19856 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
965 critiques spectateurs
5
237 critiques
4
261 critiques
3
103 critiques
2
166 critiques
1
113 critiques
0
85 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Rotten Tomatoes
117 abonnés
695 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 23 mai 2014
Quand on parle de Sofia Coppola, on est vite partagé. On se rappelle des merveilleux films qu’elle a pu réaliser, comme par exemple Lost in Translation ou Virgins Suicide. Ensuite, on se cogne la tête contre une porte quand on pense à The Bling Ring ou Somewhere. Et où se situe Marie Antoinette ? Il se situe dans l’entre-deux des films ni bons ni mauvais. Les idées sont originales : mélanger le présent et le passé pour réaliser un film avec de la pêche. Oui mais voilà, Sofia, tu n’es pas faite pour faire des films joyeux. A chacun son talon d’Achille. 3/5
Je ne suis pas un fan de Sofia Coppola. Lost in Translation se regardait mais ne m'a pas ému comme certains et si je reconnais la performance de Bill Murray, je n'arrive pas à hurler au chef d'œuvre. Mal aimé des fans de la cinéaste, Marie-Antoinette est pourtant, de mon point de vue, son meilleur film. Pourquoi ? Bah, j'vais vous l'dire comme dirait l'autre. Tout simplement car Sofia Coppola ose ici s'exprimer et s'amuser. Car si Lost in Translation était neurasthénique, Marie-Antoinette est d'une folle exubérance, d'une gourmandise malicieuse. Sofia Coppola s'amuse à composer chaque plan comme un tableau grâce au sublime décor du château de Versailles, aux costumes chatoyants. La réalisatrice, pour mieux exprimer le besoin d'expression de la jeune reine perdue dans un monde à part, va loin, multiplie les couleurs, les figurants, frisant parfois le baroque voire l'excès. A l'image de son héroïne coincée par les codes de son rang, on a l'impression que Sofia Coppola en a assez des films intimistes et repliés sur soi et a besoin d'un grand souffle de liberté, exprimant sa créativité en toute démesure, n'hésitant pas à utiliser d'une bande-son rock complètement anachronique. Rappelons que Sofia Coppola n'avait pas l'intention de faire un film historique mais au contraire de dresser le portrait d'une jeune fille perdue cherchant à se faire sa place dans un monde qui lui est inconnu. Sofia Coppola doit s'amuser car elle n'a jamais fait quelque chose d'aussi expressif et réussi que ce gros bonbon qu'est Marie-Antoinette dont on se gaverait avec plaisir jusqu'à l'indigestion mais n'oublions pas le cerise sur le gâteau : Kirsten Dunst, dont l'interprétation est d'une rare authenticité. Un grand moment de plaisir.
Sofia Coppola dépoussière quelque peu le film historique. Certes, le château de Versailles, ses salons et ses jardins, les costumes de ces messieurs de la noblesse et les toilettes de leurs dames reproduisent avec gourmandise le prestige et l'élégance de la cour du Roi. Mais le regard que la réalisatrice porte sur Marie-Antoinette, dauphine puis reine à la mort de Louis XV, fait apparaitre la jeune fille comme une adolescente de notre temps, impression renforcée par l'utilisation, à certains moments, d'une bande musicale moderne et anachronique. Ainsi, un bal masqué aristocratique rappelle-t-il de façon insolite une soirée de la jet-set parisienne. Le film est un portrait circonscrit au quotidien de la cour et quasiment sans intrusions extérieures. Marie-Antoinette figure une adolescente intriguée, embarrassée, émerveillée par les mœurs de Versailles, vues avec humour (ces levers et couches assistés, les repas si peu intimes...) tandis que Louis XVI est un jeune homme falot, visiblement étranger à sa charge. Le point de vue de la réalisatrice est intéressant quoiqu'on trouvera, parce qu'il se déroule en vase clos suivant le dessein de Sofia Coppola, que le film manque un peu de diversité et, parfois de relief ; comme si la futilité de la cour rejaillissait sur le sujet lui-même. Le récit, qui se termine au moment de la prise de la Bastille, élude le sort funeste du couple royal. Il est évident toutefois que, pour Sofia Coppola, la Révolution châtiera deux personnes coupables mais pas responsables, l'un de son immaturité, l'autre de sa frivolité, héritées et entretenues par le milieu où le destin les a placés.
