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J.Dredd59
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1,0
Publiée le 12 septembre 2016
L'arnaque de l'année 2008 au point que ça récolte les récompenses, les décrédibilisant pour le coup. En fait on a quoi ? On mate une école, une classe difficile. Le truc dont on se plaint à longueur de temps, qu'on déplore dans les médias et sur lequel on daube quant au fait que les nouvelles générations sont pires qu'avant ? Donc on encense un film qui parle d'un sujet qui nous gave ? On râle mais on aime ? On n'a pas peur de la contradiction... Non parce que c'est tout ce qu'on voit, c'est peut être réaliste, mais c'est désolant, des gamins mal élevés qui font la loi et dérangent leur monde, ouah génial, super le pitch, je le remets dans ma poche. Ok la diversité, enfin comme dans les classes (les autres que celles d'un privé du 16è). Moi perso je kiffe pas mater des gens qui jouent à me gonfler, je me mets à la place du prof qui souffre, et là c'est réel, mais pas de film dessus, ou version comique (les profs).
Un grand film sociologique français, dans la lignée de La Haine et de Polisse. Certains pourraient ne pas voir de cinéma à l'intérieur, et pourtant le cinéma sert aussi à ça. Entre les murs reflète parfaitement notre quotidien, notre société actuel, tous les problèmes liés à l'éducation en général. Rien n'est vraiment jugé, tout n'est qu'observation et interrogation ... en un mot brillant !
Je ne comprend pas du tout l'engouement que ce film a suscité. Bégaudau m'exaspère. Il n'y a rien de neuf dans le projet de l'autoportrait qui avait déjà été traité dans le film "Ecrire pour exister". Un film moyen mais qui décrivait une démarche sincère d'ouverture à l'autre. Ici, même les élèves ne sont pas dupes."Je ne pense pas que ça vous interesse vraiment" dit une élève à Bégaudau. Elle a bien raison de se méfier c'est le sentiment que j'ai eu durant tout le film. Heureusement à 30 ans Bégaudau n'est déjà plus prof. Lorsque les élèves dénoncent des propos tenus sur Souleymann, qui serait d'après leur prof principal "scolairement limité", l'adulte choqué réplique en traitant les deux délégués de pétasses. Je ne savais plus trop si je devais rire ou pleurer, tellement c'était lamentable. Comment instaurer la discipline sans respect? J'imagine la difficulté qu'est enseigner à des jeunes qui ne parviennent pas à se sentir investit et dont la plupart n'ont pas de saisi l'importance de l'apprentissage. Mais en l'absence de référent crédible comment peut-il en être autrement ?J'admire infiniment les vrai profs qui avec force, conviction et motivation essaye tant bien que mal à mener leur classe contre vents et marées. ça existe! Ce n'est pas le cas de ce prof qui n'a pas les épaules. Un de ses collègues l'accuse lors d'un conseil de classe d'"acheter la paix sociale". C'est vrai. Il se contente de se mettre en scène dans des situations qu'ils ne comprend pas. Lorsque le jeune gothique se lève pour demander qu'on respecte ses choix vestimentaires, Bégaudau se fout de sa gueule avec le reste de la classe. Si il n'y a qu'une chose à sauver de ce naufrage ce serait les élèves, qui, à l'inverse, sont tous très crédibles. J'avais lu le livre, je l'avais trouvé mal écrit et vide de sens. La palme d'or m'a poussé à regarder le film. J'en ressort inquiète et attérée. Et L'education nationale veut en faire un film de référence et le diffuser dans les écoles..AuSecours!
