Noyade interdite
Note moyenne
2,6
217 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

35 critiques spectateurs

5
0 critique
4
4 critiques
3
9 critiques
2
17 critiques
1
3 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
JSCooper
JSCooper

9 abonnés 845 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 juillet 2025
Noyade interdite est un polar singulier, qui prend place dans le calme apparent d'une station balnéaire charentaise. Si le film intrigue par son atmosphère doucement inquiétante et son décor estival détourné avec intelligence, il peine à captiver sur la durée en raison d’un rythme trop nonchalant et d’une intrigue qui manque de tension dramatique.

L’un des atouts majeurs du film réside dans son duo d’acteurs principaux, Philippe Noiret et Guy Marchand, dont l’alchimie fonctionne immédiatement. Noiret campe un inspecteur désabusé et revenu de tout, face à un Marchand plus vif et caustique. Leurs échanges, parfois teintés d’humour sec, insufflent au film une dynamique plaisante, à défaut d'être haletante.

L'ambiance, elle, est réussie. Granier-Deferre installe une tension diffuse, comme une menace qui plane au-dessus des eaux calmes. On sent poindre quelque chose de trouble derrière les façades lisses de cette station de vacances. La lumière douce et les paysages côtiers contrastent habilement avec l'enquête autour de mystérieuses noyades.

Mais c’est bien là que le bât blesse : l’intrigue, bien que prometteuse sur le papier, ne tient pas toutes ses promesses. Le fil conducteur semble parfois flou, les rebondissements rares, et les motivations du meurtrier trop peu convaincantes. Le film prend son temps — peut-être trop — et finit par diluer sa tension dans une sorte de langueur estivale.

En somme, Noyade interdite séduit par son ambiance et son casting, mais déçoit par un scénario peu engageant et un rythme trop lent pour un polar. Un film qui aurait pu être excellent s’il avait su donner plus de nerf à son enquête.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 juillet 2025
Un policier au scénario assez peu élaboré. Philippe Noiret en inspecteur principal mène l'enquête sans être ravi de se trouver là où il est, car cela lui rappelle de mauvais souvenirs. Son adjoint, incarné par Guy Marchand, joue le rôle de son souffre douleur. De belles actrices, quelques bonnes réparties, un brin d'humour et c'est à peu près tout ce que je retiendrais de ce polar.
François L.
François L.

22 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 juillet 2025
Les acteurs font le job mais l'ambiance du film glauque, cynique, malsaine, putride cache la misère d'un scénario vide et d'une l'histoire bâclée. Il n'y a pas d'enquête. On flaire le dénouement à cent lieux en espérant que non, ils n'auront pas osé nous faire ça, mais si hélas! Pourtant il y avait du beau monde et un film qui aurait pu être exceptionnel. Mais à avoir voulu tout miser sur une atmosphère sordide, le film s'est noyé dans son mauvais jus.
Buthiau Emmanuel
Buthiau Emmanuel

6 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 juillet 2025
Diable, que tous ces noyés faisaient ils donc en cette galère? Un petit tour de marée pour diviniser le féminisme feutré ambiant? Donner un coup de déprime aux petits voyeurs en goguette et du fil à retordre à des flics cool Raoul plantés sans le décor pour singer Simenon? Le mannequinat ne vaut rien à ces Messieurs qui osent déranger la saison touristique avec leur mentalités d'affairistes, de vieux mâles toxiques ou de flics trop sûrs d'eux... Bref, je demande une enquête pour démêler l'enquête qui balade 2 Dupont et Dupond dans les méandres de l'absurde et de l'ennui... C'est Gaston Defferre qui aurait dû signer cette écriture automatique qui endormirait même un surréaliste!
samlion
samlion

