Camping à la ferme (2005) est un ramassis de clichés pendant 90 (longues) minutes où l’on suit les (més)aventures d’une bande de jeunes (cons) partis à la campagne avec leur éducateur pour y faire leurs TIG (Travail d'Intérêt Général). Une fois sur place, ils seront confrontés aux chocs des cultures, passant d’une cité HLM dortoir de la banlieue parisienne à un sympathique petit village bien franchouillard paumé en pleine campagne verdoyante. Ils feront aussi la connaissance de ses habitants, qui apparaissent tous ici bouseux, paysans ou malhonnêtes (enfin, presque, seul le personnage incarné par Julie Delarme évite ces stéréotypes). Les jeunes quant à eux, histoire d’être le plus représentatif du panel de spectateurs qui fera le déplacement dans les salles pour voir le film, on y retrouve des arabes, un juif, un noir, un blanc convertit à l’Islam, bref un beau patchwork de personnages très stéréotypés donc certains d’entre-eux sont clairement passé aux oubliettes au point de ne pas servir à grand-chose dans le film. Scénario navrant, pas une once d’originalité, c’est à se demander quel était l’intérêt d’un tel film.
Il est des films comme ça que l'on n'avait pas vu venir et qui non content d'être drôles se révèlent bien supérieurs à certains mastodontes à la promotion plus que lourdingue. Renouant avec une certaine idée de la comédie Française joyeuse et naïve comme il en pullulait dans les années 70, Camping à la ferme se veut un trait d'union malicieux entre deux catégories de la populations que tout un univers (bien souvent médiatique) sépare. Illustration d'une France qui change tout en restant fidèle à ses traditions, Jean Pierre Sinapi enfonce largement la porte des clichés pour mieux la fracasser sur le mur de bêtise qui caractérise bien souvent les préjugés animant l'une et l'autre des parties ici représentées. Brillamment interprété par quelques grands noms du Cinéma (Roschdy Zem, Dominique Pinon, Jean François Stevenin...) et porté par la fraicheur de nouveaux acteurs, le film expose quelques réalités bien senties sur le droit à la différence (des uns comme des autres) sans jamais tomber dans la vulgarité caricaturale en ces temps de division savamment orchestrée. Une agréable surprise (que l'on doit en partie au talent d'un Thomas Gilou aguerri en matière d'analyse sociale) en forme d'ode à la réconciliation nationale se concluant sur une note d'espoir pour toutes celles et ceux qui espèrent un jour voir s'apprivoiser mutuellement ces deux revers d'une même médaille.
Arrêtez de stigmatiser, tout y passe aussi bien les jeunes de banlieue que les élus. Vous serez surpris de connaitre la fin 15 minutes après le début car la surprise ne fait pas partie du film.
Ce n'est pas avec seulement la matière -et la manière- d'un téléfilm à peu près correct qu'on peut faire un bon film. Dommage, car les acteurs sont quasiment tous justes, mais le message social, seul intérêt finalement de cette œuvre mineure, s'est perdu en cours de route.
J'avais peur de tomber sur un film encore fondés sur des clichés mais j'ai était agréablement surpris, le film est léger, marrant et assez touchant au final.J'ai passer un bon moment a le voir.