J’ai l’impression que ce succès c’est pour se dédouaner des ghettos de banlieues qu’on ignore. Non parce que voir des gosses mal élevés se comporter comme ça en classe, non je ne vois pas l’intérêt… On dit que c’est un documentaire pour faire intelligent, on est dans le réel et tout ça, on balance des grands concepts (démocratie, le pouvoir au peuple donc, sauf qu’eux ils ne peuvent pas voter, bien joué) mais ça reste inintéressant et vide. Rien que dans la bande annonce on voit que c’est un prof qui n’a pas d’autorité sur des gamins qui se fichent de l’instruction, génial non ? On ne veut pas assister à ça dans la réalité mais on adule un film qui nous le montre ? C’est pas un peu hypocrite ça ? Balancer des faits sociaux sans tenter d’apporter des solutions ça ne sert à rien, mais c’est aussi du prosélytisme pour une caste d’amateurs de cinéma qui vont trouver ça intelligent et génial, ah ben tiens, la Palme…
Personnellement j'attendais beaucoup de se film en espérant y trouver une dénonciation et peut être même une solution de ces cas dit difficile. Malheureusement j'ai été terriblement déçu, se film et plat et insipide et n'a pour ainsi dire aucun intérêt car selon moi il n'y a pas d'histoire se film serai plus un documentaire qu'une fiction, a y réfléchir il ne se rapproche pas non plus du documentaire car le film est bien loin de la réalité. On peut y voir une vision bien idéalisée de la situation réel. De plus l'acteur réalisateur et scénariste n'a aucun talent. Heureusement le sujet du film à été repris admirablement par Jean-Paul Lilienfeld dans la journée de la jupe où l'on peu voir la réalité de la situation.
J'avais lu "Entre les murs" et je l'avais beaucoup apprécié pour sa drôlerie, pour son sens du rythme, pour l'honnêteté du narrateur dans sa façon de raconter aussi ses erreurs et pour l'équité de son ironie vis-à-vis des profs et des élèves. J'ai donc été ravi de voir le film de Laurent Cantet recevoir la Palme d'Or des mains de Sean Penn, et même un peu jaloux des élèves en train de poser avec leur babiole dorée aux côtés de Natalie Portman.
Depuis est venu se greffer un autre débat, qui n'est pas sans rappeler celui qui avait accompagné le succès de "Etre et Avoir" : Alain Finkielkraut dénonce (sans avoir vu le film) la suffisance de François Bégaudeau et Philippe Meirieu qualifie le film d'idéologiquement dangereux : "François Marin, avec les meilleures intentions du monde, met en oeuvre une pédagogie calamiteuse. (...) C'est une bombe à retardement contre l'école publique. Je crains que des parents, effrayés par le tableau que l'on en donne, n'aient qu'une idée : préserver leurs enfants de cet univers en les mettant à l'école privée !"
Diantre ! Bégaudeau complice de Mgr Di Falco ? De même que M. Lopez avait été transformé en Don Bosco laïque malgré sa pédagogie qui sentait quand même bien la naphtaline, doit on regarder M. Marin comme un prophète d'une didactique révolutionnaire de la frontalité ? Ce n'est à l'évidence ni l'intention du principal intéressé, ni celle de Laurent Cantet : "Le film ne cherche ni à ménager les uns, ni à charger les autres : ils tous leurs faiblesses et leurs fulgurances, leurs moments de grâce et de mesquinerie."
Contrairement à ce que craignent Finkielkraut ou Meirieu, "Entre les murs" ne prétend pas proposer un remède à la crise de l'enseignement en France ; il se contente d'établir un tableau clinique, et c'est déjà beaucoup. Ce diagnostic peut se résumer par cette phrase de Bégaudeau : "L'école crée sans cesse des situations géniales ; mais on sait en même temps qu'elle est, au final, discriminante, inégalitaire, qu'elle fabrique de la reproduction : cette tension est celle du film."
J'étais curieux de voir comment Laurent Cantet allait adapter le roman de Bégaudeau, quelles coupes il allait faire et quels épisodes il allait privilégier, sans dénaturer la pulsation donnée par la répétition des petits détails (les motifs brodés sur le t-shirt, les discours en boucle dans la salle des profs) et les grands événements (les nombreux conseils de discipline, l'avancée de l'action pour empêcher l'expulsion de la mère de Ming). Forcément, il a dû resserrer le récit entre les quatre murs de cette classe et moins jouer sur la rengaine. Mais ce qu'on perd en cocasserie, on le gagne en profondeur, et les plans larges intermédiaires viennent apporter une respiration après les gros plans du huis clos.
