La Servante écarlate
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Yannickcinéphile

2 879 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 septembre 2016
Excellent film que La Servante écarlate, que je n’attendais pas franchement car en général la SF pas futuriste m’indispose, on sent la faiblesse des moyens et il est très difficile de réussir à rendre futuriste un film très proche de nous. Mais ici ça fonctionne sans difficulté !
L’interprétation est d’abord excellente, rien à redire là-dessus, Natasha Richardson trouvant sans doute l’un de ses meilleurs rôles, et montrant un très beau jeu d’actrice. D’une grande subtilité, elle porte le film sur ses épaules et est véritablement mémorable au milieu d’un univers froid et qui ne la gâte pas ! Face à elle, un couple d’acteurs talentueux et très bien choisis pour leurs rôles respectifs, Robert Duvall et Faye Dunaway, eux aussi très fins dans leurs prestations, surtout Duvall, bijou d’ambiguïté ici ! Le film s’appuie surtout sur ce trio, mais il y a quelques seconds rôles à la hauteur, avec des personnages souvent détestables, mais ce n’est pas si facile de rendre détestable un personnage !
Le scénario brille par sa narration. Le film est un véritable bijou en la matière. C’est rare de voir un film plus fluide, limpide, et qui ne souffre, sans pratiquement d’action, d’aucune baisse de rythme ! C’est très accrocheur, ça se boit comme du petit lait, jusqu’à un final que certains trouveront un peu abrupt, mais qui se justifiait à mon sens pour donner cette impression de gradation, et pour rester dans l’âme sombre du film. Avec très peu de choses finalement le réalisateur s’empare d’une histoire grave, et le fait avec finesse, réalisme conduisant son récit d’une main de maître. Enormément de simplicité, pas de surenchère, mais un résultat brillant et souvent passionnant.
La réalisation est parfaite. Là encore pleine de sobriété, mais toujours intelligente, rigoureuse, claire, le réalisateur offre un travail précis et redoutablement soigné, mais qui ne cède pas non plus au caractère polissé des films trop appliqués. L’ambiance est très bonne, à la fois séduisante et inquiétante, on évolue dans un futur d’autant plus inquiétant qu’il n’est pas, comme cela est parfois le cas, post-apocalyptique, et derrière les façades proprettes de la haute bourgeoisie on découvre des choses pour le moins peu ragoutantes. Beau travail à tout point de vue, le tout emmené par une musique esthétiquement très eighties, planante, qui accompagne si bien les films sombres et mélancoliques.
Pour moi La Servante écarlate est un film sombre et austère qu’il ne faut pas voir en période de morosité, c’est sûr, mais c’est un film fort bien réalisé, et qui reste un must sur le fond comme sur la forme. Un exemple d’excellence fait avec très peu de choses. 5.
Ykarpathakis157

6 188 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 avril 2021
Je suis un grand fan de fiction et de films sur les sociétés imaginaires mais j'ai été très déçu par La Servante écarlate. Ayant lu le livre de Margaret Atwood en plus d'avoir vu le film je peux honnêtement dire que c'est l'un des pires films que j'ai jamais été forcé de regarder. Le livre lui-même est grossier, insipide et extrêmement vague et le film n'est pas beaucoup mieux. Et alors que le roman contient de nombreuses pensées incomplètes, des divagations inutiles et de fortes inclinations féministes l'adaptation réalisée pas Volker Schlöndorff ne parvient pas à conserver ces facteurs qui ont rendu le livre de poche plus ou moins intéressant...
Prad12
Prad12

122 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 mai 2016
Le réalisateur du Tambour et de Mort d'un commis voyageur nous offre ici un film tiré du roman d'anticipation écologico-catastrophique de Margaret Atwood que je n'ai pas lu donc je ne sais pas vraiment s'il respecte l'histoire... mais par contre le scénario multiplie les invraisemblances et c'est dommage parce qu'entre le sens esthétique des années 80 et la psychologie de bas étages qui est mis durant tout le film cela devient proprement indigeste et on se retrouve à des années lumière d'un 1984 ou d'un Soleil vert..... on sent bien qu'il veut pousser un cri d’alarme, nous avertir d'un danger, bref il est anxieux et veut nous faire partager son anxiété mais franchement ?! c'est plus une farce qu'un récit d'anticipation et encore une fois on nous montre ce que pourrait être le visage de l'amérique (et qu'elle n'est pas) pour faire se pâmer les bobos alors que les vrais dictatures sont ailleurs.......
selenie

