Moulin Rouge
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 mars 2013
Ce Moulin Rouge n'a pas grand chose à voir avec le remake de Baz Luhrmann si ce n'est l'idée Toulouse-Lautrec. Ici il s'agit d'un biopic sur la vie du peintre (enfin une partie de sa vie). J'ai trouvé cela intéressant et surtout l'aspect de sa personnalité qu'est sa solitude. Des numéros musicaux, des séquences mettant en valeur les oeuvres du maître sont des scènes plutôt bien faites. José Ferrer est très touchant.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 336 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 septembre 2012
Il s'agit sans aucun doute d'un des très bons films de John Huston où il fait montre de tout son savoir faire. La vie de Toulouse-Lautrec est certes romancée mais l'essentiel n'est pas là, Huston cherche à recréer cette époque d'effervescence parisienne autour de la peinture impressionniste. On sait que les cinéastes hollywoodiens ont toujours livré une vision caricaturale de la vie parisienne et ce, quelque soit l'époque choisie. Pas Huston, qui entend suivre les pas du grand Renoir de "French Cancan". Les images sont sublimes et la première scène nous transporte dans un French Cancan endiablé. Attablé , Toulouse Lautrec croque les acteurs de cette vie nocturne. On découvre alors José Ferrer acteur méconnu en France qui livre ici une prestation remarquable. L'acteur n'est pas à son coup d'essai avec la culture française ayant été oscarisé deux ans plus tôt pour le "Cyrano de Bergerac" de Michael Gordon. La mélancolie que l'on peut lire sur son visage, la nonchalance de ses déplacements (sans doute due à sa posture délicate pour mimer le nanisme de Lautrec) donne un éclairage particulier sur l'alcoolisme du peintre qui l'a emporté relativement jeune. La belle époque n'était peut-être pas exactement comme Huston nous la décrit mais le temps d'un film on se croit voisin de la Goulue ou de Seurat et c'est un tour de force pas si facile et somme toute assez rare. A noter les petites participations des deux princes de l'épouvante de la Hammer qui connaissait alors son heure de gloire , je nomme Christopher Lee et Peter Cushing.
il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 octobre 2012
Pour ce portrait tragique du peintre Toulouse-Lautrec, John Huston s'est appliqué à déployer une palette de couleurs vives pour nous replonger dans le Paris de la Belle époque, le Montmartre des artistes. Une atmosphère de légèreté qui masque diffcilement la tristesse et la laideur des bas-fonds dans lesquels erre l'âme désolée de cet artiste en mal de vivre. Son spleen est dépeint avec tant de force par la caméra de Huston et l'acteur José Ferrer qu'il en est presque dommage de l'avoir chargé des souvenirs de jeunesse de Toulous-Lautrec. Le flash-back ne s'intègre pas au film (comme la plupart des scènes familiales : la mère paraît de dix ans plus jeune que son fils - et de fait, elle l'est), et la scène de l'accident est complètement ratée.
Malgré cela, le film s'avère une belle réussite hustonnienne, qui reprend et dans les décors, et dans la lumière, les tons et les manières de l'époque. Les acteurs sont tous merveilleux dans cette alternance de scènes joyeuses de rires et de chants, et de scènes tragiques, baignées dans l'alcool et la misère.
shmifmuf
shmifmuf

