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Un visiteur
3,5
Publiée le 14 juillet 2020
Beau film. Entre le personnage de Hoke et Miss Daisy il y a un contraste. Hoke est plutôt un homme humble, gentil et de bonne humeur. Tandis que Miss Daisy est assez désagréable avec lui (mais ça finira par s'arranger par la suite). J'ai beaucoup aimé le personnage de Hoke car j'ai trouvée qu'il avait beaucoup de patience avec Miss Daisy. Je pense que sa patience vient du fait qu'il a enduré des choses dans son passé et aussi que le racisme était normal à cette époque. Néanmoins, sa patience a des limites. Il fait comprendre à un certain moment du film (un peu vers la fin je crois avec la scène où il va aux toilettes) à Miss Daisy qu'il en a marre, que le racisme qu'elle éprouve envers lui doit cesser (ça n'est pas les termes qu'il a employé, mais grossièrement c'est ça). Je me suis surprise à m'attacher à Miss Daisy ! Je ne pense pas que ce soit une dame foncièrement méchante. Ce qui est sûre, c'est qu'elle est raciste mais qu'elle se voile la fac cf à un moment du film (vers le début, le milieu je ne sais plus) où elle dit à son fils " Je ne suis pas raciste ! Comment oses-tu ?". Le racisme vient de l'ignorance, dit-on et c'est bien vrai. Ajoutez à cela le contexte de l'époque. Bien sûr, cela n'excuse en rien son racisme ! J'ai aimé la scène dans le cimetière où elle "apprend à lire" à Hoke afin qu'il puisse se débrouiller tous seul et sache lire les noms inscrits sur les tombes car il devait trouver la tombe d'un défunt. J'ai particulièrement aimée le moment ou il cherche et déchiffre chaque tombe. J'ai plus particulièrement aimée la scène où ils sont face aux policiers et où elle le défend.
Pour finir, je dirais que c'est un film un peu idéaliste. Le film aurait été plus beau s'il avait été tiré d'une histoire vrai. Est-ce-qu'à l'époque ça se faisait, devenir ami avec sa patronne ? Je ne pense pas. Et je pense qu'à l'époque c'était plus "trash". Surtout, ce qui semble un peu irréelle, est le fait qu'il continue à la voir (à la fin en maison de retraite) et qu'elle l'appelle "mon meilleur ami". Enfin bon, ça reste un beau film.
"Driving Miss Daisy" fut un très joli succès en son temps. 145 millions de dollars de recettes internationales, pour un budget de seulement 7,5 millions. Et un bel accueil critique, avec quelques récompenses à la clé. Je n'avais pourtant jusque-là jamais eu l'occasion de le voir, ayant appris l'existence du film par... sa version suédée dans "Be Kind, Rewind". Et c'est une certaine déception à l'écran. Le film nous fait suivre un trio de personnages. Daisy Werthan, enseignante à la retraite acariâtre, qui commet une bévue au volant. Boolie, son gentil fiston et industriel florissant, qui décide de lui payer un chauffeur. Et ce dernier, Hoke, un afro-américain affable et bavard. Vous le voyez venir à 100 kilomètre, le gentil noir qui va attendrir la vieille dame pas si méchante ? Et bien vous aurez saisi à peu près toute l'intrigue. Car le film ne raconte pas grand chose à part cette histoire d'amitié mielleuse et sans surprise. La mise en scène demeure trèèèèès sage. Tandis que les thématiques de fond resteront à l'état de décorum. Avec par exemple ces parallèles entre le racisme anti-noir envers le chauffeur, et celui antisémite envers Daisy. Ils seront limités à quelques rapides situations, et peu exploités. D'ailleurs l'intrigue se veut linéaire et sans grand rebondissement. Par exemple, on comprend assez vite que Hoke ne sait pas lire, un drame pour Daisy qui fut professeure. On se dit qu'un pan du film sera construit là-dessus, que des conflits et des réconciliations ou des quiproquos vont arriver... mais non, seulement quelques scènes évoquent ceci, et hop on passe à autre chose. Toutefois, on est très loin du mélodrame sirupeux ou du film stérile. "Driving Miss Daisy" doit énormément à ses trois comédiens (Morgan Freeman, Jessica Tandy, Dan Aykroyd) qui injectent énormément d'humanité. Et le film propose un portrait de la Georgie sur 25 ans, entre les années 40 et 60.
Un fils aisé décide de payer le salaire d'un chauffeur à sa mère âgée de plus de soixante dix ans car celle ci n'est plus capable de conduire sa propre voiture en toute sécurité. Elle n'est pas d'accord sur le principe et de manière générale n'aime pas qu'on lui dise ce qu'elle doit faire. Alors le chauffeur doit faire preuve de patience pour se faire accepter. Tout est centré autour de la relation qui se tisse entre ces deux personnes que presque tout oppose. Le charme de ce film réside dans l'extrême pudeur teintée d'une forme de tendresse qui s'installe entre la vieille dame et son chauffeur noir. C'est une belle œuvre sur la vieillesse.
