staunton est mérité mais à part ça je n'ai pas du tout aimé ce film, l'atmosphère est assez glauque et donc l'image est assez désagréable !! La réalisation est lente et il ne se passe pas grand chose.
Un beau film douloureux sur ces femmes perdues et Vera ici qui ne souhaite que les aider. Le film est assez émouvant surtout dans sa seconde partie car au-delà de la compréhension de son geste il y a la douleur intime de cette femme qui semble perdre pied dans ce monde. Assez fort.
La caméra discrète de Mike Leigh filme un drame poignant et surtout l hypocrisie de la société anglaise de l après guerre ou le respect des bonnes mœurs est plus pris en considération que les drames humains. Ne versant jamais dans le larmoyant ni le m as tu vu c est un film de secrets ou l on est invité discrètement à assister à ce qui se passe derrière les portes fermées.
Un film de plus qui célèbre les pires crimes de nos sociétés spoiler: (l'avortement restant et sera toujours un meurtre d'enfant) et en plus on nous dit que c'est bien ! C'est bien se moquer de nous : Imelda Staunton est comparable à une carpe ou un gourou mais plus silencieux, réalisation glauque et malsaine pour une ambiance et un film qui l'est totalement. Next !
De Mike Leigh (2005) . Un très bon film. autant sociétal que politique tant il s'inscrit toujours dans une réalité qui perdure encore aujourd'hui que ce soit les sociétés occidentales comme d'autres plus réactionnaires . Le combat pour l'émancipation et la liberté de disposer de son corps est toujours d'actualité . Le film inscrit dans Grande-Bretagne des années 50 est implacable sans pour autant juger la société d'alors . Juste une carte postale d'une société très patriarcale où les convenances sociales et religieuses étaient fortes . Une époque pas si lointaine (les années 1950° de lente émancipation avec pourtant des lois qui restent brutales . Et où les problèmes sociaux, la pauvreté notamment des campagnes est bien mise en lumière . Car dans la Grande Bretagne des années 1950 les femmes puissantes et riches pouvaient sans problèmes se faire avorter . En ce sens le film montre bien le non choix dicté par l'isolement et la pauvreté et aussi par l'hypocrisie d'une société patriarcale qui refusait aux femmes leur droit à disposer d'elle même . De nombreux films ont traité de ce sujet , la force de ce film est qu'il est traité au travers d'une femme qui n'est que motivée par sa morale d'aider son prochain et notamment celles qui n'ont pas de droit . Sans jugement uniquement pr un précepte celui d'aider son prochain s'il est dans la souffrance et le besoin . Terrible et grand à la fois . L'autre aspect interessant du film est comment cette brave femme a peu pendant près de deux décennies oeuvrer sans être inquiétée . Le petit bémol est que l'on a pas de nouvelles de la personnes de la haute société qui en a retirée de larges bénéfices ! Avec Imelda Staunton, exceptionnelle , Phil Davis et Eddie Marsan .
Le film est une histoire édifiante, un peu dictatique tant les évènements graves s'enchainent avec un coté inévitable. Imelda Staunton est y bouleversante, ses regards dans le vide quand l'étau se resserre sont marquant. Pour autant, on a parfois du mal à comprendre les risques inconsidérées qu'elle prend, surtout aujourd'hui où la sécurisation est maximisé. Derrière le thème de l'avortement, se cache en fait celui des inégalités sociales, car on voit bien que devant les mêmes situations, certains n'auront pas les mêmes recours à l'image du personnage de Sally Hawkins. Mike Leigh filme les gens de peu avec toujours autant de compassion, c'est sa grande force.
