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Jonathan M
166 abonnés
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3,0
Publiée le 4 mai 2020
Un thriller sur le monde impitoyable de la recherche d'emploi, mais pour les cadres d'entreprise. Il est intéressant que Costa-Gavras s'empare de ce sujet, et surtout dans l'angle choisit. Le personnage interprété par José Garcia est formaté dans une sphère sociale, et son égo ne peut le pousser qu'à l'extrême. Pas de reconsidération sociale, de changement de statut, ni de changement d'orientation, de secteur d'activité. Le passage à l'acte pour assouvir ses ambitions professionnelles, et le syndrome de Stockholm se créer peu à peu avec le spectateur. Etrange combinaison entre film social de genre et utopie scénaristique au happy ending glaçant.
Un film très intelligent et décalé qui offre une vision inédite et acerbe du monde du travail, des patrons et des entreprises. Un long métrage lucide et acide, bourré d'humour noir, où José Garcia excelle.
L'excellent Costa gavra esploite l'excellent Jose garcia qui utilise son côté sombre plutôt que dans l'humour qui lui vaut plutôt bien mieux qui sombre dans la folie, qui éfface le scénario trop pesant sur un sujet qui s'octroie des crime gratuit pour éviter de prendre sa place pour des job à pourvoir un ingénieur qui a perdu son travail. Un petit thriller à la française. Un final froid comme la glace.
C’est l’histoire de Bruno Davert (José GARCIA), licencié après 15 ans d’ancienneté dans une papeterie (délocalisée) et qui ne trouve toujours pas de travail au bout de 2 ans et demi de chômage. Il décide alors d’éliminer les 5 candidats (de Belgique et de France) ayant le même profil que lui en se faisant passer pour un recruteur.spoiler: Il doit aussi faire face à la crise dans son couple [rencontre d’un conseiller conjugal avec sa femme (Karin VIARD)] et au vol de logiciels de jeux par son fils, ce qui attire la police à s’intéresser à lui. Une fable glaçante et amorale, témoignant du désarroi des cadres au chômage et où Bruno Davert, suscite, à la fois, l’empathie en raison de sa souffrance, sa solitude et sa descente aux enfers mais aussi la répulsion en raison de sa froide détermination et des conséquences collatérales de ses actes.
Seulement cinq, cinq cadres, cinq concurrents... Bruno davert, chomeur en fin de droit, lit avec jubilation les cv de ses cinq concurent pour pouvoir pourvoir a son poste, ce metier qui lui ai destiné. Et si pour parvenir a finalement trouver du boulot il les eliminaient ? José garcia jubilatoire dans son role de serial killer social. Un film bien monté sans temps mort. Une bande son sympa. Un film unique en son genre. Pole emplois méfiez vous....
Grand chef-d’œuvre concocté par une réalisation qui vit en son temps, ça sent la modernité dans ce scénario. Cela m’avait semblé à l’ancienne, tout droit sorti d’une machine à écrire dactylographiée, quelque mise à jour pour les enquêteurs de police et son système juridique, une législation très procédurale, l’heure choisit de perquisitionner ce papier supérieur qu’est la commission rogatoire. La mise en scène se déroule lentement, s’étire les muscles, s’échauffe le corps, s’entraîne activement et captive enfin, une intrigue ficelée cohérente, surréaliste, drôle, je me suis bien marré. Dans l’histoire de ce personnage type, l’actualité économie, la délocalisation, une restructuration du marché de l’emploi, le licenciement économique vient le chômage. Sans emploi en quête d’un nouveau, expérimenté, sur diplômé, la farce prend une tournure cynique à travers ce film survole le monde capital libéral. La concurrence s’annonce rude pour retrouver le rail du droit chemin de l’emploi, le poste recherché est à pourvoir, les candidats postulés sont nombreux, les curriculum vitae tous aussi bons les un des autres, le recruteur départage difficilement alors trions au cas part cas, la tête du client est un jeu parodique. L’utilisation du plan B facilite l’ouverture des voies impénétrables au salut mettant fin aux difficultés financières, une lumière éclaircira l’obscurité. Le meurtrier à la gâchette facile d’héritage de guerre tremble, ses cauchemars interpellent par le sursaut, l’allemand d’« Amen » maîtrise bien son parler, par l’intermédiaire que le has been soit démodé, il occupe son « emploi du temps » à le tuer.
Cinq étoiles pour ce Couperet de Costa Gavras. Dans une dénonciation de notre modèle social d’aujourd’hui, le réalisateur offre une performance d’acteur rare à José Garcia, bien loin des comédies auxquelles il nous avait habituées. Satire sociale sur le monde du travail, sur les délocalisations, sur les conséquences familiales, Costa Gavras nous montre les dérives d’aujourd’hui et pousse sa réflexion à l’excès, nous sommes tous des concurrents, il n’y a plus de règles. Jeu de massacre macabre et de cynisme implacable, on se retrouve impliqué dans la réflexion de cet homme prêt à tout pour vivre. On s’attache à lui, on a envie qu’il parvienne à ses fins tout en étant choqué de penser ce genre de choses, le film nous invite à réfléchir à nos propres choix dans ce genre de circonstances. Passionnant et choquant, ce Couperet est un film qui tranche avec les autres films sociaux, mais est un film marquant qui ne vous laissera pas indiffèrent.
