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Un visiteur
4,0
Publiée le 4 décembre 2006
où comment José garcia est au top ds un rôle qui n'est pas celui du comique de service mais plutôt du serial killer de service (un quoi? un serial killer) et ça lui va très bien. Un film noir sur comment éliminer ses concurrents quand on est chômdu, que le marché du travail est saturé et que finalement on est prêt à tout pour arriver le 1er avant les autres.
Costa-Gavras, que l'on sait très engagé, signe avec "Le couperet" une fable très noir sur notre système économique actuel de compétition, ou tout les moyens sont bons pour éliminer ses rivaux. Le film va ainsi jusqu'au bout d'une certaine logique très acide dans laquelle José Garcia s'emboite parfaitement, et fait réfléchir sur ce que l'avenir de l'emploi nous réserve. Réussi donc, mais le réalisateur a déjà fait bien mieux.
Un petit bijou , aussi glacial que drôlissime , jubilatoire au-delà du raisonnable et captivant de bout en bout. Un constat terrible et fascinant , qui soulève nombre de questions auxquelles Costa Gavras apporte les réponses les plus tranchantes (oui , le film porte définitivement bien son titre). Avec en prime un José Garcia inoubliable (comme le reste de la distribution d'ailleurs). Indiscutablement le meilleur film français de 2005 avec LES POUPEES RUSSES. Génial !!
Grand, grand film ... Grosse performance d'acteurs (José Garcia, Karine Viard), Excellent scénario avec de multiples rebondissements. C'est un super film à ne pas rater... Bravo et Merci à Costa-Gavras de nous offrir ce chef-d'oeuvre!!! Courez-y vite !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Film à polémique comme tous les longs métrages de Costa-Gravas. C'est la sortie du mois en DVD. Le film est rythmé de A à Z par une série de meurtres pendant 2h. José Garcia se retrouve dans la peau d'un chômeur déprimé qui décide d'éliminer tous ses concurrents afin d'obtenir une place de directeur. Changement radical de genre pour José Garcia qui vire dans un père de famille névrosé et à travers cette critique des grosses entreprises qui délocalisent à tout bout de champ, on peut y trouver un constat qui saute aux yeux : "Sans travail, pas d'argent et pas de vie". C'est la grosse leçon du film et Karin Viard nous fait également voir qu'un mari sans boulot peut déchirer sa famille. Il est incontournable, à louer d'urgence.
Un film qui fait mouche, abordant objectivement le caractère effrayant du monde de l'emploi tel que, tout à chacun, nous le connaissons au quotidien. Salariés dévalués et sous-payés, terreur du chômage dans une société livrée à l'apparence plutôt qu'à la compétence. Tout y passe et José Garcia est formidable ! Un film qui n'est d'ailleurs pas, sans rappeler, l'excellent "Violence des échanges en milieu tempéré".
ce film évoque un moment où la personnalité bascule, ou le quotidien se teinte de folie. Très bonne iterprétaion et histoire qui tient la route. Il manque cependant un tout petit rien pour égaler "harry, un ami qui vous veut du bien"
Le retour de Costa-Gavras que l'on avait pas vu depuis Amen en 2002. Ici, il signe Le Couperet, thriller politique intense servi par José Garcia qui, pour la première fois, joue un rôle à contre-emploi. Depuis quelques temps, ce genre de rôle est de plus en plus accessible aux comiques comme Entre Ses Mains pour Benoît Poelvoorde, ... Seulement voilà. En plus d'être un bon acteur, José Garcia participe à un film politique très bien maîtrisé. Le Couperet raconte l'histoire d'un homme obligé de tuer pour lutter contre le chômage. Tiré du livre de Donald E. Westlake, Le Couperet décrit à merveille les problèmes de la société et cet égoïsme que l'on doit faire ressortir pour s'en sortir. Car José Garcia n'est pas de nature égoïste, mais il en est forcé pour lutter contre le chômage. Un très bon film pour Costa-Gavras, très bien maîtrisé, et qui confirme le talent de José Garcia, qui n'avait joué jusqu'à présent, que dans des comédies lourdes pas souvent très recherchées. Un sujet maîtrisé.
