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Tisane au Rocquefort
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4,0
Publiée le 4 novembre 2022
Quel film... quand j'en ai marre des bouses politiquement correctes, que je sature du wokisme de Disney et d'entendre dire qu'on n'a pas fait mieux que les dialogues d'Audiard, je me regarde le Maître de Guerre. Un OVNI dans la filmographie de Clint (comme Minuit dans le jardin du Bien et du Mal). Seules quelques longueurs liées aux relations sentimentales du sergent viennent calmer le rythme et privent au passage l'oeuvre d'une 5ème étoile. Le plus grand rôle de Mario Van Peebles au passage.
Un film de guerre parodique où Eastwood joue à l'instructeur militaire psycho-rigide, tentant de transformer de jeunes recrues insouciantes en soldats efficaces, qui vaut surtout le coup d'œil pour son lot de punchlines croustillantes.
Les punchlines continues du personnage d'Eastwood ne sauvent pas le film de l'ennui dans lequel on se retrouve plongé face au quotidien de nos Marines. Tout est extrêmement caricatural et grossier et derrière la caméra, Eastwood a l'air de jouer aux petits soldats tant les parties sensées héroïques et pleine de bravoure passent à côté. La rencontre entre Full Metal Jacket et Dirty Harry ne s'est pas faite ici.
Clint Eastwood inaugurait en quelque sort sa veine "vieux bougon au grand coeur"? Dont les jalons sont ce Maitre de Guerre, Grand Torino (2008), La Mule (2018). Et sûrement d'autres, car il est vrai que beaucoup d'autres films possèdent des caractéristiques similaires, mais ces trois sont caractéristiques. Bougon, inapte à la vie de famille (et fâché avec sa famille), remplie de préjugés, mais qui se révèlera avec certaines qualités; caractéristiques qui permettent de raconter une histoire avec la carcasse vieillissante ou vieille de Clint Eastwood. Cette production Malpaso est donc taillée pour Clint Eastwood. Première partie, prologue, nous le découvrons en prison et saoul, puis il prend son nouveau poste et doit remettre en forme le peloton d'éclaireurs: préparation et entrainement, confrontation avec la hiérarchie (Everett McGill, très bon). Il finit par avoir une reconnaissance de ses soldats. Puis le film se termine par une vraie intervention militaire, légère, mais réelle. Le film est jubilatoire grâce à ses dialogues vulgaires et très amusants: beau travail de James Carabatsos (avec des contributions de Dennis Hackin et Joseph Stinson). Le film est bien sûr dans l'affrontement entre le sergent Highway et ses jeunes soldats: choc des générations avec une préoccupation très professionnelle pour le sergent Highway qui doit les former. Et aussi dans l'affrontement avec se hiérarchie (une constante de beaucoup de films). Ne pas négliger dans l'intérêt que suscite le film, la relation avec son ex-femme est aussi bien écrite et empreinte d'un réalisme certain.
Sorti en 1987, “Le maître de guerre” nous ramène quelques années en arrière durant l’invasion de la Grenade en 1983. Réalisateur et acteur, Clint Eastwood est un vétéran des guerres de Corée et du Viêt Nam et revient chez les Marines pour entraîner une unité de reconnaissance. Le vieux sous-officier va les former à la dure, malgré tous ses détracteurs qui souhaitent le voir enfin prendre sa retraite. “Le maître de guerre” est l’histoire d’un fantôme d’un autre temps que personne n’attend plus. L’homme viril et brutal cache pourtant une blessure profonde. Malheureusement, c’est ce côté dramatique qui a du mal à transparaître à l’écran. “Le maître de guerre” n’en reste pas moins une œuvre plaisante sur un vieux bourru qui tente de dresser de jeunes indisciplinés. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Clint Eastwood signe ici encore un très bon film. Il interprète un sergent vétéran, Tom Highway qui rejoint sa section d'origine d'une unité de marines. Sur place il va être confronté à des officiers qui sortent d'école, hautain et inefficace. Il va également faire face à sa compagnie, des jeunes qui se sont laissés aller. Highway va faire renaître un état d'esprit. L'expérience face à la théorie, la vieille école contre la jeunesse sortie d'école, c'est le thème du film. A travers le personnage du sergent, Eastwood s'en sort à merveille, il est parfait. Il incarne ce vieux briscard qui a connu plusieurs guerre, qui sait ce qu'est le terrain, contrairement à son supérieur. Le film reprend ce thème de conflit de génération, qui met de côté les anciens place au jeune, plutôt que de les voir en conseiller. La qualité de scènes est très intense, avec des dialogues cultes. Une merveille
Bonjour . Clint Eastwood il est fabuleux il joue admirablement , j'ai bcp aimé le scénario les acteurs sont formidables il joue le rôle d'un militaire , qui arrive sur la fin de sa carrière qui va s'occuper de jeunes militaires qui on besoin de vivre l'aventure Clint Eastwood a le chic pour être le sergent idéal merci monsieur Clint Eastwood pour vôtre charisme incontournable quelle acteur magnifique cette homme quand je l'ai vu pour la 1er au cinéma j'avais 19 ans j'ai adoré et aujourd'hui a 55 ans j'adore aussi film cool un passe un bon moment réalisation réussi , a voir merci
Vraiment pas le meilleur film de Clint... Mise en scène assez fainéante, scénario loin d'être pertinent. Ce film est globalement assez moyen. Bien que certaines répliques soient bien lancées, voire même devenues cultes, cela ne fais pas un film.
