Cantet nous plonge au cœur d'une année scolaire dans un collège difficile de la plus belle des manière. D'un réalisme fascinant et magistralement interprété, "Entre les murs" n'a pas volé sa palme d'or.
J'avais 16 ans lorsque j'ai vu pour la 1ère fois "Entre les Murs" et ce fut un véritable choc.Laurent Cantet,directeur d'acteurs de génie,a su trouver ces petits moments de vérité des jeunes comédiens amateurs pour rendre le tout tellement réaliste.C'est presque documentaire tout en racontant une histoire.Alors que beaucoup de "teen movies" sonnent faux,ce drame social tout comme "Les Beaux Gosses",donne une vision moins caricaturale et plus vraie de leur vie,leurs sentiments.Quelle réussite!
Ce film démontre bien la déchéance intellectuelle et sociale qui a commencé et qui va nous absorber peu à peu. Je n'ai pas de critique sur la réalisation car le parti pris de filmer ainsi est prémédité. Je n'ai néanmoins rien appris, quand on a conscience de ces problèmes, le film ne fait qu'illustrer.
Un film bien intéressant que pourrait montrer les professeurs de français pour parler de la difficulté d'un prof de français face à des élèves turbulents. Car ce film parle de ça, d'une communauté de professeurs qui essaye de bien tenir ses élèves en France. C'est intéressant, touchant, parfois drôle, bien réalisé et bien interprété. Un bon film que je conseil.
Que ce film existe, soit. Qu’il obtienne la palme d’or, c’est scandaleux. «Entre les murs» ressemble a une émission de téléréalité et imite ses travers. Tout y est stéréotypé pour coller à l’image qu’on aime donner de la banlieue. Un exemple: l’un des ados, Franck dans la vraie vie, a été renommé Souleymane dans le film. Autre exemple: le réalisateur a demandé à celui qui joue au caïd d’en rajouter. Il ne faudra pas s’étonner, quand les élèves iront voir ce film et qu’on leur dira qu’il faut l’applaudir, de l’effet boomerang. Ils auront à leur tour envie de jouer les caïds. L’image de l’enseignement véhiculée est completement fausse. On a l’impression que c’est l’école du cirque. Le jour de la rentrée scolaire, personne ne fout le souk, contrairement à ce qui est montré dans le film qui, d’emblée, est dans la caricature. Le premier jour de l’année, les élèves sont plutôt là à observer. De même, des élèves qui mangent pendant un conseil de classe, comme c’est le cas dans le film, je n’ai jamais vu ça en 10 ans passés en ZEP.
Ce Monsieur Bégaudeau se fait le porte-parole de l’Education nationale et veut donner des leçons aux autres enseignants alors que lui-même n’enseigne plus. Dans le film, il est incapable de se montrer responsable devant une classe. Par exemple, il emmène un perturbateur dans le bureau du principal en laissant sa classe. Or tous les profs le savent: jamais on ne laisse une classe seule ! Et même s’il est prof de français, Bégaudeau préfère la tchatche et le langage sms-banlieue plutôt que d’élever ses élèves vers une autre façon de parler. Bref , un film a fuir !
J'aime le cinéma avant tout , quant je vois un film aussi plat que celui la , j'enrage de voir des critiques aussi bateau et primaire concernant ce dernier. Ce n'est pas parceq'un film est primé au festival de canne , que celui-ci ce voit être un chez d'oeuvre ( et pour le cas un simple bon film )
Voyage à l'intérieur d'une classe de 4e dans un collège de banlieue parisienne, qui aborde de façon réaliste, émouvante et drôle tous les sujets importants de la vie à l'école. Le génie de Laurent Cantet et des comédiens, tous géniaux, c’est qu’on ne sait jamais si on se trouve dans un documentaire ou dans un film. D’ailleurs je ne sais toujours pas ! Palme d'Or 2008.
Superbe film, qui tient d’ailleurs plus du reportage, au réalisme impressionnant et d’une grande humanité. Une œuvre sociale subtile, comme on en fait peu, qui interpelle, accroche, malmène mais aussi fait sourire et même rire, avec des acteurs amateurs époustouflants de naturel. Notre “Agité du Château” et ses ministres de l’Éducation nationale, cancres d’entre les cancres, auraient dû s’en inspirer avant de lancer leur politique de destruction de l’enseignement en France !
Entre les Murs fait le pari du réalisme à l'extrême pour plonger dans une classe de ZEP et donc dans la base de la culture française moderne. Il dresse un portrait assez désespéré de l'enseignement de nos jours, où le désintérêt des élèves est quasi irrécupérable. Laurent Cantet filme cela avec une forte proximité presque documentaire qui rend très vraie la performance des enfants. Cependant cette vision assez noire et désenchantée semble rabaisser le travail de professeur qui est assez mal présenté et ne rend pas forcément justice à ceux-ci
Sympa comme film, bon jeu d'acteur de tout le monde et ça parait réaliste le comportement de ces élèves de zones en difficultés... Le prof de Français (qui a un petit air de Rick dans TWD ^^) est très convaicant. On dirait presque un documentaire ce film... Intéressant. 3/5