Ridicule, lourdingue, prétentieux, particulièrement immonde et fier de l'être, violà qui résume bien le pseudo chef d'oeuvre de Woody Allen.
Cette "oeuvre" prétend philosopher sur le rôle que la chance occupe dans la vie de chacun, est que finalement tout, absolument tout, n'est qu'une question de hasard. Seul problème, l'argumentation dévellopée pour atteindre ce but est totalement nulle et ne tient pas la route plus de trentes secondes. Exemple : au début, on nous explique gentimment qu'au Tennis, la victoire n'est qu'une question de chance. J'aimerais beaucoup voir un match Allen-Federer, il est certain que le dénouement de jouerait uniquement sur les rétombées de la balle lorsque elle heurte le fillet, comme le protagoniste principal du film nous le dit.
L'histoire suit le parcours d'un type que l'on croirait tombé du ciel (pas de famille, quasi pas d'amis) et son intrusion dans un milieu élitiste anglais pathétique, repoussant et sans intérêt fantasmé par Allen. Sans que l'on comprenne pourquoi, une cruche de bonne famille va en effet s'enticher du personnage principal.
Chez Allen, oubliez les sentiments, la morale, les inhibitions, voir les aspirations au beau, à la paix intérieur, ce genre de débilités sont pour les perdants. Tout le film tend à nous démontrer que les assassins sont au fond des types biens (comme l'a d'ailleurs déclaré l'acteur principal à la presse) qui n'ont bêtement pas eu le choix. Leurs victimes, on s'en fout, les perdants ferment leur gueule.
Les acteurs sont assez minables, avec une mention particulière pour Scarlette Johansson dont le seul talent semble être, depuis "lost in translation", d'incarner des bimbos paumées, totalement cruches, sans personnalité, mais que voulez-vous que je vous dise, c'est bien vrai qu'elle est bonne. Rys-Meier en tient aussi une sacrée couche, avec sa tronche constante de chien battu sur le point de pleurer.
Bref, cette belle daube est vivement déconseillée.