Un Carpenter en mode mineur car souffrant de trop nombreuses longueurs et de personnages inutiles à l'intrigue mais qui garde encore tout son mystère grâce à l'ambiance unique qu'imprègne une fois de plus le cinéaste à son film et aux apparitions à la fois iconiques et effrayantes des spectres.
Film d'horreur à l'ancienne, entièrement tourné en système D, Carpenter se débrouille vraiment bien et nous sort un bon petit film d'angoisse. Une bonne musique, mise en scène et scénario original. A voir.
The fog 6e film réaliser par le génial John Carpenter qui s'en sort très bien ! Alors, autant son remake c'est fait injustement descendre par la critique autant celui-ci semble avoir eu son succès mériter. Déjà, je trouve cette histoire de marins revenants 100ans après leur disparition vraiment bonne, intéressante et mystérieuse !
Grosse dose de suspens ! En effet il suffit de voir la brume pointer son nez pour vous faire monter la pression d'un coup ! Les magnifiques décors naturel de la Californie du nord pour se rincer l'oeil, une mise en scène soignée, quelques sursauts, de bons acteurs avec la bonne surprise de retrouver Jamie Lee Curtis au casting, superbe music digne de L'exorciste. Qualité de plus, on ne nous montre presque rien. On ne voit jamais complètement les marins fantômes, mais juste des silhouettes ou un bras, ainsi que des coups contre les portes et Carpenter parvient malgré tout à nous faire peur avec si peu et là je dis chapeau !
Bon ce n'est pas non plus parfait... Cela traine un peu arrivé à mi-parcourt mais l'ennuis n'est que de courte durée et c'est un petit bugdet donc les effets spéciaux laissent parfois à désirer, mais cela ne pose vraiment aucun problème et ne les rendent jamais ridicules.
Bref, un bon ptit film d'ambiance angoissant toujours plaisant à voir 30ans après sa réalisation ! Mais ne vous attendez pas avoir quelque chose de gore, d'ultra violent avec des courses-poursuites et des explosions dans tous les sens ce n'est vraiment pas le genre de ce film
Il fallait être un Maître du thriller fantastique tel que John Carpenter pour réussir un film d'horreur dont le personnage principal est le brouillard ! Réalisé juste après le succès de son "Halloween", ce Fog témoigne d'une volonté de recherche d'originalité dans la mise en scène. Pas de scènes gores, pas une goutte de sang versée ici, mais tout le suspens qui passe par le hors-champ ou presque. Carpenter fait preuve d'une grande économie de moyens, créant beaucoup avec peu de moyens. Le Mal est ici presque toujours en hors champ, le cinéaste s'amusant à balancer entre le visible et l'invisible. On reprochera simplement certains moments où la tension baisse beaucoup et les personnages pas toujours très profonds, mais rien de dramatique. Mais Carpenter c'est aussi un excellent cinéaste avec qui le film a toujours un deuxième niveau de lecture. Dans le cas de "The Fog" on peut voir, une fois n'est pas coutume chez lui, une grosse critique des USA avec au final une mentalité assez nihiliste. Il s'intéresse cette fois à la naissance de la nation, faite dans la violence, et on imagine bien les victimes venir se venger cent ans après. C'est une Amérique qui doit alors payer le prix des péchés du passé, qui doit expier ce mal en elle. Et puis on remarquera que les fantômes se manifestent d'abord en détruisant tous les symboles du capitalisme (supermarché, télévision brouillée, voiture klaxonnant). Le suspens marche aussi par le thème musical récurrent signé par Carpenter lui-même. Niveau casting, on notera une belle rencontre de génération avec Janet Leigh et sa fille Jamie Lee Curtis, peut être d'ailleurs comme si Carpenter rencontrait Hitchcock par la présence de l'actrice principale de Psychose ! Film très riche à plusieurs niveaux donc, que ce "Fog" à voir absolument !
