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Un visiteur
4,0
Publiée le 5 juillet 2012
C'est surement son film le plus autobiographique, ou du moins c'est mon impression. C'est peut-être le fait que j'en connais un peu plus sur lui et sur sa personnalité, qui m'a amené à percevoir Bleeder ainsi. Réalisé quelques temps après le premier Pusher, Refn réutilise les mêmes ingrédients. On suit un groupe de personnes, qui ont à priori aucune histoire particulière, dans une ville paumée où règne la monotonie et l'ennui. Un jour, le quotidien morne de ces personnes est complètement chamboulé lorsque Leo découvre les sensations que peuvent éprouver la violence. En assistant à un règlement de compte dans une discothèque, Leo va prendre goût à la violence, lui qui paraissait pacifique. Sa relation avec Louise et va en prendre un coup, et va réveiller l'instinct fraternel de Louis. Leo deviendra beaucoup plus distant et plus cru, avec sa femme et va commencer à dire ses 4 vérités à propos de leur futur bébé. Comme dans pas mal de ses films, la relation père de famille- fils constitue un des sujets principaux du film, et on sent que Refn a envie de nous montrer ce qu'il a pu ressentir lorsqu'il a appris pour la première fois qu'il était Papa. En regardant un de ses interviews j'ai appris qu'avant Refn était quelqu'un de très nihiliste et narcissique, et que son premier gosse a vraiment bouleversé sa vie et lui a appris le sens des responsabilités. C'est ce qu'on ressent pleinement lors des relations entre Leo et sa femme Louise. Renf disait également qu'il ne jurait que par l'art, d'où le personnage de Lenny, gérant d'un vidéo-club. Il est incapable de parler d'autre chose que de cinéma et se comporte de manière très immature avec les filles, dont LA fille, qu'il n'ose même pas aborder. Encore une fois Refn signe un film très réaliste. Il sait comment mettre en scène le quotidien des gens, et leurs réactions face à la violence. Les scènes d'amour entre Lenny et Louise sont vraiment très bien représentées, ce sera un aperçu de ce qu'il sera capable de faire dans Drive. Il est capable d'apporter sa touche personnelle à une histoire qui parait simple sur le papier.
Avant de m'attaquer à la trilogie Pusher de Refn, je me suis décidé à regarder ce Bleeder qui semble pas mal y ressembler. Les mêmes acteurs, dans la froideur du Danemark. Alors en gros c’est pas trop mal, sans non plus bousculer des montagnes. Disons que dans le genre c’est bien fait. On a à faire à un groupe de mecs d’une trentaine d’années qui se retrouve chaque semaine pour regarder des films ensemble. Parmi eux un autiste-cinéphile (belle interprétation de Mads Mikkelsen) qui bosse dans un vidéoclub, le patron du vidéoclub, un futur père de famille qui y loue des films, ainsi que le beau-frère de ce dernier. L’histoire se centre principalement sur les histoires d’amour du premier et du troisième, aussi différentes soient-elles. Le film montre comment des hommes sans histoires peuvent déraper sans trop prendre conscience des conséquences. C’est plus un drame qu’un thriller, c’est sans prétention, il y a quelques scènes qui valent le détour comme la présentation des personnages au début qui m’a beaucoup plu, ainsi que certains plans-séquences caméras à l’épaule. Le seul défaut qui me vient à l’esprit c’est sans doute le manque de rythme, il y a des moments un peu creux et lents où on divague un peu. Mais un bon film dans l’ensemble.
Maintenant que j'ai vu tout les films de Nicolas Winding Refn, je peux le dire : "Ce type est un génie !". Bleeder est le premier film du "jeune" réalisateur danois, et pourtant on retrouve déjà cette fulgurance, cette habilité pour la mise en scène. Ce premier long-métrage s'inscrit un peu dans la même lignée que la trilogie "Pusher", d'un point de vue esthétique et spatio-temporelle. On y retrouve les trois acteurs qui interprétaient un des personnages principaux de chaque film (Kim Bodnia, Zlatko Buric et l'exquis Mads Mikkelsen). Les deux films sont tournés en langue danoise et l'intrigue de Bleeder et de "Pusher" se passent tout deux à Copenhague. Et pour finir les quelques ressemblances, la réalisation allouée aux deux long-métrages est quasi identique, un stylé posé mais énergique, lent et brutal, avec quelques longueurs mais pourtant ultra bien rythmé. Je dis toujours ça sur ses films, mais probablement un de ses meilleurs, tout les fanboys de NWR se doivent impérativement de le voir. Un pur kiff !