Pour la qualité des dialogues, il faudra trouver un autre film. C'est pourtant ce qu'on vient chercher : des personnages pittoresques et affirmés, des répliques crues, un héros caractériel qui ne suit que ses propres règles. Raté. Après 20 premières minutes d'espoir, il faut se rendre à l'évidence, Eastwood nous ressort ses ficelles habituelles mais il s'est pris les pieds dedans. C'est juste un film alternant grossièreté et caricature.
un jour Clint Eastwood va mourir et ça va être affreux pour la planète ... décidément , tous ses films sont des chefs d'oeuvre et c'est bien pratique car on ne peut pas se tromper ... celui là, je l'ai trouvé surtout très drôle, je ne pense pas qu'il fasse l'apologie de l'armée, pas du tout, je pense qu'il s'en moque copieusement au contraire, et on devrait tous faire pareil, encore un chef d'oeuvre de Clint, rien à ajouter !
Un film viril qui nous plonge dans l'univers des marines. Clint Eastwood y incarne un instructeur à qui on a confié un groupe de soldats très peu motivés. Avec ses méthodes radicales et son langage fleuri il va les transformer en véritables soldats d'élite. Le film vaut surtout pour Clint Eastwood qui est parfait dans son rôle de dur à cuire et aux dialogues qui font mouche. Un bon film des années 80 qui ravira les fans du grand Clint.
Après avoir étendu sa saga avec « Le Retour de l'inspecteur Harry », puis d’être revenu explorer une nouvelle relecture du western avec « Pale Rider, le cavalier solitaire », Clint Eastwood, le talentueux acteur et cinéaste promet une leçon de morale chez les marines des États-Unis. Il y parvient en serrant l’étau entre la réalité et la fiction. Il se sert de ce dernier point afin de caricaturer le soldat moyen dans son élan à la fois modéré et démesuré, une fois sur le terrain. Il cite la bataille de Crèvecœur, ou encore Heartbreak Ridge, lors d’un affrontement sans résultats en Corée. De ce postulat, on met les poings sur la table et on découvrira comment l’homme, innocent, finit par être séduit par la violence, pas toujours synonyme de survie, mais de puissance.
On nous introduit vivement un Tom Highway, d’apparence épuisé, mais le nerf de la guerre le guide encore vers une mission plus réservée. Clint Eastwood lui donne alors un cachet très rassurant, le poussant à encaisser tous les coups, qu’ils lui arrivent au cœur ou à ses principes. Il est ce sergent expérimenté, qui aura vécu deux grandes guerres, sans que la victoire ne vienne le préserver de toute satisfaction. Il guette ce monde enragé qui n’attend plus que de provoquer cet homme qui aura pour but de forger des caractères fots, afin que la victoire soit l’unique option, dès l’engagement dans un combat. Et c’est en formant un groupe de jeunes roublards, pour qui le drapeau a peu de sens, qu’il prendra un ticket pour l’honneur qu’il a perdu dans le passé. Le fossé générationnel qui les sépare est quelques fois exploité au nom de l’humour, mais ce seront davantage les méthodes de Highway qui préoccupera le spectateur et qui le questionnera sur certaines nécessités, vis-à-vis des incohérences dans le système militaire.
La lutte est sur plusieurs fronts, à commencer par cette hiérarchie, qui prétend tenir tous les hommes à leur rang et au garde-à-vous. Les apparences sont trompeuses, c’est bien connu. Si les supérieurs de l’instructeur négligent l’humain dans les sessions d’entraînements, il ne peut pas y avoir de place pour ce genre d’individu qui manipule des vies dans l’unique but de répondre à un cahier des charges. La guerre, c’est comme la vie, il faudra ajuster les conditions et les objectifs selon les contraintes qui se réécrivent constamment. Highway en fait les frais en campant sur ses sentiments envers son ex-épouse et il finit par s’égarer dans la compréhension psychologique de la femme. Cela se traduit par un manque d’humanité, comme on le souligne dans ce camp où les vices n’ont pas lieu d’être, et pourtant, tous les coups sont permis sur le front. L’invasion de Grenade récapitule donc tous les efforts de cette unité qui partait perdant, mais qui finira par trouver sa voie et par ouvrir les yeux sur le danger et les enjeux d’une opération militaire.
La colonie de vacances chez les marines vire ainsi à une réalité qui cumule beaucoup de stéréotypes, pas souvent utiles, mais l’évocation du patriotisme justifie un peu cette maladresse. « Le Maître de Guerre » (Heartbreak Ridge) induit la quête d’un homme d’exception, un modèle à suivre, un modèle sur qui compter aussi bien dans la vie professionnelle que privée. Nous réclamons des émotions derrière ces carapaces ou encore uniformes, qui réduit un groupe à du bétail, prêt à suivre ce berger qui peut également trébucher. Il était du devoir d’Eastwood d’éclairer certains points sur ce que l’on apprend et ce que l’on vit réellement. Ainsi, il nous apprend à accepter le danger de mort, tout en prenant du recul sur les méthodes barbares qui construisent l’idéologie de la guerre et de ses guerriers.
C’est pas Full metal jacket, mais c’est un film qui nous immerge dans le monde de l’armée qui est prenant et sympa. De bonnes interprétations et un dénouement réussi. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 3/5