209 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 janvier 2013
Plus que la vie du peintre Toulouse-Lautrec, "Moulin Rouge" est le portrait d'un homme fasciné par les femmes mais en même temps incapable de nouer avec elles la moindre relation saine.L'inadéquation entre son physique et son érudition fait naître chez lui un dégoût démesuré pour sa personne. Cet individu ne peut qu'enchaîner les échecs sentimentaux, même auprès des femmes lui vouant un amour sincère.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 725 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2023
Un très beau film visuellement et "narrativement" si l'on peut dire.
C'est passionnant et très élégamment conté en français évidemment.
Les décors sont superbes mais les couleurs peuvent paraître étranges. Qu'importe !!!! le charme de toute une époque est formidablement bien rendu.
Très bon film
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2023
« Moulin Rouge » est avant tout l’histoire d’une affiche et de son auteur : Henri de Toulouse Lautrec. Mis en image à l’aide d’une somptueuse colorimétrie (très saturée) par Oswald Morris, le réalisateur s’appuie sur un casting de premier plan : José Ferrer (nominé aux oscars), Zsa Zsa Gabor dans un rôle très distancié, très Hustonien, Suzanne Flon d’une sensibilité et d’une classe admirable et Colette Marchand (Golden Globe du meilleur second rôle féminin) danseuse étoile dont ce sera le seul grand film (elle enchaînera sur deux navets avant de retourner à la danse). Ce quatuor royal est entouré de Claude Nollier (la Comtesse, mère d’Henri, plus jeune que José Ferrer !), Katherine Kath (La Goulue), la chanteuse Muriel Smith (Aïcha). Casting essentiellement féminin que Huston dirige de main de maître. La première demie heure du film offre des numéros de can-can supérieurs à ceux du sublime « French Cancan » que Renoir réalisa trois ans plus tard. Ce sont, avec les dessins sur les nappes, la peinture dans l’atelier et les relations sentimentales désespérées, les grands moments du film. Par contre la description du monde d’en bas sent trop le studio et paraît peu travaillé par rapport à Pigalle et Montmartre. Le Paris de Huston est celui d’un touriste, loin des reconstitutions plus vraies que nature des films de Minnelli. Aussi intéressant que soit ce biopic de Toulouse – Lautrec, « Moulin Rouge », malgré de grandes qualités, n’atteint pas le niveau des films de Renoir ou Minnelli. Néanmoins les autres Can-Can (Walter Lang 1960) ou Moulin Rouge (Baz Luhrmann, 2001) lui sont inférieurs. A noter deux des futures gloires des films d’horreur de la Hammer : Peter Cushing et Christopher Lee dans de petits rôles et le cameramen Freddie Francis qui réalisera des films du même genre, également pour la Hammer.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 mars 2017
Un film aux couleurs magnifiques qui transmet une émotion douloureuse. Le talent du peintre Toulouse-Lautrec y est mis en exergue tandis que la dureté de son infirmité et les souffrances psychologiques qu'elles lui attirent provoquent notre empathie. Un belle réussite tant sur la mise en scène que sur l'interprétation avec une fin très mélancolique.
JR Les Iffs
JR Les Iffs

101 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2016
Film américain de John Huston, de 1952
Des épisodes de la vie douloureuse de Toulouse-Lautrec, jusqu'à sa mort.
Très beau film de John Huston dans lequel il fait revivre une époque de la vie parisienne de la fin du 19ème siècle, ainsi que de la vie du Moulin-Rouge, que fréquentait assidûment le peintre Toulouse-Lautrec.
C'est une très belle reconstitution historique du Paris de l'époque, sans les défauts habituels de la vision américaine. Les séquences de danses du Moulin-Rouge sont excellentes. Les extérieurs de Paris sont très convenables.
La vie de Toulouse-Lautrec tient lieu de ligne générale avec flash-back sur ses années de jeunesse. Les personnages ont une profondeur psychologique, et la compréhension de l'oeuvre du grand peintre est bien expliquée par sa vie et ses amours. José Ferrer fait une étonnante prestation dans la peau du peintre, et a su exprimer toutes ses souffrances morales et physiques.
Très belle réalisation aussi bien lors des séquences de danse du Moulin-Rouge que dans les extérieurs parisiens. Il y a des dialogues profonds et une grande émotion se dégage de ce film qui n'a pas pris une ride.
Hotinhere

