Constantin Costa-Gavras réalise là un film noir et satirique à la fois, en caricaturant un personnage de cadre dynamique à l'extrême. Le cadre social français actuel est parfaitment restitué et José Garcia est exceptionnel dans ce rôle atypique.
Ce n'est pas le meilleur film de Costa-Gavras mais on en sort quand même captivé. Le réalisateur nous offre une belle (?) réflexion sur la société moderne. José Garcia est bluffant: Costa-Gavras a eu une idée de génie en lui confiant ce rôle. Le personnage a la sympathie du public très rapidement et on trésaute chaque fois qu'il manque de se faire piquer dans son entreprise de buter tous les concurrents qui se trouvent sur son passage! Cela dit, il y a quelques longueurs (1ère partie du film) et je regrette que les motivations du personnages n'aient pas été plus fouillées car on a du mal à adhérer complétement à l'histoire.
Très bon film de Costa Gavras, avec un sujet très actuel et traité de façon particulièrement originale. José Garcia est dans un rôle où on l'attend moins mais il est tout à fait convaincant grâce à une excellente direction d'acteurs. La deuxième partie du film m'a paru par contre un peu redondante et on est content d'en voir la fin, même si elle est très cynique.
C'est long c'est long...c'est Garcia 2h04/2h06. C'est une mise en scène bien vieillote. On s'ennuie tellement que la satisfaction à la fin n'est pas de connaitre le retournement inévitable mais de pouvoir quitter la salle.
Comme Norbert Wiener démontrait la possibilité de fabriquer des bourreaux insensibles à partir de simples êtres humains, Costa-Gavras démontre, avec quelle aisance, comment notre course à la réussite fabrique aussi des serial-killers décidés et pétris de -bonnes- intentions ! Pour peu que l'on s'identifie au modèle de la réussite familiale du middle-class de la trentaine bien passée aux dents longues, et l'on devient parano lorsque l'on croise des types encravatés sous imperméable. Ca fait froid dans le dos, c'est d'une logique implacable, et ça vous prend aux tripes, car on finit par adopter les justifications morales du tueur en col blanc et on attend avec anxiété le moment ou les très flegmatiques autant que classieux inspecteurs vont venir nous confondre, avec leur sourire sadique. Le suspense, l'humour noir et, clin d'oeil permanent, les publicités porno-chic dans les abribus... tout est là pour nous métamorphoser à nos dépends en combattants désespérés de la cause des multinationales... et nous retourner contre elles Le jeu d'acteurs est impeccable... Le rythme faiblit un petit peu sur la fin, c'est bien dommage... Mais c'est la meilleure illustration filmée de l'expression "l'homme est un loup pour l'homme" que j'ai vue depuis longtemps. Tiens, pour m'en remettre, je vais revoir la vidéo de "Grève Party" !
Merci à Karin Viard pour son interprétation toute en finesse et qui sauve un peu un film longuet et répétitif, sur une intrigue peu originale. Ah, que n'a-t-on pas donné ce scénario à Monsieur Chabrol !On aurait eu quelques rebondissements et surprises. Au lieu de ça, une peinture convenue de la famille française et, défaut habituel du cinéma français, une vision de l'entreprise totalement datée et caricaturale.
José Garcia est excellent dans ce rôle à contre-emploi et on est complètement pris dans sa folie. On tremble quand les flics débarquent chez lui, on voudrait lui dire de tout arrêter tellement on stresse, bref, on est pris à 100%dans le film et la fin chacun son interprétation ! Jadore !
Un très bon moment de cinéma. Bien que l'argument de départ soit un peu tiré par les cheveux, la mise en scène impeccable le fait vite oublier et on se passionne pour l'histoire. Les acteurs, José Garcia et Karine Viard en tete, sont excellents. Costa-Gavras transmet très bien l'ambivalence et surtout le sentiment de culpabilité et d'angoisse du personnage principal. A voir, ne serait ce que pour l'originalité du thème et de par la façon dont il est mené tambour battant. Bonne séance !
un très bon film, très dur et avec beaucoup de suspens. José Garcia nous montre a quel point il peut etre un bon acteur. Son personnage est complétement malade mais on arrive a compatir et trouver normal qu'il tue ses concurents.
La délocalisation touche aussi les cadres moyens et les démolit plus violemment encore. Le scénario est original, l'idée de départ intéressante, et José Garcia un choix étonnant pour un tel rôle. Pour autant le français est parfait et demeure la grande satisfaction du film. La lente déchéance du cadre prêt à tout pour récupérer un travail digne de son standing est intéressante mais bien loin d'une quelconque logique réaliste. Mais le coupable est-il vraiment le tueur dans cette chronique sociale décalée ? Costa Gavras pointe du doigt les délocalisations et humanise son tueur en série, victime avant d'être coupable. Et coupable d'être une victime... Beaucoup de longueurs n'empêchent tout de même pas au film d'être plaisant. Mais on en ressort avec une vision morbide et cynique de la vie.
Un film pas mal foutu. C'est sur que cela tient du miracle que Garcia échappe aux enquêteurs mais en même temps c'est ce qui donne un côté décalé à ce film. Garcia, qui soit dit en passant joue pas mal son rôle de père de famille à l'ouest totalement depuis qu'on ne veut plus de ses talents dans le monde de l'industrie du papier. Ce film n'est pas un chef-d'oeuvre mais il ne constitue pas non plus une arnaque si vous hésitez encore.
Un chef d'oeuvre de Costa-Gavras selon moi, ce film est une critique virulente de la société: on doit être le meilleur et éliminer les autres pour réussir, le héros applique cela à la lettre. On ne s'ennuie jamais, la mise en scène est parfaite, et les personnages sont tous assez attachants. Vous vous identifierez à Bruno malgré qu'il devienne quasimment tueur en série, parce que finalement ce qu'il fait c'est simplement appliquer les règles du jeu, d'une manière extrème certes, mais au moins il y a du résultat... A voir d'urgence, surtout en ce moment...
un bon film malgré quelques longueurs poussives. seulement voila on était habitué a voir des films de costa gavras plus rentre dedans que celui là (z, amen...) Bref un petit costa gavras en manque d'inspiration pour celui ci.