7 440 abonnés 6 649 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 avril 2025
Un film dystopique qui reprend les codes du genre comme une société inégalitaire à deux niveaux et un système totalitaire. Ici la dimension féministe est essentielle et centrale, où comment les femmes sont les victimes principales et ce, d'un côté ou de l'autre puisqu'il y a les femmes stériles qui doivent accepter que leur conjoint se reproduisent avec les femmes fertiles. La première chose qu'on remarque reste le style du film, qui paraît presque suranné, daté façon seventies plutôt que d'être un film de 1990. Par là même, on ressent le manque de moyen et notamment sur les paramètres techniques d'un régime totalitaire dont on ne perçoit jamais la force ou le pouvoir. Le film aurait peut-être gagné en émotion si les parties flash-backs (dans le roman kate se remémore sa vie passée) n'avait pas été occultées. Heureusement les acteurs sont excellents (mention spéciale au couple Dunaway-Duvall), quelques passages ne sont pas dénués d'un certain effroi, et la mise en abyme très clinique impose une atmosphère sécuritaire qui fait froid dans le dos. Si l'histoire est passionnante avec un potentiel certain, le film lui manque de force et de chair.
Site : Selenie.fr
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 725 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 août 2017
Le style est très américain. On dirait du Brian de Palma, plus précisément « Body double ». La femme est devenue objet « les mains et les pieds ne servent pas… » mais une des servantes essaie de se révolter en tentant la volupté…..
Il est étonnant de voir la proximité du sujet avec la société actuelle dont la servante écarlate est l’exemple à suivre pour la libération de la femme….témoin par exemple cette fin où elle espère que l'enfant aura un monde meilleur
Acidus

872 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 avril 2020
"La servante écarlate" met en scène une société dystopique dans laquelle 90% des femmes sont devenues stériles. Les 10% restantes sont réduits en esclavage auprès de riches familles qui s'en servent, entre autres, comme d'une mère porteuse. Le concept est intéressant mais l'intrigue qui en découle est plutôt convenue. La critique de ce totalitarisme militaire emprunte également des chemins attendus. Cela dit, il émerge parfois des scènes véritablement marquantes voire effrayantes. Le film manque néanmoins de cette force et de cet impact psychologique que l'on retrouve dans le "1984" de Michael Radford par exemple.
Olivier Levigne
Olivier Levigne

37 abonnés 453 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 avril 2025
Critique du film La Servante Écarlate.

Histoire …
Ce film est tiré du livre qui se nomme The Handmade Tale, de Margaret Atwood qui décrit une société américaine futuriste et répressive, devenue dictature sexiste et machiste, où la bible est utilisée pour légitimer une pratique abjecte, qui consiste à capturer les femmes qui sont encore fertiles et en faire des mères porteuses utilisées par les dirigeants qui ne parviennent pas à avoir de descendant, et ce avec le consentement ou même la complicité de leurs épouses devenues stériles.

Vu en replay de Arte, en avril 2025.
Je me demande comment j'ai pu passer à côté.
Je me demande également pourquoi aussi peu de notes et aussi peu de critiques sur AlloCiné. L’indice d’affinité qui m’a été donnée était de 86. Surprenant.
Est-ce fidèle au roman ? Je ne suis pas si sûr.

La série était bien, bien mieux construite. La série était plus moderne, plus rythmée. Mais la série était plus longue, avec forcément plus de scènes violentes, et aussi elle était plus explicative.
Ce format aurait du être pour moi, bien mieux, mais le problème est que ce film est plus ancien.
Réalisé en 1990 avec tout le talent du réalisateur allemand, Volker Schlondorff, ce film aurait pu peut-être devenir un film culte. En tout cas, il a vieilli. C’est bien un film des années 90, et il n’a pas été, sauf si on me l’a caché, un de ses films cultes comme Le Tambour, Diplomatie ou autres.

L'interprétation est aussi des années 1990.

Si on aime la science-fiction, la science-fiction dystopique, on aimera forcément cette histoire, même si on pourrait penser que la réalisation est trop mièvre, pas assez de brillance dans les effets spéciaux. Le genre de film, le genre d’histoire, qui fait réfléchir. En tout cas, moi cela me fait réfléchir. Surtout dans cette période de Trumpisme.

Dans ce cas précis, cela est aussi un Thriller. Il y a un suspense.
Va t-elle retrouver sa fille ? On sera déçu.
Cela est aussi une histoire d’amour. On sera déçu aussi.

Finalement, un verdict peut être un peu sévère.
J’ai trouvé ça MOYEN, je mets la note de 2,5 et puis voilà.
Entre la série et ce film, je vous conseille véritablement de choisir la série.
Voir ce film là, n’est pas indispensable du tout, c’est ce que je pense.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Magnifique contre-utopie adaptée d'un roman qui donne une image terrifiante de l'avenir de l'avenir de l'Amérique puritaine. L'histoire est incroyable et glaçante ; tout est filmé de façon simple et proche, sans artifices, comme si on assisstait à la scène en temps réel.
Que dire devant ce chef d'oeuvre ? On en reste pantois.
Hotinhere

