Marie-Antoinette, 2005, de Sofia Coppola, avec Kirsten Dunst. Finalement, le titre du film est bien plus mauvais que le film. Il s’agit tout simplement d’une homonymie, avec la dernière reine de France, vous savez, celle qui fut guillotinée. Le film, très esthétique, avec une musique judicieusement décalée, nous raconte, non pas une histoire (et pas du tout l’Histoire) mais les états d’âme d’une adolescente du XVIIIè, pas n’importe laquelle, certes. Il s’agit d’une petite fille riche, donc, forcément malheureuse, et mariée de surcroît à un petit Louis pas terrible du tout. Les images sont très belles, les décors somptueux (bien sûr, Versailles !), les gens sont très vilains, ridicules, malgré des costumes superbes. Mais la petite jeune fille, qui devient (laborieusement, à cause du petit Louis qui souffre d’un phimosis), une jeune femme, est absolument charmante. Elle me rappelle (le film aussi d’ailleurs) Sissi Impératrice. Mais Romy Schneider laissait pointer une capacité de jeu de comédienne, nettement supérieur. Là, il faut se contenter, en guise de jeu, d’un charmant sourire, qui creuse de ravissantes fossettes. La cinéaste repasse un peu trop les plats, surtout ceux de gâteaux et sucreries, que se tape la petite jusqu’à l’écoeurement : parce qu’elle s’ennuie. Les scènes répétitives sont nombreuses, et quand la gracieuse va devenir une fashion victime (pour tromper son ennui…), on va voir des collections de tissus, coiffures, robes, chaussures etc. On voit aussi d’autres choses, assez jolies, mais comme je m’ennuyais, j’ai un peu oublié ! Maintenant que j’y pense, je me demande si le film ne raconte pas plutôt la vie, et les souffrances, de Sofia Coppola. Je crois que j’ai passé l’âge des histoires de petites princesses…Sur Marie-Antoinette (la vraie), se reporter au docu fiction d’Yves Simoneau et Francis Leclerc (2007), qui mène jusqu’au 16 octobre 1793, jour où la reine monta sur l’échafaud... Pour un film sur une biographie romancée de reine, penser à La re