6 abonnés 33 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2025
Un polar à l ancienne, d'un très bon réalisateur trop souvent négliger par les critiques, avec une belles brochettes d actrices des années 1987.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2024
Mené par un Philippe Noiret à la fois volubile et désabusé, ce film est un excellent polar provincial. Pour décrire ce film je dirais que c est un curieux croisement entre Maigret et les dents de la mer avec une pointe de comédie noire et acide. Amusant, bénéficiant d un casting foisonnant et de qualité, ce n est pas le film le plus connu de Granier Deferre mais il fait parti de ses belles réussites.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 décembre 2024
Un polar estival teinté d’humour noir qui vaut le coup d’œil plus pour sa belle distribution (notamment le face à face savoureux Noiret/Marchand), que pour son intrigue qui ne fait pas de vagues !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 13 novembre 2024
Pris connaissance de « Noyade interdite ».
J’ai connu Pierre Granier-Deferre nettement plus inspiré : « Le train », «Une étrange affaire », « L’Etoile du Nord » par exemple.
Avec « Noyade interdite », il semble cocher toutes les cases « fausses pistes » : spoiler: la femme jalouse à la folie (Andréa Ferréol), la vieille folle (Suzanne Flon), le garçon benêt voyeur mais pas méchant.

On sent bien que ces personnages sont inoffensifs. spoiler: Et à l’inverse, les trois muses toutes sexy qu’elles soient ne sont pas des oies blanches.

A la lecture d’aujourd’hui, j’en conclus que le film a vieilli puisque tout respire l’évidence, laquelle devait en son temps ne pas l’être. J’en doute…
Philippe Noiret fait du bon Philipe Noiret alors qu’il était bien dirigé dans « L’Etoile du Nord ». Quant aux autres acteurs, ils font comme Philippe Noiret : ils vivent de leur métier. Et c’est déjà pas mal.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juillet 2024
En 1987 Pierre Granier-Deferre âgé de 60 ans est un réalisateur expérimenté et reconnu et qui après les grandes réussites que furent « Paris au mois d’août » (1965), « La Horse » (1970), « Le Chat » (1971), « La veuve Couderc » (1971), « Le Train » (1973), « La Race des Seigneurs » (1974)’ « Une étrange affaire » (1979), ou encore « L’Etoile du Nord » tourné en 1982, se rapproche en douceur de la fin de sa carrière cinématographique qui ne lui apportera plus de reconnaissance critique ou publique. Il se reconvertira comme réalisateur ou scénariste de télévision notamment pour l’excellente série de « Maigret » avec Bruno Crémer dans le rôle-titre. Après « Cours privé » (1986) il travaille une deuxième fois avec Elisabeth Bourgine pour « Noyade interdite » (1987) qu’il retrouvera pour « La couleur du vent » en 1988. « Noyade interdite » est un film policier étrange avec pour tête d’affiche Philippe Noiret que Deferre connaît bien. Un inspecteur principal (Philippe Noiret) revient en poste dans une petite bourgade du littoral atlantique où il a été autrefois en poste afin d’enquêter sur la mort mystérieuse par noyade d’un notable local. L’inspecteur devenu veuf avait dix ans plus tôt fermé les yeux sur une escroquerie immobilière impliquant son beau-frère et sa maîtresse de l’époque (Stefania Sandrelli). Autant dire que le terrain de l’enquête est parfaitement connu mais aussi un peu miné par un passé trouble et sulfureux. Les méthodes d’investigation de l’inspecteur d’allure pateline mais aussi par instant chafouin comme sait l’être à merveille Philippe Noiret rappellent un autre de ses collègues de cinéma apparu deux ans plus tôt et répondant au nom de Lavardin. Un Lavardin interprété par le vibrionnant et très caustique Jean Poiret sous la direction de Claude Chabrol. On comprend mieux l’étrange parenté quand on sait que Dominique Roulet qui écrit ici le scénario était aussi présent à l’écriture auprès de Chabrol à partir d’un de ses romans (Une mort en trop). Adaptant le comportement de l’inspecteur Paul Molinat à la rondeur et à la bonhomie parfois inquiétantes de Noiret, Deferre cherche à se mettre dans le sillage de l’atmosphère chabrolienne empreinte d’ironie féroce pour moquer la petitesse de la bourgeoisie de province. Un peu novice dans la pratique de ce savoir-faire si particulier, Deferre manque un peu de la férocité insidieuse du réalisateur de « La femme infidèle ». Le rythme de l’enquête est par ailleurs un peu relâché, Deferre visiblement charmé par la douceur de Saint-Palais-sur-Mer prenant son temps pour filmer le périmètre bordant la ravissante petite plage où les cadavres ont pris la mauvaise habitude de venir s’échouer à un rythme soutenu. Philippe Noiret sans forcer outre mesure son talent est comme un poisson dans l’eau parvenant même à ajouter une touche de perversité malsaine qu’on ne retrouvait pas chez un Lavardin fort en gueule et plus hâbleur que véritablement méchant. C’est la bonne surprise du film agrémentée par la présence toujours utile d’un Guy Marchand tout droit sorti du bureau du commissaire Ventura dans « Garde à vue « (Claude Miller en 1982) et missionné pour surveiller en douce les agissements de son collègue. Le mano à mano entre les deux hommes fait beaucoup pour l’intérêt du film. La présence aux abords de trois sensuelles et mystérieuses jeunes femmes (Elisabeth Bourgine, Gabrielle Lazure, Marie Trintingant), ajoute une touche sulfureuse bienvenue à cette enquête qui finalement s’avère parfaitement menée par l’inspecteur Granier-Deferre qui s’est parfaitement sorti de ce qui relevait pour lui d’un exercice de style.
Lionel33000
Lionel33000