790 abonnés 5 457 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2021
Adaptation du roman éponyme de Margareth Atwood, une fable dystopique sombre et glaçante, au scénario prenant et à l’interprétation excellente, qui tempèrent les quelques faiblesses d’un film un peu daté.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 octobre 2008
Dans la ligné de «1984», «The Handmaid's Tale» (USA, 1984) de Volker Schlöndorff illustre le monde de demain, aux airs post-apocalyptiques, gouverné par les extrémistes, où les moeurs sont pervertis pour le bien de l'humanité. Le film est visible dans l'idée que ce monde là est possible voire peut-être inévitable. Croire une telle chose, résumerai à voir en ce film une horrible prémonition. Or l'imagination humaine à toujours fécondé l'image d'un demain horrible, à l'encontre des moeurs établis. «The Handmaid's Tale» ne fait que donner l'image d'un nouveau demain apocalyptique. Le point mis en valeur par Schlöndorff c'est l'institution d'un nouveau modèle de reproduction. La société est régi par une sorte de religion où les pulsion sexuelles sont bannis, le désir aussi, où le viol est un crime suprême de lèse-majesté dont le condamné est déchiqueté vivant et publiquement par les fécondatrices. La nouvelle religion, plus près d'une secte que d'une véritable idéologie divine, prend sa fonction dans la hiérarchie sociale et dans la reproduction. Il existe des familles de Commandants, dont les femmes sont stériles et qui ont chez eux une servante vêtue de rouge là où le femme de maison est vêtue de bleu. L'homme s'accouple avec la servante écarlate tandis qu'elle est allongée sur la femme de maison. Etrangeté d'une cérémonie inventée. «The Handmaid's Tale» illustre donc l'éradication de l'humanité des servantes, mais aussi la part d'humanité naturelle du Commandant. A travers l'acte sexuelle naît entre eux une relation. C'est là le problème du film quand va se poser la question de la résistance et du meurtre du Commandant. Parlant plus des moeurs nouvelles que de la résistance (contrairement à «1984» ou «V for Vendetta»), «The Handmaid's Tale» n'apporte malheureusement pas la force attendu à une telle oeuvre, d'autant plus qu'elle est réalisé par le diplômé de philosophie Schlöndorff. Aurait-ce était autrement si le film n'avait pas été produit aux Etats-Unis ?
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 010 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mars 2025
Un monde futuriste répressif prend appui sur le livre de Margaret Atwood. Il décrit une société américaine devenue dictature sexiste et machiste. La bible est utilisée pour légitimer une pratique abjecte. Les femmes qui sont encore fertiles sont recherchées pour devenir des mères porteuses des dirigeants qui ne parviennent pas à avoir de descendant.
Le film de 1990 est plus lisse et moins impressionnant que la saison 1 de la série de 2017, la meilleure de mon point de vue. La différence tient au fait que la série, par sa durée, nous montrait beaucoup plus de scènes de viols, de sévices ou de pendaisons. Sinon, en ce qui concerne la comparaison des acteurs, Natacha Richardson est une plus belle femme qu'Elisabeth Moss mais son jeu est moins élaboré. Quant à la tante Lydia, je préfère celle de la série, plus machiavélique et dont le rôle est bien plus important. Ce qui est bizarre, c'est de voir arriver si vite la fin alors qu'il y a tellement de rebondissements dans la série.
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mars 2025
C'est un peu injuste de comparer un film de moins de deux heures avec deux saisons d'une série réalisée près de trente ans plus tard, mais il est pour moi évident qu'il manque de force dans sa représentation de la violence morale et physique. Contrairement aux quelques autres films que j'ai vu de Volker Schlöndorff - je pense au "Tambour" et au "Roi des Aulnes" - il n'y a aucune scène véritablement marquante. Une réalisation très fonctionnelle couplée à une musique fade et datée font que "La servante écarlate" fait vieillot alors que son thème n'a peut-être - hélas - jamais autant été d'actualité. Le fait d'en connaitre également l'histoire faute à la vision de la série joue également en sa défaveur, sans doute est-il beaucoup plus marquant pour quelqu'un qui la découvre.
Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

90 abonnés 1 457 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 avril 2025
Dans cette dystopie où on retrouve tous les codes du genre, répression, totalitarisme, inégalité et individus réduits à un code barre, l’intégrisme religieux et le machisme ont pris le dessus pour préserver le renouvellement de la population suite des catastrophes sociétales (les femmes décident de leur corps) ou climatiques (pollution, accidents nucléaires). Le film a vieilli, il sonne bien les années 90 (couleurs, coiffures et interprétation) et le tout est un peu trop lisse et convenu pour plonger vraiment dans les affres du sujet, tenir en haleine et susciter l’émotion.
SB88
SB88

34 abonnés 1 570 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mars 2025
La servante écarlate - ce film est très spécial ! J’aime beaucoup l’ambiance et l’inventivité pour une création de 1990 ! Univers très malsain, dur et révoltant. Il me manque une réalisation dingue et une histoire évolutive pour en faire un chef-d’œuvre. Très dommage !
3,2/5
Roub E.

1 306 abonnés 5 370 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mai 2021
Avant d’être une série à succès le roman avait déjà été adapté en film. Un film qui au niveau de l’esthétique est très typé années 90, mais qui retranscrit bien l’austérité du monde qu’il décrit. Un futur proche effrayant dans ce qu’il décrit car finalement très crédible dans ce que peut donner une société en crise qui se repli vers la religion et a comme conséquence un asservissement des femmes. Si au niveau de la mise en scène et du décorum il n’y a rien de bien exceptionnel, il faut bien dire que l’histoire se suffit quasiment à elle même; l’interprétation excellente élève en revanche un film qui peut paraître austère mais dont l’histoire elle est passionnante.
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