790 abonnés 5 460 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juillet 2023
Biopic romancé de la vie d’un génie maudit qui a noyé son spleen causé par son infirmité, dans l’ivresse flamboyante du Montmartre de la fin du XIXe siècle sublimé par le Technicolor, incarné remarquablement par José Ferrer qui interprète Lautrec en marchant sur les genoux. 3,25
Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 octobre 2020
Toujours eu des réserves à propos de John Huston à la réputation
et à la filmographie un peu surfaites et ce film ci avec son lot
prévisibles de clichés usés jusqu'à la corde ne me disait rien qui
vaille.
Agréable surprise en définitive pour ce qui relève d'avantage d'un
portrait de Toulouse-Lautrec avec un José Ferrer (à ne pas
confondre avec Mel Ferrer) bouleversant.
Le film brille également par son travail et sa recherche dans le
domaine pictural qui lui confère une authenticité véritable.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 227 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2026
Le titre du film peut évoquer une affiche célèbre de Toulouse-Lautrec ou bien encore le lieu emblématique où le peintre a puisé son inspiration. C'est un titre peut-être plus inspirant que "Toulouse-Lautrec"; car, on ne s'y trompe pas, le film de John Huston est avant tout une biographie, d'ailleurs très convaincante, de Lautrec.
Certes, ce haut lieu du pittoresque parisien et de la Belle Epoque, le french cancan et les bistrots de Montmartre font partie intégrante du film et sont les décors incontournables de la vie et de la création du peintre. Mais le principal intérêt se trouve ailleurs, précisément dans le portrait de Lautrec qui, dépassant la simple légende, exprime une vraie dimension humaine. Lautrec n'est pas seulement peintre, il est aussi ce petit homme boiteux dont les terribles complexes détermineront à la fois la réussite de son œuvre et l'échec de son existence.
Peintre du mouvement sensuel, de la danse et d'une certaine idée du plaisir, Lautrec exprime devant la caméra de John Huston une image du gai Paris dont son infirmité le prive et le contraint à n'être que le témoin. Le portrait que le cinéaste fait de cet homme parfois irascible et cynique par désespoir est vrai, émouvant. José Ferrer fait une composition remarquable, dont on peut dire, au propre comme au figuré, qu'elle l'a mis sur les genoux.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 877 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 juillet 2022
J'ai apprécié ce film, un biopic sur le peintre Toulouse-Lautrec.
Le film retrace une partie de la vie du peintre à un moment marquant de la vie parisienne, celui de Belle Epoque.
J'ai pu découvrir la vie de Toulouse-Lautrec, celle du Moulin Rouge.
Le film est intéressant pour ça.
Il a vieilli bien sur mais le rythme est plutôt soutenu et Ferrer porte le film d'une belle manière.
La fin notamment est touchante. Avec un très joli trucage.
Pascal
Pascal

253 abonnés 2 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 août 2025
Ressorties en salle de trois opus de John Huston dont " moulin rouge " (1952 ) qui obtint deux oscars.

Le scénario repose sur un biopic de la vie du peintre Henri de Toulouse-Lautrec ( héritier du comte de Toulouse), rendu handicapé après une chute dans des escaliers, conjuguée à une union parentale consanguine.

Connu pour ses dessins et toiles inspirées par sa fréquentation du cabaret du " Moulin rouge" ( d'où, évidemment, le titre ) et comme le premier artiste peintre à avoir été exposé de son vivant au musée du Louvre, le personnage est malgré son handicap physique, un des géants de la peinture du début du XX ème siècle.

Traversé par un manque d'estime de soi, par le rejet paternel, par son handicap qui lui fait ressentir en permanence le rejet originel, il développe probablement son addiction à l'alcool qui finira par l'emporter prématurément.

Pas toujours fidèle à la vérité historique, ( c'est souvent malheureusement le cas au cinéma) , " Moulin rouge" est malgré tout une réussite cinématographique indéniable ( selon moi en tout cas ).

La seconde heure m'a semblé plus réussie que la première, ce n'est pas non plus le film de Huston que je préfère, mais sa filmographie est à mon goût d'un tel niveau, que malgré ses petits défauts ( toutes les scènes à l'exception de deux ou trois sont filmées en intérieur et donnent un ambiance parfois un peu oppressante), " moulin rouge" reste un incontournable du cinéaste.