La petite ville côtière d'Antonio Bay s'est construite sur la mort d'une poignée d'hommes. Cent ans plus tard, le brouillard envahit la ville et les hommes injustement assassinés reviennent se venger... Sur une idée de départ alléchante, John Carpenter signe un classique du genre qui est tout de même loin d'être son chef-d’œuvre. En effet, "Fog" souffre de plusieurs défauts, que ce soit dans le rythme de son scénario ou dans la qualité de ses personnages. Pas forcément accrocheur, il n'en reste pas moins une œuvre qui se regarde plus pour le plaisir que pour le frisson mais qui bénéficie d'une atmosphère très bien soignée. Il faut dire que la mise en scène de John Carpenter est diablement efficace, capable de faire frissonner simplement en filmant du brouillard. On a beau avoir connu le cinéaste plus inspiré, on ne boude pas notre plaisir, notamment pour l'efficacité de la scène finale.
Les habitants d'une petite ville portuaire des Etats Unis vont être frappé d'une vague de brouillard qui "coupe au couteau" quiconque se trouve sur son passage. C'est la première fois que je vois un film d'horreur ou d'épouvante sans une seule goutte de sang. Est-ce que le réalisateur s'est donné un défis à relever? Faire peur sans que des litres de sang soient versés. Et bien si s'est le cas il a rempli ses objectifs, car le suspense est à son comble dans ce film, l'argument qui manque à trop de film d'horreurs qui croient que le dégueulasse est "the" truc qui fait peur. Très bon film d'horreur qui devrait servir d'exemple à d'autres film du genre.
Moi qui aime habituellement bien ce genre de films, je doit m'avouer un peu déçu. trop court, manque de suspens et l'ambiance ne m'a pas fait peur. Dommage. A voir quand même, car il n'est pas aussi mauvais que je ne le prétend, ça reste un classique sympa. A voir quand on est un peu plus petit, que ça fasse vraiment peur.
Antonio Bay, une ville portuaire de Californie, s’apprête à fête son centenaire quand une nuit de brouillard s’abat sur la ville et que d’étranges phénomènes se produisent.
John Carpenter change une nouvelle fois de registre, après le thriller (Assaut - 1976) et le slasher (La Nuit des masques - 1978), cette fois-ci, il s’attèle au film d’horreur surnaturel avec cette légende où les marins victimes d’un naufrage surgissant des flots tels des fantômes, à pas feutrés noyés dans un brouillard maléfique et s’attaquant aux habitants de la petite bourgade.
Force est de constater que le film accuse rapidement le poids des années, ce qui, d’un côté, lui confère un certain cachet mais de l’autre, le dessert. Le rythme y est beaucoup trop lent, quand on résume ce qu’il se passe dans le film (à savoir, pas grand-chose), tout cela aurait dû prendre bien moins de temps et ne pas s’étirer mollement durant 90min.
Malgré un faible budget, il faut bien admettre que les effets sont loin de paraître cheap, surtout lorsque l’on compare avec certains blockbusters de notre époque, gavés de CGI et dont le résultat final s’avère bien plus ridicule. Voir l’avancé du brouillard lumineux englober la ville portuaire et surtout, voir y surgir les fantômes des marins, le résultat s’avère toujours aussi saisissant. Malgré cela, l’intrigue et le dénouement (trop) simplistes, ajouter à cela l’absence de tension et de suspens desservent le film malgré quelques bonnes idées disséminées ici et là.
A noter enfin, que l’on y retrouve dans des seconds-rôles Janet Leigh & Jamie Lee Curtis (mère & fille à la ville), que le réalisateur dirigera de nouveau ensemble dans Halloween : 20 ans après (1998). Enfin, faut-il rappeler qu’il existe un épouvantable remake éponyme (2006) réalisé par Rupert Wainwright et que l’année suivante, sortait au cinéma The Mist (2007), l’adaptation du roman "Brume" de Stephen King, deux films que tout oppose malgré quelques similitudes.
