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Un visiteur
4,0
Publiée le 25 juin 2008
Je dis MERCI,enfin un bon polar américain, même si, à force, le suspense s'essoufle un peu, l'interêt ne réside pas vraiment là mais surtout dans l'opposition du "bien" et du "mal" et la démonstration que la frontière entre les deux est bien mince dans un système politico-économique à la dérive.
Pas avare en violence, ce film est à voir à la tv. Payer pour ça, aucun intérêt. Keanu Reeves en justicier, du déjà vu mais bon... par un dimanche de pluie, c'était toujours mieux que rien !
Un polar sur fond de corruption policière à la fois nerveux et divertissant mais sans étincelles ni surprises, qui s’appuie néanmoins sur un casting solide. 2,25
Bon film dans l'ensemble. Gros casting sur le papier et le rendu est pas mal. Le scénario est commun à d'autres films mais la mise en scène est suffisamment efficace. Bon divertissement même si ce n'est pas exceptionnel pour autant.
Un scénario prenant pour ce thriller urbain et noir qui plonge dans les égouts de la corruption. Quelques incohérences viennent cependant le gâcher (spoiler: Tom gare sa voiture dans la cour des Coréens alors qu’il est censé arriver par surprise ; le capitaine casse son mur chaque fois qu’il met ou prend un billet ? ). La mise ne scène est musclée, cependant sans surprises, et autant le jeu de Keanu Reeves semble pateux, autant celui de Forest Whitaker le fait paraitre sous acide. Peut-être à force d’écouter la musique assommante.
Les limites sont franchis, les flics se font juges et bourreaux, et personne ne va se plaindre de cette justice expéditive, qui prélève quelques voyous et enlève au système judiciaire un tas de paperasse. Le thème du flic qui franchit la frontière, et devient lui-même border line, n'est pas nouveau, mais ici, on se dirige très rapidement vers le point de non retour. On se doute de ce qui se trame dans cette histoire, et on se doute aussi que tout n'est pas clair dans cette affaire. Un film à l'action tendu, dans un Los Angeles pas très glamour, et où l'on ressent encore les tensions raciales entre les communautés nous emmène dans les abimes d'une ville et d'un milieu très fermé qu'est le LAPD. ça sent le souffre et le sang, ça sent le crime et la corruption, ça sent la sueur et les larmes, mais ce que cela ne sent pas c'est l'espoir. Une belle distribution pour un polar brut, assez classique mais qui fait le job
Il ne faut être bien malin pour comprendre, passé le premier tiers du film, le dénouement de l'intrigue et son inévitable final. Pour le reste, tout n'est que tiré en longueur pour nous faire croire un éventuel rebondissement….
Comme d’habitude, l’univers de James Elroy, auteur de l’histoire et scénariste du film, échappe à toute morale bien pensante. Plongée abyssale dans une histoire de corruption, de plus en plus sombre au fur et à mesure que le film avance. Même la surprise de la fin vient de ceux que le cinéma et les séries TV US les habillent largement pours les prochaines saisons ! « Au bout de la nuit » offre le tour de force d’être dans la continuité du cinéma noir américain, sans cesse en évolution, sauf dans la décennie 2000 plutôt pauvre en la matière, c’est dire si le film renoue avec grandeur dans ce qui semblait un genre à bout de souffle. En effet depuis LA Confidential (également sur une histoire de James Ellroy) sorti en 1997 jusqu’à « Enemy» de Denis Villeneuve en 2013, le cinéma outre Atlantique est assez pauvre dans le renouvellement de ce genre avec quelques rares exceptions comme « Training Day », dont le scénario fut écrit par David Ayer. C’est dire si le réalisateur a réussi un coup de maître pour son deuxième long métrage, à la mise en scène nerveuse, bien photographiée par Gabriel Beristain, soutenue pat la musique de Graeme Revell et surtout l’excellente prestation de Keanu Reeves et Forrest Withaker. De plus, les seconds rôles sont épatants comme Hugh Laurie (Captain James Biggs), Chris Evans (Detective Paul Diskant) et Naomie Harris (Linda Washington). Quelques réserves toutefois : les bagarres sont parfois mal filmées (la première du film est carrément illisible) et la petite amie de Keanu Reeves joue avec autant de conviction qu’un morceau de gélatine au départ d’un cent mètres olympique. David Ayer se révèle comme un cinéaste intéressant, même s’il reste cantonné dans l’univers qu’il connaît bien.
Au bout de la nuit se regarde sans déplaisir mais sera vite oublié tant l’histoire manque d’originalité. Tout est prévisible dans ce film mais malgré tout on prend un plaisir coupable à suivre Keenu Reaves dans ses tueries nocturnes. Ce film fait penser à Training Day sur certains aspects. A voir si vous n’avez rien d’autre sous la main.
Un polar nocturne violent et musclé mais manquant de maitrise que réalise David Ayer signant un second long-métrage parfois brouillon et dont l’écriture ne fait pas franchement dans la subtilité bien qu’il soit efficace dans son ensemble. La réalisation du cinéaste est percutante, l’interprétation à la hauteur avec un solide casting emmené notamment par Forest Whitaker et Keanu Reeves au sein d’un récit plongeant au cœur de la corruption au sein de la police de Los Angeles.
Parmi une police de Los Angeles corrompue, un inspecteur expéditif est mêlé à un meurtre, et va tenter de trouver les coupables plutôt que de s'écraser. "Street Kings" fait beaucoup penser à "Dark Blue" (justement écrit par David Ayer) de par ses éléments d'intrigue, ses personnages et son ambiance, sauf que l'on n'y retrouve pas l'enjeu politique. Néanmoins, il s'agit d'un polar urbain simple et efficace, à base de policiers ripoux et de dealers. On y retrouve pas mal de têtes charismatiques (Forest Whitaker, Hugh Laurie, Chris Evans...), et Keanu Reeves, dont le côté sobre (certains diront peu expressif !) convient finalement bien à son rôle de chien fou qui se réveille. Appréciable.