La prestation de José Ferrer qui joue à genoux pendant tout le film, est entrée dans l'Histoire du septième art.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 février 2018
Capable de faire un virage à 180 degrés entre les genres mis en scène, John Huston s'attaque en 1952 à la vie de Henri de Toulouse-Lautrec, débutant dans le Paris de 1890 et évoquant son art, son handicap ou encore son rapport avec les femmes.

Biopic très romancé, Moulin Rouge offre d'abord la très bonne et agréable surprise de nous emmener avec grand brio dans le Paris de l'avant-Guerre et de la belle époque, à cheval entre deux siècles et dans une ambiance particulièrement colorée, mélancolique, charmante et prenante. Le metteur en scène du Faucon Maltais insiste sur le portrait humain et la psychologie du protagoniste, notamment ses malheurs, déboires et son rapport avec l'amour, qui va le modifier en profondeur, comme en témoigne toute la dernière partie de l'oeuvre.

Huston n'évite tout de même pas quelques clichés propres aux biopics, à commencer par le parcours de l'artiste maudit, très "hollywoodien" finalement bien qu'il arrive tout de même à se démarquer un minimum. Il y a une sensation d'infinie tristesse qui traverse l'artiste et le film, ainsi qu'une grande lucidité dans la vision de l'art, notamment lorsqu'il évoque que ce n'est même plus le tableau que les gens admirent mais le nom qui se cache derrière, mettant en avant une certaine hypocrisie dans ce milieu. On peut aussi regretter l'intrusion des flash-back qui sont assez mal amenés et assez vains, n'apportant rien à l'oeuvre, bien au contraire même.

Derrière la caméra, Huston dévoile tous ses talents, notamment pour dépeindre les bas-fonds dans lesquels erre l'âme triste de cet artiste en mal de vivre, il donne une vraie puissance à ce portrait. Quelques séquences, notamment musicales, sont particulièrement mémorables, tandis que la reconstitution avec les décors et jeux de lumières est parfaitement bien exploitée par le cinéaste américain. Il bénéficie aussi d'une excellente et authentique performance de l'acteur José Ferrer, donnant vie à ce personnage et sachant en retranscrire les particularités.

John Huston propose avec Moulin Rouge une retranscription de la vie de Toulouse-Lautrec parfois maladroite mais prenante et d'une infinie tristesse où l'on suit dans un magnifique Paris de la belle époque, le spleen d'un artiste en mal de vivre.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2011
John Huston était un cinéaste intelligent et ambitieux. Ce qui n'aurait pu n'être qu'un biopic bien sage et sans originalité devient entre ses mains une oeuvre d'art. Peut-être pas une oeuvre d'art qui soit parfaite mais une oeuvre d'art tout de même. Le jeu unique des décors, des costumes, de la photographie évoque par un choix très scrupuleux des couleurs celles des peintures et des lithographies de l'immense artiste qu'était Henri de Toulouse-Lautrec. Le cinéaste se permet aussi quelques instants en-dehors du temps pour nous faire admirer l'oeuvre de ce génie. C'est vraiment le Montmartre de 1900 et l'univers du peintre qui revivent ici devant nos yeux admiratifs. La forme du film est très colorée mais le fond est très noir retranscrivant parfaitement le mal de vivre de cet artiste unique par de beaux dialogues et l'interprétation magistrale de José Ferrer. Parmi ses partenaires, on signalera la présence de Peter Cushing et de Christopher Lee dans de petits rôles ainsi que celle de Suzanne Flon qui n'avait pas attendu d'avoir des rides pour montrer sa présence et son talent immenses. La fin, qui nous montre une dernière fois le vrai Moulin rouge, est très belle et conclue de façon mémorable ce grand film. C'est avec une très grande satisfaction et la musique d'Offenbach en tête qu'on le quitte.
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