Loin de l’académisme figé des reconstitutions d’époque, la cinéaste donne à voir un film où le faste n’est qu’un vernis posé sur la mélancolie.
Ici, Coppola ne cherche pas à illustrer un récit politique ni à embrasser l’ampleur du drame révolutionnaire. Son regard épouse celui de Marie-Antoinette, jeune fille propulsée dans un monde qui l’excède. Dans ce Versailles où tout est rituel, la reine est moins une souveraine qu’une enfant qu’on habille, observe et assigne à un rôle.
Le château est un personnage à part entière, une cage dorée où l’opulence asphyxie autant qu’elle éblouit. Coppola capte ce Versailles comme une illusion, un espace qui enserre ses habitants sous des ors aveuglants. Les cadres se resserrent, les regards scrutent, la liberté s’évapore sous le poids des conventions. Et pourtant, dans cette bulle, la reine cherche l’évasion.
La bande-son, où se croisent New Order, The Cure et Air, donne à Marie Antoinette une tonalité en suspension. Cet anachronisme ne cherche pas à provoquer, mais à traduire l’intemporalité des errances d’une jeunesse qui cherche son souffle. L’héroïne de Coppola est avant tout une adolescente, perdue entre l’ivresse des désirs immédiats et la pesanteur d’un monde adulte qui l’écrase.
Si la première moitié du film est une explosion de couleurs pastel, de tissus vaporeux et de plaisirs insouciants, la seconde s’achemine vers une épure mélancolique. Peu à peu, la lumière se tamise, les espaces se vident, l’illusion se fissure. Coppola ne filme pas la Révolution, mais son ombre portée, la menace latente qui ronge Versailles de l’intérieur. Il n’y aura pas de guillotine à l’écran, seulement des pièces saccagées et un regard voilé par la résignation. L’ultime plan, où les appartements royaux apparaissent en ruines, scelle la fin d’une époque autant que celle d’une femme.
Les images sont belles, les décors riches, les costumes flamboyants, et les acteurs convaincants. Voilà pour les points forts. En revanche, la bande son un peu trop rock n'oll à mon goût, fout tout par terre. J'ai bien compris l'esprit dans lequel c'est fait. Mais ça ne fonctionne pas... Et oui, ce qu'on peut se permettre dans un clip musical, ne marche vraiment pas dans un vrai film supposé refléter l'Histoire...
Après visionnage du film, j'ai été intrigué par la véracité des détails de la biographie de Marie Antoinette relatés dans le film. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que son personnage a été un peu trop embelli à mon gout. En effet, plusieurs chapitres de sa biographie n'ont pas été abordés ou carrément omis. Entre autres, sa présumée beauté dans le film (en réalité elle possède un grand front, visage ovale allongé, nez avec peu de finesse), ou encore ses relations homosexuelles avec la princesse de Lamballe ou la duchesse de Polignac. Excepté son gout prononcé pour le luxe et les dépenses, je ne pense pas que le personnage soit aussi naif que le laisse entendre le film. Certes bien tourné, mais assez déçu quand même qu'on n'ait pas présenté toutes les facettes du personnage. J'ai toutefois bcp apprécié la bande son sur fond de rock en décalage total avec la date des événements
Que dire ?? ... pffff Sofia Coppola aurait pu s'instruire un minimum sur le sujet avant de faire son film... Même pas capable de trouver un acteur "adapté", elle propose le rôle à un acteur de moins d'1m70 pour interprété Louis XVI qui mesurait 1m93 !!! Aucune crédibilité = incohérences = ennui = MAUVAIS Ce film est, pour le coup, une mauvaise farce, une parodie et une insulte à notre histoire. On l'avait déjà vu dans Geisha boycotté au Japon !!
Ce drame reprend le parcours de Marie-Antoinette depuis son arrivée à la cours de France jusqu'aux prémices de la révolution. Sofia Coppola présente son rôle forcé de lien politique entre la France et l'Autriche, et l'ennui d'un femme délaissée pas son mari et la cours. Le film s'appuie essentiellement sur la charmante Kirsten Dunst, très à l'aise dans le rôle, et sur une réalisation moderne qui contraste avec l'époque. Le parti pris esthétique fonctionne bien, et même si l'on connait les grandes lignes de l'Histoire, la film se laisse suivre sans mal.