Réalisé par B. Beresford, Driving Miss Daisy (Miss Daisy et son chauffeur en français) est sans doute le film le plus connu du réalisateur. Jessica Tandy, ancienne grande figure du cinéma hollywoodien, y incarne Miss Daisy, une veuve aisée au caractère bien trempé. Face à elle, Morgan Freeman, alors proche de la cinquantaine, interprète Hoke, son chauffeur. Pour ce rôle, l'acteur adopte la démarche et l'attitude d'un homme déjà avancé en âge, d'ailleurs, dès le début du film, Hoke n'apparaît plus comme un jeune homme. Au fil des années, il conduit Miss Daisy à bord de plusieurs grosses voitures. Les débuts de leur relation sont difficiles: la vieille dame se montre méfiante et autoritaire. Peu à peu cependant, les deux personnages apprennent à se connaître, à se respecter, puis à développer une véritable affection mutuelle, proche de l'amitié. Miss Daisy ne l'avouera probablement jamais ouvertement, mais elle finit par reconnaître, au fond d'elle-même, la sagesse et le bon sens de son chauffeur. Située principalement dans l'Amérique ségrégationniste du milieu du XXᵉ siècle, l'histoire aborde avec finesse les relations entre Noirs et Blancs. Deux employés afro-américains sont d'ailleurs au service de Miss Daisy. Dan Aykroyd interprète son fils, dirigeant de l'entreprise familiale de filature de coton. Ouvert d'esprit et pragmatique, il partage avec Hoke un certain sens des réalités, ce qui explique sans doute pourquoi il a choisi ce dernier pour veiller sur sa mère. Porté par beaucoup d'humour, de tendresse et de bienveillance, Miss Daisy et son chauffeur est un film profondément humain. Récompensé par de nombreux prix, il offre à Morgan Freeman l'un de ses rôles les plus marquants et demeure aujourd'hui encore une œuvre touchante et intemporelle.
Couronné par quatre Oscars (dont celui du meilleur film) à sa sortie, "Miss Daisy et son chauffeur" de Bruce Beresford est l'archétype même de la comédie dramatique hollywoodienne pétrie de bonnes intentions. Si le film brille par la noblesse de ses thèmes et la qualité de ses interprètes, il souffre aujourd'hui d'un classicisme si rigide et d'une telle prudence narrative qu'il se révèle être un divertissement poli mais profondément léthargique.
Le long-métrage repose avant tout sur l'interprétation magistrale de son duo d'acteurs. Jessica Tandy, d'une dignité farouche, et Morgan Freeman, d'une humanité désarmante, forment un couple de cinéma profondément attachant. À travers leurs échanges, le film propose une étude subtile de la vieillesse et du temps qui passe sur une période de vingt-cinq ans, filmant la perte d'autonomie avec une grande délicatesse. Le ton, résolument tragi-comique, évite le piège du pathos larmoyant pour privilégier des dialogues sobres et un humour doux-amer. De plus, sous ses airs de chronique paisible, l'œuvre aborde des sujets forts comme le racisme, l'antisémitisme ou l'illettrisme avec beaucoup de subtilité, le tout enveloppé dans une reconstitution historique soignée et portée par une jolie bande-son de Hans Zimmer.
Malheureusement, ces indéniables qualités sont étouffées par un classicisme académique très convenu. La mise en scène de Bruce Beresford est si lisse, propre et sans prise de risque qu'elle donne au film l'aspect d'un produit formaté pour les cérémonies de récompenses. Ce manque d'audace formelle s'accompagne d'un rythme particulièrement lent qui installe rapidement une monotonie ennuyeuse.
Cette lenteur est d'autant plus pesante que le récit souffre d'un manque de profondeur narrative évident. En un quart de siècle d'histoire, il ne se passe finalement pas grand-chose : l'intrigue est prévisible, linéaire, et manque cruellement d'un véritable souffle dramatique pour bousculer le spectateur. Enfin, le traitement des tensions raciales dans l'Amérique ségrégationniste de l'époque s'avère extrêmement timide et consensuel. À force de vouloir rester poli et de ne froisser personne, le film édulcore la violence de son contexte historique pour offrir une réconciliation facile et rassurante.
"Miss Daisy et son chauffeur" est un film honorable, porté par des acteurs d'exception et plein de bons sentiments. Mais sa réalisation trop sage, son rythme apathique et son refus de gratter là où ça fait mal en font une œuvre trop superficielle et datée pour pleinement captiver aujourd'hui. Une curiosité historique qui se regarde poliment, sans déplaisir mais sans passion.
Miss Daisy Et Son Chauffeur est un film coup de poing car ce film est magnifique. Morgan Freeman, Jessica Tandi et Dan Aykroyd sont splendide dans ce film. Miss Daisy Et Son Chauffeur est également une très belle leçon de vie
Portrait sensible et juste de deux personnages, dans l'état américain de Georgie, dans les années 1950 et 1960. Deux personnages qui n'étaient pas voués à se rencontrer mais qui ont en commun de subir tous deux le racisme : Miss Daisy, vieille dame juive solitaire et digne, ancienne maîtresse d'école et riche veuve, et Hoke, chauffeur nécessiteux et homme à tout faire noir et illettré. Les liens se tissent tout en finesse et les deux personnages s'attachent l'un à l'autre. La dernière scène m'a mis les larmes aux yeux.
Où l'on tente de nous faire croire qu'il n'y a pas de racisme aux Etats Unis. Quand le miroir nous rends plus beau, les Oscars pleuvent. Heureusement en 2026 Trump remet l'église au milieu du village et nous empêche de partager ce moment d'empathie. Dommage.
Émotion et ouverture d’esprit garanties, les acteurs principaux sont excellents. Chaque rediffusion rend ce film encore plus intemporel et universel...