Car Laurent Cantet filme à l'intérieur de la classe comme rarement on l'a fait, différemment d'Honoré ou de Kechiche, par exemple. Sans jamais chercher à décrire l'espace par des plans d'ensemble, il filme constamment au plus près des personnages, jouant sur les voix hors cadre et sur la saisie au vol d'un détail (le drapeau algérien sur le pannonceau de présentation de Chérif, une main qui pianote un texto sous la table). Mais la clé de voûte de cette réussite impressionnante, c'est la qualité du jeu des jeunes acteurs. Ils ont travaillé l'improvisation pendant un an pour parvenir à s'approprier des dialogues écrits tout en les enrichissant de leur propre personnalité. Le résultat est fluide, et donne cette impression documentaire soulignée par la critique, alors qu'on est au summum de mise en scène et de la direction d'acteurs.
Cantet ne joue pas la facilité : pas de musique, aucun effet d'accéléré ou de ralenti. Il laisse aux scènes le temps qu'il leur faut, un peu comme chez Kechiche : les discussions entre profs pour savoir s'il faut déférer Souleymane en conseil de discipline peuvent paraître longues, mais elles sont nécessaires pour faire émerger les contradictions et les divergences. Et puis, la longueur ne se fait pas sentir grâce à la variété des sensations sucitées : certaines scènes déclenchent le rire, comme les contradictions dans lesquelles François s'enferme tout seul, ou le débat en conseil d'administration sur la machine à café, d'autres prennent aux tripes, comme l'attitude de la mère de Souleymane au conseil de discipline, ou le constat désespéré d'Henriette à la fin de son année.
Récompensé à Cannes, promis au palmarés des Césars, sélectionné pour représenter la France aux Oscars, "Entre les murs" mérite maintenant de rencontrer le plus large public : par la générosité qui traverse tout le récit et l'intelligence de la mise en scène, c'est clairement le film français le plus intéressant depuis "L'Esquive". http://www.critiquesclunysiennes.com
La Palme d’or du festival de Cannes en 2008 remise au long-métrage de Laurent Cantet pour ce documentaire-fiction constitue une belle révélation. En nous immergeant dans la classe d’un collège déshéritée de Paris, le projet brosse le portrait d’une frange de la population en marge du système scolaire. Grâce à une mise en scène ingénieuse, les joutes verbales qui s’instaurent entre ce professeur de français (François Bégaudeau, lui-même ancien enseignant et auteur du roman support du scénario) et ses élèves (tous amateurs) permettent de livrer une radioscopie sans concession de cette génération. Il n’y a aucun misérabilisme ni conte de fée. C’est direct, efficace et puissant. Bref, un film coup de poing reflet d’une société fragmentée.
Une classe de 4ème pendant une année luttent pour affronter leurs difficultés. La suite de leur vie reste incertaine. C'est un bilan sur l'éducation en France pas glorieux mais sans mensonges. Le film lui opère sa mission de prise de conscience mais comme oeuvre cinématographique ne va pas plus loin. Les petits défauts des acteurs et les manques dans le scénario sont bien présent.
Je voulais voir ce film, néanmoins, je pensais finir par m'ennuyer, d'autant qu'il durait 2h. Et bien pas du tout, le film se déroule devant nos yeux sans que l'on voit le temps passer. A la rigueur même, je le trouve trop court car, effectivement, il aurait fallu montrer une évolution de cette microsociété, une évolution dans les rapports des personnages à mon sens, bien trop survolée. Je verrai bien une série montrant tout une année scolaire ... En tous cas, même si je doute de leur réel talent de comédiens, ces jeunes collégiens sont brillants de naturel ce qui rend ce film proche du documentaire ...
j'avoue que je ne m'attendais pas à mieux en voyant ce film..car j'avais déjà une idée bien précise... ce film est tout simplement l'éloge de la démagogie, quelque chose que je trouve tout simplement insupportable. les professeurs ont le devoir de transmettre des connaissances , et non de faire ami ami avec les élèves pour que ceux ci soient plus "dociles"...et l'enchainement des événements dans le film est bien la preuve que cette tactique ne marche pas. les professeurs sont donc très peu crédibles!! quant aux élèves...j'espère juste qu'ils jouaient vraiment un rôle exagéré..car ces attitudes odieuses ne seraient tolérées longtemps et oubliées à l'aide d'autoportraits!!! en bref un film qui ne méritait pas du tout la palme d'or..(dire qu'il y avait valse avec bashir cette année!c'est navrant!) je pense que ce film a remporté le succès par le fait qu'il transmet à certains le système éducatif idéal, où les élèves ont tout simplement le pouvoir sur le corps enseignant..qui a d'ailleurs détester ce film pour les même raisons que moi! bref je conseille tout de même de voir ce film , pour que chacuns donne son opinion..