Un bon film avec parfois quelques longueurs et qui axe l'histoire autour de la belle époque de la royauté juste avant son déclin brutal. Intéressant, on apprend des choses et on peut regretter qu'un tel film n'ai pas été réalisé par un français! Sofia nous présente tout de même un beau film mais qui n'est pas son meilleur, loin de là. Dunst est pas trop mal, ça change de d'habitude!
Un portrait touchant d'une éternelle adolescente coincée dans un milieu protocolaire et étouffant. Sofia Coppola l'aborde en choisissant l'angle de la modernité et permet aux spectateurs de se sentir concernés. Si la première partie, centrée sur le besoin de faire naître un héritier, est formidable, la deuxième ennuie un peu, les enjeux étant moins précis.
Pour son troisième film, Sofia Coppola s'attaque à la reine la plus connue de France : Marie-Antoinette. De ses débuts à Versailles jusqu'à son arrestation par la foule en colère lors de la Révolution, Sofia Coppola brasse un portrait haut en couleur de cette jeune femme entre ennui, fêtes et plaisirs en tout genre. Comme à son habitude, Coppola soigne son film avec une réalisation impeccable, des décors magnifiques et de sublimes costumes. Kirsten Dunst campe une Marie-Antoinette tout en classe et raffinement et la musique (toujours très importante chez la réalisatrice) colle parfaitement au film alternant avec brio musique classique et musique contemporaine. Malgré tout, le film peine à nous emballer du fait d'une première partie un peu longue et de scènes un peu répétitives (scènes du lever et scènes du soir, au lit, avec Louis XVI). Cependant, le film dégage un certain charme, est très bien réalisé et est plutôt intéressant à suivre malgré un cruel manque d'exaltation. Les fans de Sofia Coppola apprécieront sans doute.
Sofia Coppola filme habilement l'histoire de la plus célèbre reine de France. Même si le film a du mal à démarrer, il n'en reste pas moins captivant. Dommage que la fin laisse un gout d’inachevé. En tout cas Kirsten Dunst est parfaite dans le rôle de cette reine fétarde. A voir.
Musique anachronique et ambiance vaporeuse, Sofia Coppola sublime la reine la plus impopulaire de France sans peine. On l'envierait presque... La fille à papa (x2 ici) confirme son talent pour le multigenre avec un style plein de codes féminins légers et aboutis bien à elle. Arriver à dévoiler l'extravagance de Versailles en la sublimant et dénonçant son train de vie hors norme évident tout prêt à être révolutionné... C'est certes un peu tiré par les cheveux et par moments on se demande bien ou la miss veut en venir, mais c'est franchement envoûtant, et l'exercice est assuré avec style. Puis Kristen Dunst après Virgin Suicides donne le "la" pour la tête d'affiche, elle transmet tous les sentiments de la jeune reine de façon naturelle. De sa quête désespérée mais maladroite à la consommation de son mariage à sa transformation en consommatrice extrême totalement tournée vers elle-même. Mais le principal problème c'est qu'elle nous paraîtrait presque sympathique, ce qui est quand même mal connaître le personnage original... Dommage qu'à Versailles on ne parle que si peu français aussi mais on a compris le problème, régulier finalement. Une façon moderne de présenter la désuétude des déboires de la cour du roi, exquis.
Sofia Coppola nous délivre toujours (sauf Somewhere) quelque chose d'intéressant, de personnel et de grande qualité artistique. Ici le tournage à Versailles-même, les décors et les costumes sont totalement Oscarisables. Kirsten Dunst quant à elle irradie l'écran par sa présence. Par contre par goût personnel, je me sent étrange à tous ces protocoles et ce choix de point de vue par la tête de Marie-Antoinette laisse un vide sur le contexte historique (surtout quand le film s'arrête avant que l'histoire devienne encore moins "drôle"). Merci au bonus du documentaire BBC du Blu-Ray pour l'histoire complète afin de ne pas en sortir aussi ignare qu'au départ.