De « Z », à « Music box », Costa Gavras s’est taillé la réputation d’un réalisateur de films historiques et politiques, un spécialiste de sujets « sérieux », dont le seul nom était un gage de qualité. Néanmoins ses dernières œuvres « Amen » et « Mad City » faisaient plus figure de rocambolesques divertissements que d’analyses poussés de notre société. Ce « Couperet », tiré d’un livre de Donald Westlake s’inscrit dans cette dernière tendance. Le film raconte l’histoire d’un banal cadre supérieur (José Garcia) qui, après deux ans de chômage, décide froidement d’éliminer un à un ses rivaux potentiels. Un sujet de société « dans l’air du temps », déjà traité -brillamment- par Laurent Cantet avec « L’emploi du temps ».
Loin de faire une analyse psychosociologique, Costa Gavras semble ici tout miser sur le suspense et la mise en scène. De la musique stressante à souhait, aux gros plans sur le visage en sueur du (anti)héros, il ne manque rien pour tenir en haleine le spectateur. La mécanique bien huilée du scénario permet quant-à-elle de ne pas s’ennuyer jusqu’au coup de théâtre final. José Garcia dans son premier rôle sérieux depuis « Extension du domaine de la lutte » est irréprochable, mais son personnage, qui ressemble à un quelconque « serial killer » manque cruellement de profondeur. Loin de son meilleur niveau, le réalisateur signe finalement ici une sorte de « thriller » à l’Américaine, techniquement irréprochable, mais rien de plus…
Un thriller glaçant sur la folie "post-licenciement" d'un employé bien décidé à reprendre du service, quitte à éliminer méthodiquement ses principaux concurrents... Magistralement joué par José Garcia qui sort du registre comique pour nous surprendre par un côté flegmatique qui est réellement effrayant car imprévisible, les situations où les occasions se présentent pour commettre les meurtres s'enchaînent, avec plus ou moins de succès, et nous mettent en position d'attente intenable pour savoir quand le coup de grâce aura lieu. L'intrigue se suit avec un réel intérêt jusqu'au bout, où une dernière chute nous attend, nous replongeant dans un cauchemar éveillé. Très bien écrit et ficelé, le scénario était le support parfait pour l'interprétation tout en retenue de José Garcia, et cela fonctionne. Glaçant de bout en bout, et une chute finale qui surprend intelligemment. Qui ne se méfiera plus du petit collègue de travail timide ?
Dans les 70’s, Costa Gavras dénonçait les régimes autoritaires et privatifs de liberté. Dans les années 2000, son nouveau fléau à dénoncer se nomme l’ultra libéralisme et ses conséquences dévastatrices sur des individus broyés. Il montre combien en plaçant l’emploi salarié au centre de la vie sociale des individus ; le chômage crée plein de petits ravages individuels pendant que des financiers prononcent des délocalisations. Les salariés, même qualifiés comme Bruno dans le film, sont relégués au rang de dommage collatéral d’un système économique devenu fou. Et la folie est poussée à son paroxysme par Bruno, car plutôt que de se fédérer avec les autres salariés exclus par le système, il décide d’éliminer ceux qui peuvent être ses concurrents au retour à l’emploi. Le film n’est pas marxiste pour un sou. Ici pas d’Internationale de la classe ouvrière, les exclus se tirent dessus pendant que quelques financiers engrangent les bénéfices issus des gains de productivité arrachés aux productifs. Costa Gavras construit un film fluide et simple entre humour noir et thriller social. On est parfois proche de la farce à « l’italienne » et José Garcia est impressionnant pour incarner le rôle de ce cadre froid prenant des chemins de traverse pour sa réinsertion. L’homme étant un loup pour l’homme, le final, est jusqu’auboutiste et cinglant avec une nouvelle génération d’individu prêt à tout pour rester du côté des insiders. Après la mise en scène est parfois outrancière et l’humour trop prononcé et pas du meilleur effet ; mais le message est puissant et devrait faire réfléchir chacun de nous quant au monde que nous souhaitons pour demain. Mon blog: tout-un-cinema.blogspot.fr
Perle du cinéma français, le couperet, est un film qui dénonce avec une force incroyable un des grands maux de notre société moderne, le chômage, la peur maladive de perdre son emploi, la recherche d'emploi et le poids énorme que cela pèse sur la vie des travailleurs et sur leur famille. Cela peux mener au drame familial, à la dépression, à l'addiction, au suicide ou à la folie. Un peu décalé, sujet à l'exagération et à l'irréalisme, probablement volontairement, ce film situé entre drame et humour noir nous fait réagir et nous pousse à trouver un chemin pour nous préserver de cette vulnérabilité dont l'homme est finalement la seule vraie cause et sa propre victime. Karin Viard dans le rôle de l'épouse de Bruno Davert est particulièrement émouvante. Quant à Jose Garcia, dans ce rôle inhabituel pour lui, est vraiment très convaincant. C'est même la grande surprise de ce film et une des clés de son succès.