Un film tragi-comique superbement interprété par José Garcia qui montre une fois de plus toute l'étendue de son talent. On rit mais on se sent mal a l'aise en même temps. A voir absolument, sauf si on est au chômage...
Costa-Gavras veut réaliser un pamphlet social...Sa critique est à moitié réussie. Le Couperet est aussi un polar, respectant certains codes du film noir. Qui de mieux que José Garcia pour incarner une personne comme vous et moi ? Habitué de certaines comédies (voire de pochades), l'acteur se montre extremement convainquant dans le registre dramatique mais c'est son personnage qui manque cruellement de credibilité et de réalisme. Costa-Gavras, cinéaste qui s'est toujours engagé (Mad City, La main droite du Diable, L'Aveu, Z...) reste toujours plus près du documentaire de fiction que du réalisme contemporain. Sa critique et sa dénonciation d'une critique déshumanisée est assez maladroite. Le postulat de départ est très interressant mais le scénario tombe vite dans la convenance, certains clichés et plombé par une intrigue secondaire (celle du fils). Le film fait plutot penser à une sorte de fantasme, à une nevrose, une paranoia ( la fin est en ce point assez troublante) plus qu'à une critique acerbe ou contestataire. Adapté d'un roman de Donald Westlake, Costa-Gavras réalise un film au suspense maladroit et ec malgré une excellente réalisation et un sens du rythme certain. Les seconds roles sont décevants. Karin Viard, malgré son indéniable talent n'est pas credible et ses scènes avec José Garcia sont dans l'ensemble ratées. Costa-Gavras réussi en revanche à démontrer que horreur économique pousse les gens à devenir les prédateurs de leurs semblables. Les scènes de meurtre ne sont encore une fois pas credibles, les scènes de famille ratées et c'est sans doute pour cela qu'on a du mal à s'attacher au personnage mais surtout à la décision du personnage de Garcia. On est plus proche de la fable, du conte noir que du réalisme. Ulrich Tukur et Olvier Gourmet sont excellents et apportent beaucoup d'émotion. José Garcia démontre tout son talent d'acteur dramatique. Le Couperet reste finalement un bon film, un poil décevant mais Costa-Gavras reste synonyme de qualité.
D'emblée, Garcia est convaincant dans son personnage d'honnête chômeur à bout. Costa-Gavras réussit le pari de rendre son héros attachant, malgré les faits qui sont plutôt rebutants. Il brouille avec maestria les limites entre bien et mal, et nous pousse à refléchir sur l'évolution de notre société. Mise en scène sobre, un sens de la tension sans égal, "Le Couperet" est une vraie petite merveille. De loin le meilleur film de ce dbut d'année.
La charge de la brigade pas légère. On sait le peu de goût qu'a Costa-Gavras pour la nuance. Ici encore, il succombe à son péché mignon : en faire trop. Si on suit avec plaisir son film pendant largement plus d'une heure, notre intérêt s'émousse car le cinéaste se répète inlassablement. De plus, sa chute finale est ratée et totalement absurde, enfonçant un clou qui n'en avait plus besoin. C'est dommage parce que le propos du film méritait mieux. Ici, le second degré ne se justifie jamais vraiment et son conte macabre manque cruellement de finesse. Il suffit de comparer ce film à celui de Moutout nommé "Violence des échanges en milieu tempéré" pour voir immédiatement la différence. L'autre film, plus finement amené, donnait vraiment la chair de poule à propos de l'horreur économique néo-libérale. Celui-ci, à force d'outrances (volontaires de la part du cinéaste), perd de sa force et de sa pertinence et ses idées en sont amoindries. La mise en scène reste bien trop sage et académique, laissant la part belle à des acteurs qui, eux, sont tous impeccables. Au total, c'est un film sympathique, qui se regarde aisément, mais dont les partis pris du metteur en scène ne me semblent pas les bons.