Une telle œuvre, capable de redonner le sourire dans nos moments les plus sombres, ça n'a pas de prix. 5 étoiles sont à la fois un peu trop et trop peu. Trop si on heurte cette pépite distillatrice de gaîté aux grands chef d’œuvres historiques du cinéma, trop peu parce qu'un film qui rend heureux quelque soit votre nature, pourvu que vous soyez un être humain, c'est incroyable ! James Stewart a su créer le personnage le plus attachant, drôle, sensible, à hauteur d'homme, spontané et généreux possible, ayant un pouvoir évocateur de notre propre vie. Donna Reed est une épouse adorable pour qui on éprouve immédiatement une tendresse infinie. Et puis on aime tout les autres, toutes les scènes suscitent de l'émotion, s'enchaînant avec un rythme dynamique, déballant des dialogues superbes qui jettent de l'animation bien au de-là de l'écran. On goûte à la douceur sucrée de l'hésitation de notre cher George Balley lors de son premier amour (« ah ! Si jeunesse savait et que vieillesse pouvait! »), à l'ambiance festive qu'il crée autour de lui, à ses déceptions, parfois on se moque gentiment de sa situation, parfois on est étreint jusqu'au cœur. Et puis quand vous serez en face de moments si chou, si adorables et si mignons dont je ne veux rien vous révéler...oh que si vos yeux brilleront pendant la quasi totalité du film, oh que si...Jusqu'à un final qui sort l’œuvre du trajet classique que le scénario avait adopté (avec une approche spéciale, passionnante, géniale, oui oui je vous l'accorde, mais tout de même sa substance restait un brin ordinaire). Réveillez vous les neurones, activez la prise de conscience qui transcende, et faites la tinter en harmonie avec notre cœur agité de soubresaut d'émotions pure ! De quoi instaurer de manière objective cette perle parmi les chef d’œuvre du 7ème art. Le tout conclu en beauté par un retour dans une explosion de bonheur intense à vous faire croire que c'est Noël ! Magnifique, sublime, on en pleure encore de joie ! Un film qui a traversé les âges sans souffrir d'une seule ride, et on comprend pourquoi. Tant que l'on restera des êtres de sentiments et d'émotions, La vie est belle continuera de nous guérir de nos maux les plus profonds.