Costa-Gavras est un réalisateur que je ne connais malheureusement pas assez, mais « Le Couperet » est un de ses films qui me donne grandement envie de découvrir son cinéma.
Il est jonché dexcellent procédés, ce qui est très rare dans le cinéma français, qui aujourdhui a pris une image de clown (Eh oui, le cinéma français daujourdhui nest plus les Melville, les Godard, mais bien souvent des petites productions coquettes de films rigolos et mignons sans intérêts cinématographique). Ce film renouvelle un peu cette image grotesque.
Le film démarre au milieu de lhistoire, ce qui nous laisse supposer une multitude de flash black, tous minutieusement intégrés.
La trame de lhistoire est intéressante et dénonciatrice du système social actuel, on se doit dêtre le meilleur, ou on reste au chômage, à condition décarter (ou déliminer) les concurrents.
Il y a une important recherche des protagonistes. On apprend lhistoire malheureuse de Bruno Davert, cadre supérieur dans une usine de papier, licencié à cause de la délocalisation. Il tente de retrouver du travail, mais le chemin est semé dembûches. Un seul moyen : supprimer les personnes susceptibles de lui voler un contrat dembauche. Au début, on prend parti du personnage principal, puis on commence à mieux connaître les victimes, et on a pitié deux. Le héro devient anti-héro, et on ne peut plus supporter le massacre, jusquà répugner Bruno.
La musique est parfaite, un peu à limage du titre du film, coupante et sèche.
On retrouve à plusieurs reprises des pubs : pour de la lingerie lorsque Bruno commence à tuer, puis des voitures lorsquil a acquit une certain maturité dans le meurtre.
Et pour finir, parlons de la fin : subjective. On l'interprète comme on le veut, tout dépend de notre point de vue. Il y a une multitude de solutions, et une seule nous vient à l'esprit sur le moment. C'est elle que l'on développe et qui termine l'histoire.
« Le Couperet »
ou lespoir du cinéma français.