Deuxième film de Refn après le premier "Pusher", on y voit grosso modo les mêmes protagonistes: Mikkelsen en cinéphile autiste (ces deux termes sont ils dissociables finalement???), Buric en mec cool (ça change de Milo) et Bodnia qui a le don de se mettre dans la crotte (Léo ici, Franck dans Pusher). Ainsi, Léo, pauvre gars qui n'inspire pas vraiment la sympathie, apprend qu'il va être père... ce qui aura pour conséquence de le faire sombrer dans la folie, assez rapidement ma foi... Refn filme des scènes de violence incroyable, qu'il laisse échapper sans qu'on s'y attende. Moins abouti que ses autres films, mais mission accomplie avant la sortie de "Drive": j'ai vu tous ses films, et c'était un plaisir!
Refn a un talent fou pour ce qui est de filmer dans le registre de la violence et du malsain au travers de personnages et d'histoires on ne peut plus banales. Typique du réalisateur, dans la veine de Pusher, avec cependant un concept encore plus malsain et délirant, ce à quoi je ne m'attendais pas du tout.
Bleeder de Nicolas Winding Refn s'impose comme un nouvel électrochoc dans la filmographie du réalisateur. Véritable fable au style pourtant très impersonnel, le film fait preuve d'un réalisme et d'une profondeur remarquable. Dans le sillage de Pusher 2, Bleeder aborde avec encore plus de spontanéité et d'émotion cette description de la monotonie urbaine, compensée tantôt par l'évasion (Lenny, le personnage interprété par Mads Mikkelsen est passionné de cinéma) tantôt dans la haine, la violence et le dégoût (Leo, sous les traits de Kim Bodnia, écoeuré par l'ennui et la violence au quotidien se fascine rapidement pour le mal). Acteurs impeccables puisque l'on y retrouve les gueules des trois Pusher, accompagnés par de nouveaux interprètes, tous plus talentueux les uns que les autres. Encore un immense film pour Refn, qui s'affirme comme l'un des cinéastes les plus admirables de sa génération.
un 1er jet avant les chefs d'oeuvres que sont pusher one two three... l'atmosphère, la tension, les dialogues... du pusher light ! désolé de me contenter de comparer à la trilogie, mais vraiment tous les élements sont semblables. Un film à voir, Milo en forme ça fait plaisir :=)
Lenny travaille dans un vidéo club, et, tel un autiste, sa vie se résume aux films qu'il voit. Leo apprend qu'il va bientôt être papa et déraille... Un film raté sur la peur et la violence qui frôle la folie mais ne l'atteint jamais tant Refn semble uniquement se préoccuper de lui-même avec sa caméra qu'on n'oublie jamais et son papier peint rouge. Il fait mumuse avec la forme plate et, comme dans "Bronson" ou "Valhalla rising" tue tout fond. "Bleeder" pose de bonne bases, mais l'intrigue tourne en rond, on s'emmerde, et, pire, on a droit à une des scènes de violence, celle de la seringue, les plus ridicules qui soient. Bref, à part la trilogie des "Pusher", Refn ne nous a offert que des singeries esthétiques.
Vu en présence du réalisateur, le deuxième long métrage de Nicolas Winding Refn est un film original aux répliques excellentes avec un scénario explorant les thèmes fétiches du réalisateur sur l'imprégnation de la violence chez des hommes sans histoires qui, une fois le mécanisme lancé, ne peuvent plus revenir en arrière. Les acteurs, pour la plupart déjà vus dans le premier long métrage de Winding Refn Pusher, sont excellents comme Kim Bodnia, Zlatko Buric ou le toujours aussi excellent Mads Mikkelssen qui incarne ici une sorte d'alter ego du réalisateur. Les personnages féminins ne sont pas en reste non plus. Si le film souffre parfois d'une baisse de rythme, il est superbement réalisé avec des références multiples, et reste un film comme on en voit peu en ce moment dans le cinéma actuel.
Une très grosse déception... J'attendais vraiment de voir ce film après avoir adoré la trilogie Pusher. Je m'attendais à voir un film surprenant, et c'est le cas c'est vrai, mais le scénario est assez baclé, les personnages secondaires sont franchement inutiles. L'histoire de Lenny m'est apparue complètement hors sujet car elle ne relève d'aucune utilité pour l'intrigue principale. Et puis les scènes manquent de liant, le cheminement qui mène Léo vers la folie n'est pas bien mené du tout. Bref, déception.