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Un visiteur
0,5
Publiée le 2 février 2008
Bon ça m'apprendra à lire aucunes de vos critiques, mais lorque je suis entré dans la salle je ne me serais jamais douté que j'allais bientôt passé le pire moment de ma semaine, si ce n'est du mois. en tout cas, je m'en souviendrait. La présentation irréprochable du film de François Ozon ne m'avait pas préparé au choc que le film a provoqué en moi. Peut - être suis-je encore trop jeune pour comprendre masi sincérement je trouve tellemetn stupide de perdre son énergie à tourner et à jouer ce film sans saveur. Aucun intérêt.
Le temps qui reste m'a paru extrêmement sobre et vide, presque dénudé. Cette sensation de vide est de plus en plus intense, et je me suis rendue compte que c'était très juste : on doit ressentir un grand vide quand on se retrouve face à la mort. En peu de mots, peu de scènes, le réalisateur met en évidence à quel point la vie est absurde parce qu'absolument tout est pensé à long terme, même les plus simples plaisirs. Comment vivre alors que cette dimension du futur s'estompe ? François Ozon pose de bonnes questions et y répond sans une once de naïveté.
Comment parler la mort sans tomber dans mélo ? François Ozon a trouvé la réponse avec ce film formidable et ce héros quelque peu antipathique. Un film lent, peu bavard, à l'image de son héros. Découpé en petites scènes, le film nous amène en beauté vers une fin magique qui nous laisse ému sans que l'on sache bien vraiment pourquoi.
C'est difficile à dire ce qui déplait le plus, dans ce film, tant il est irritant. Le personnage principal est odieux, il déteste sa mère et sa soeur et tant pis pour nous, mais on ne saura même pas pourquoi. D'ailleurs, à part le rôle de la grand-mère, tous les personnages de femmes sont inintéressants, voire stupides dans ce film. Quant à Sacha, l'ami de Romain, on dirait un légume sans saveur qui aurait perdu toutes ses vitamines. Parce qu'il n'en a pas envie, Romain décide donc de ne pas essayer de s'en sortir et nous devenons donc otages de ses adieux au monde. Ozon filme tellement en retenue, qu'on ne voit rien, on ne ressent rien ; spectateurs et spectatrices d'un homme lui-même spectateur qui n'arrive pas à entrer dans sa vie, justement au moment où il la quitte. Où est l'intérêt dans tout ça, donc, puisqu'il n'y a rien à voir? Reste un acteur d'une beauté hallucinante qui en deviendrait presque antipathique tant il colle à son personnage.
Quelle déception!!!!! Ce film est un véritable navet alors que la thématique générale était intéressante au départ. Malheureusement le film commence mal dès les premières minutes, notamment lorsque le personnage principal apprend qu'il souffre d'un cancer. La scène est particulièrement mal jouée puisque Melvil poupaud demande à son médecin s'il a des chances de survivre sur un air de "je voudrais une baguette et deux croissants SVP"!!! Ce film est fade, tout comme l'histoire. Pas un seul personnage n'est émouvant mis à part le père lors de la scène de la voiture. Jeanne Moreau aurait pu sauver le film mais la scène du réveil gâche tout. En effet, melvil poupaud rentre dans sa chambre en lui demandant si il peut venir s'allonger près d'elle. Et c'est une Jeanne Moreau maquillée comme une voiture volée à 4 heures du matin qui lui répond que oui!!! De plus la scène de la backroom n'apporte rien sinon une dose de voyeurisme inutile à ce film. Enfin, comme par magie tous les problèmes relationnels du "héros" s'évanouissent au fur et à mesure que le film avance (il se réconcilie avec sa soeur, son mec, etc...). Tout ça pour finir sur une plan de melvil poupaud sur une plage bretonne en train de crever sous un soleil couchant (ouhaaaa! on dirait un plan réalisé par des étudiants en BTS audiovisuel!!!) Pitié, François Ozon, plus jamais ça!!!!
Quelle émotion.... Un film magnifique sur la mort et l'attente. Encore une fois à la plage, comme "sous le sable". Le spectateur est le témoin bien involontaire de cette fin de vie et de cette délivrance des sentiments: tout devient limpide jusqu'à ce qu'arrive ce dernier moment. Et quelques touches de musique ou quelques silences suffisent pour créer un climat bouleversant. Film d'une grande force.
François Ozon filme la peur de mourir avec une délicatesse bouleversante, sans pathos, jamais. Une œuvre sobre et poignante servie par une interprétation remarquable.
Je ne vois pas du tout l'interet de ce film qui, je crois s'inspire un peu trop du cultissime "Nuits fauves" de Cyril Collard mais en moins trash et plus ennuyant.
De la sécheresse dans les sentiments plus que de la pudeur, le personnage solidement interprété par Melvil Poupaud nous renvoi à notre vagabondage sur terre, depuis l'enfance. Ozon pose parfaitement les instants, par le regard sur l'enfance, ce qui nous construit ou détuit et le besoin de donner sans se démunir.
Parce que le thème traité l'est généralement avec pudeur, il m'aurait plu d'être touchée par ce film, mais je suis restée de glace devant une histoire sans queue ni tête, sans profondeur, et avec un personnage qui respire l'antipathie. Rendre le spectateur insensible, un comble pour un film qui traite de la mort ! Je le déconseille fortement. Un film dans la lignée de "Swimmingpool", "8 femmes", ou celle des films d'une médiocrité sans nom.