Le film a vieilli et ses effets semblent aujourd'hui dépassés. Autant la lenteur dont fait preuve l'histoire peut instaurer un climat d'épouvante, autant elle ennuie également. Reste une belle esthétique et le charme des décors maritimes, parce que le film n'a pas grand chose à raconter.
Coincé dans un paquet d’œuvres majeures de John Carpenter, "The Fog" a toujours souffert de sa réputation de film mineur du cinéaste. Et il est vrai que l'ensemble contient plusieurs tares. L'idée de fantômes vengeurs, dissimulés dans un brouillard surnaturel, envahissant une ville côtière, est très bonne. Sauf que passé quelques meurtres en introduction, il faudra attendre près d'une heure pour voir le brouillard débarquer en ville. Et le rythme est assez lent sur ces deux premiers tiers. D'autant que le scénario n'est pas des plus adroits. Le personnage d'auto-stoppeuse de Jamie Lee Curtis ne sert pas à grand chose (en même temps il se murmure que son rôle fut intégré au forceps dans l'intrigue, pour rendre service à l'actrice !). Pas plus que celui de sa maman Janet Leigh, qui incarne la responsable de la fête du centenaire de la bourgade... qui n'est pas du tout exploitée dans l'histoire. Alors qu'un jeu de massacre aurait été sympathique. Tandis que les personnages ayant davantage de corps (Adrienne Barbeau en maman animatrice radio, Hal Holbrook en prêtre alcoolique, Tom Atkins en baroudeur local, sans sa moustache !) n'ont pas forcément tout la place pour respirer. En réalité le film souffrit d'une production difficile. Mécontent de la version de travail, John Carpenter en retourna une partie extensive. Apparemment, pas loin du tiers de la version finale est issue de ce reshoot. Ce qui n'est pas un mince exploit compte tenu du budget serré. Ce qui explique le scénario un peu bancal. Mais d'un autre côté, les meilleures scènes sont issues de ce reshoot (l'intro au coin du feu, la scène de la morgue, Adrienne Barbeau sur le haut du phare, les passages sanglants...). Et on peut dire ce que l'on veut, John Carpenter sait gérer son ambiance. Entre la BO lancinante et des trucages pratiques bien vus pour l'époque. Ses fameux cadrages du "mal" qui débarque depuis l'arrière-plan. Ou simplement la gestion des fantômes. D'abord révélés par gros plans furtifs, puis masqués par la nappe de brouillard, il faudra attendre le tout dernier acte pour se faire une idée de la menace. Ajoutez à cela quelques petits huis-clos et "assauts" chers au réalisateur. Ainsi que de très jolis plans sur la Côte Ouest américaine. Avec un scénario davantage solide, "The Fog" aurait pu se hisser au rang des autres Carpenter qui l'entourent !
Je n'avais jamais vu l'original avant le remake de 2006, et bien rien ne vaut le vintage avec l'un des maîtres de l'épouvante aux manettes...LE suspense, les effets visuels de l'époque, l'angoisse...Une belle oeuvre d'épouvant de Mr Carpenter même si ça a pas mal vieilli !
Les dix premières minutes sont magistrales, Carpenter installe une ambiance vraiment effrayante avec une réalisation mémorable. Ensuite, cela se calme d'ailleurs les apparitions des monstres sont sporadiques et au final les effets horrifiques sont assez rare mais Fog reste quand même un bon film dans la filmographie du cinéaste.
Un chef-d'oeuvre de l'angoisse signé par l'un des maîtres du genre : John Carpenter. Esthétiquement très abouti (même encore aujourd'hui, si l'on tient compte de l'âge du film) avec ses décors naturels magnifiques tournés sur les côtes californiennes et ses ambiances de lumières et de fumés du plus bel effet, "Fog" bénéficie également d'un très bon scénario (une histoire de fantômes qui reviennent se venger, simple mais efficace),d'une mise en scène très inspirée, et d'une musique culte (bien que datée, mais toujours aussi angoissante). Une oeuvre majeure du cinéma d'épouvante.