Vera Drake est une mère de famille et épouse modèle, laborieuse, discrète, humble. Sa physionomie de petite "mémère" inoffensive lui octroie le bon Dieu sans confession. Pour autant, sa conception de la charité et sa philanthropie ont fait de Vera une avorteuse. Ce qui est illégal en Angleterre en 1950 comme partout ailleurs. Mike Leigh adosse son portrait à une description austère et réaliste d'une famille ouvrière de l'Angleterre de l'après-guerre à laquelle l'interprétation juste et appliquée donne un réel crédit. Mais l'attention généreuse que le cinéaste porte à Vera Drake, figure anecdotique par rapport à ces "faiseuses d'anges" plus célèbres qui ont marqué la chronique judiciaire, détermine aussi une mise en scène assez pesante à certains égards. Sur l'avortement, d'abord, et le drame des grossesses non désirées, sur la condition des femmes, le propos de Mike Leigh n'a rien de très original ou sensible. Ensuite, les contingences policières ou judiciaires dès lors que, spoiler: dans la seconde partie du film, l'activité de Vera est découverte, prennent un tour dramatique qui flirte avec le pathos, conformément à la composition accablée et éplorée de l'héroïne et sur laquelle le réalisateur insiste lourdement. Leigh en fait sans doute un peu trop.
Ce film de Mike Leigh nous plonge dans le Londres des années 50. Nous ne somme pas dans les quartiers chics mais plutôt dans une famille simple et ordinaire, travailleuse et sérieuse. Vera est la chef de famille en quelque sorte: elle s'occupe de tout le monde, son mari, ses enfants mais aussi sa mère. C'est une femme simple, et joyeuse, qui fredonne à longueur de temps et qui ne rechigne pas à son travail, employé à domicile dans les beaux quartiers. En parallèle, elle est aussi faiseuse d'ange. Mais uniquement dans un but charitable et non lucratif. Bref, c'est une perle. spoiler: Néanmoins sa vie bascule le jour où elle est arrêtée. C'est un film bouleversant, qui tire sur la corde sensible et qui met l'accent sur des gens simples, tolérants, aimants qui se font rattraper par la machine judiciaire. Leigh a su recréer une ambiance spécifique, avec des plans serrés qui accentuent la petitesse des pièces d'habitation. En parallèle il y a aussi une petite histoire d'amour, et une autre façon de provoquer les avortements, cette fois-ci du côté des familles aisées. Un film intéressant, sensible qui donne envie d'être bienveillant, tolérant et gentil envers ses proches mais aussi des inconnus.
L'actrice principale a amplement mérité son prix d’interprétation car elle est littéralement bouleversante dans son rôle d'une femme généreuse pour qui tout bascule alors qu'elle veut seulement faire le bien autour d'elle. Ça rappelle une Affaire de femmes de Chabrol mais le défaut viens de la lenteur de la 1 ere heure passé en une description de la vie quotidienne de Vera Drake qui ne méritait pas autant de temps et ce en dépit d'une interprétation irréprochable ainsi que d'une reconsitution soigné du Londres d’après guerre.Par contre a partir du moment de son arrestation et du boulversement que cela engendre pour elle et son entourage ,le film prend toute sa force.
Pendant les deux tiers du film, Mike Leigh plante superbement le décor. Les personnages sont dessinés avec beaucoup de vigueur, ils sont crédibles, attachants et interprétés de façon irréprochable. Sans jamais sombrer dans le voyeurisme, le réalisateur arrive à montrer avec beaucoup de justesse le drame vécu par ces jeunes filles « qui ont besoin d’aide », et on en ressort avec une vision assez exacte du problème de l’avortement, et de l’avortement clandestin en particulier. C’est déjà beaucoup, mais malheureusement le film ne propose pas grand chose de plus que ce tableau social, et sa dernière partie n’est pas à la hauteur des espoirs suscités. A partir de l’arrestation de Vera, l’intrigue est très convenue. Elle ne sait rien proposer d’autre qu’un conflit classique : Vera et sa compassion contre la rigueur de la loi. Le drame familial n’est que survolé, ce qui est d’autant plus décevant que Mike Leigh s’était révélé un virtuose de ce type de situations dans certains de ses films précédents (Secrets and Lies). C’est très larmoyant, et cette inondation lacrymale a du mal à masquer le manque de matière. On en ressort avec un vrai goût d’inachevé. Dommage…
Une magnifique reconstitution de la Grande-Bretagne des années 50. L'ambiance et la mentalité de l'époque sont très bien rendues. Mais le film vaut surtout par la mise en scène sobre et efficace de Mike Leigh et l'interprétation magnifique de Imelda Staunton. Lion d'or et prix d'interprétation féminine à Venise 2004, 3 nominations aux Oscar 2004 : meilleure actrice, meilleur réalisateur, meilleur scénario original.