54 abonnés 534 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juillet 2024
Bonjour
Un polar français a la Agatha Christie, se déroulant en Charente Maritime ou deux flics si différent enquêtent sur une série de meurtres...
Philippe Noiret et Guy Marchand en policiers au milieu d un trio de charme Elisabeth Bourgine, Gabrielle Lazure et Anne Trintignant...avec aussi Anne Roussel et Andréa Férréol
Une bonne intrigue estivale....
A redécouvrir
gerard stevenson
gerard stevenson

29 abonnés 1 295 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 juin 2024
Ailleurs c'est un maire qui s'inquiétait qu'un requin vienne compromettre une saison balnéaire commençante , ici c'est une série de noyés qui perturbe le maire. Heureusement arrive un inspecteur principal (Philippe Noiret) accompagné de son assistant (Guy Marchand) pour enquêter et ramener la quiétude.
Aussi, difficile de suivre l'histoire, malgré une certaine lenteur dans le rythme, à cause d'un scénario un peu alambiqué. Cela nuit à l'intérêt du film de Pierre Granier-Deferre.
On retiendra pour le bien être des yeux la beauté d'un ensemble d'actrices (Elisabeth Bourgine, Gabrielle Lazure ou encore Anne Roussel)
Kubrock68
Kubrock68

57 abonnés 1 348 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 février 2021
Un homme est découvert mort dans la mer c'est le début d'une enquête menée par un inspecteur connaissant les lieux et gens. Le film est moins envoutant que cours privé ou archipel. L'histoire est un peu alambiquée, mais les rapports entre Noiret et Guy Marchand sont inusuels et intriguant. Beaucoup de bons acteurs participent au film. Un film policier tordu.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 décembre 2019
Noyade interdite est un petit polar à l'ancienne, doucement ironique porté par des comédiens en grande forme.
Yannickcinéphile