Pour commencer, ce film devrait être tourner dans plusieurs endroits différents, hors, ce n'est pas le cas. Une classe d'étudiants qui passe leur temps à papoter, sans bouger, à être coller à leurs chaises, franchement, ça se bouge pas. Ce n'est pas un film, j'ai l'impression d'être en cours à ne rien faire, mis part me tourner les pouces, en écoutant des anneries pareils. Ce film devrait mériter et être le grand vainqueur des razzies awards, au lieu d'avoir la palme d'or.
Juste après avoir vu une des deux Palmes d'or 1997, on se reporte onze ans plus tard et quelques milliers de kilomètres plus à l'Ouest juste dans nos chères belles contrées. Alors une Palme d'or à un film français c'est tellement rare donc ça fait toujours plaisir à notre côté chauvin. Pour le film en lui-même, ce n'est certes pas un grand film, pas celui qui marquera l'Histoire du cinéma d'autant que c'est une oeuvre assez bien française et qui ne doit pas parler autant aux autres pays (il est tout à fait possible que je me trompe totalement sur ce point mais le système d'éducation est loin d'être le même dans les autres pays!!!), et que l'on peut le trouver parfois un peu long. Reste que c'est un témoignage inestimable de notre époque sur un des aspects les plus importants de notre société à savoir l'Education nationale. Parfois certaines séquences sont comme des madeleines de Proust où on peut se dire qu'on a déjà vécu ceci ou cela sur les bancs de l'école, très bien aidé d'ailleurs par une interprétation toute en spontanéité et impossible à prendre en défaut. Palme d'or 2008, vu.
Comme d'habitude une palme d'or qui ne vaut pas son titre, ou plutôt qui le vaut tant les critères pour l'obtenir sont misérables. Le problème du film vient de son parti pris. Et oui on a bien dis "film". Si entre les murs avait un documentaire il aurait facilement mériter 3 ou 4 étoiles tant il relate bien les problèmes de l'éducation nationale à faire face à des élèves qui n'en ont rien à faire. De ce côté, Entre les murs est très réussi, ne rajoute rien voire enlève un peu à la réalité. Le seul problème c'est qu'ici, o à affaire à un film et qui dit film dit scénario, jeu d'acteurs, suspens.. et là, il n'y a tout simplement rien! ça fait certes réel puisque c'est filmé comme une documentaire mais ça n'en est pas un donc la démarche est vicieuse car elle pourrait cacher les défauts de cette production. Or des défauts il y en a plein. Il n'y a pas de scénario, juste une succession d'éléments ayant un vague rapport les uns les autres ne présentant aucune évolution dans l'histoire. L'écriture est très pauvre, les répliques de l'enseignant sont à pleurer. Quant au jeu d'acteurs on touche parfois le fond avec les autres professeurs. On finit par s'ennuyer devant cette fresque pas si bien écrite et lassante dans les situations qu'elle propose. La critique d'éducation nationale et de ses élèves est très juste mais on parle de cinéma et cela ne suffit pas du tout à faire un bon film.
Très beau film. Très bon scénario. On ne s'ennuie jamais. Et surtout extrêmement (mais vraiment extrêmement) bien joué. Je ne mets pas chef d’œuvre mais, ... ah si tiens je vais mettre chez d’œuvre !
Toute la problématique de l'éducation nationale et de la France chorale ! J'ai eu peur que cela fasse trop "documentaire", et finalement, c'est passionnant comme un bon thriller. On ne décroche pas un instant, grâce, notamment, à des comédien(ne)s magnétiques !