2 880 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 août 2017
Noyade interdite est un film qui ne m’a pas vraiment convaincu. J’ai été assez déçu de ce métrage, qui semble avoir de quoi surprendre et intéresser, mais qui s’avère finalement peu emballant. La faute, entre autres, à un rythme lancinant. Le rythme est mou, et d’une impressionnante linéarité. Même lorsqu’on retrouve les cadavres c’est aussi dynamique qu’un épisode de Derrick ! A part une colère de Noiret, on avance dans la ouate, et c’est très désagréable. Malgré quelques répliques incisives et la nudité à tous les étages des actrices, Noyade interdite se noit pour le coup, et l’enquête soporifique, les rebondissements totalement pas mis en valeur finissent par avoir la peau du spectateur un peu désintéressé.
On sent qu’il y a un potentiel de fond, en dépit d’un suspens faiblard et d’un côté décousu désagréable, mais vraiment, le traitement ne suit pas, et ce n’est pas le premier film de Deferre qui me donne cette impression d’une narration chaotique.
Le casting est plaisant, mais pas exceptionnel. Les actrices servent finalement surtout pour leur plastique, et c’est vrai que là le film envoie du bois ! Rien que la séquence d’ouverture est énorme. Je regrette que les personnages en eux-mêmes ne soient pas plus creusés, car il y avait des choses à explorer. Noiret est bon, mais il manque un peu de tranchant, dans un rôle qui n’est clairement pas son meilleur. Marchand semble plus à l’aise, mais dans un rôle ingrat qui ne lui permet pas franchement de briller outre mesure (il a quand même reçu un césar, pourtant ce n’est pas mémorable plus que cela). Pour ma part, par certains aspects (scénaristiques aussi), on se croirait dans un Chabrol (style inspecteur Lavardin), avec par moment les mêmes qualités et les mêmes défauts, mais il y avait de quoi faire mieux de cette galerie d’acteurs et de personnages haut en couleur.
Reste l’ambiance de bord de mer, de villes résidentielles avec saison touristique, une photographie claire et l’esthétique féminine diaboliquement séduisante. Le film n’est pas un bijou visuel, mais il y a une certaine élégance, et la mise en scène, si elle ne donne guère de punch à l’ensemble, parvient à offrir quelques belles séquences contemplatives.
Pour ma part, Noyade interdite méritait surtout un traitement beaucoup plus vif. La verve d’un Poiret, l’acidité d’un Chabrol, la bande son eighties pleine de percussions, tout cela manque dans un film beaucoup trop plan-plan, dans lequel les tentatives « méchantes », qui ne manquent pourtant pas, sont noyées dans un ensemble d’une rare mollesse. 2
Val_Cancun
Val_Cancun

68 abonnés 764 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mars 2015
Un polar estival signé Pierre Granier-Deferre (riche filmographie dont "Adieu, poulet", "Le chat"...) qui pose sa caméra au bord de l'Océan Atlantique, dans une charmante station balnéaire des Charentes-Maritimes.
Hélas, la saison touristique semble compromise lorsque les cadavres de noyés s'amoncellent jour après jour...
"Noyade interdite" (1987) repose sur un tandem d'enquêteurs antagonistes : Philippe Noiret dirige l'enquête dans ces lieux qu'il a bien connu, avant qu'une sombre affaire n'entache sa réputation, et son subalterne Guy Marchand, qu'il ne ménage pas, rêve bientôt de pouvoir "se payer" le patron.
Les joutes caustiques de ces deux-là sont bien dialoguées et s'avèrent souvent savoureuses.
Autour de ce duo de flics s'agite une galerie de personnages hauts en couleur et plus suspects les uns que les autres. Afin d'illustrer le principe "sea, sex and sun", Granier-Deferre a recruté une armée de nymphettes, chargées de flatter le regard du public masculin : Gabrielle Lazure, Elizabeth Bourgine, Marie Trintignant, Anne Roussel et même la grande Stefania Sandrelli.
Le décor ainsi planté ne manque pas de cachet, d'autant que le reste de la distribution est également prestigieuse : Suzanne Flon en mamie zinzin, Andréa Ferreol en femme bafouée colérique, ou Raoul Billerey en maire sans scrupules de la bourgade.
Ce qui affaiblit le film, c'est la dimension invraisemblable du dénouement, tant les motivations du coupable semblent floues et insuffisantes pour justifier un tel massacre. De même, le personnage joué par Noiret paraît souvent peu crédible, à l'image de ses réactions disproportionnées et de son succès éhonté auprès de la gent féminine!
Qu'importe, "Noyade interdite" mérite le coup d'œil, au moins pour les nostalgiques d'un certain cinéma, et pour les amateurs de polars alliant humour et drame.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse