105 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
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inspecteur morvandieu
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1,0
Publiée le 8 juillet 2026
Russ Meyer narre les aventures d'une jeune épouse gironde et nymphomane dans une forme de cinéma érotique hors d'âge, c'est-à-dire pas plus troublant qu'audacieux, dans les images comme dans les idées. Le film de Russ Meyer, lequel peut toutefois se prévaloir du statut de réalisateur culte du cinéma underground, est, sur la forme et le fond, parfaitement médiocre. Le cinéaste filme quelques ébats de la dénommée Vixen, que ne répugnent pas l'inceste et les plaisirs saphiques, en se tenant décemment -hédonisme ou censure- au-dessus de la ceinture, à l'endroit où la comédienne fait valoir le meilleur d'elle-même. Mais, au-delà d'un érotisme inoffensif, alimenté par des fantasmes basiques, le film est plutôt moche : éclairage terne, montage approximatif; "Vixen" semble avoir été tourné sans plus de moyens que d'idées. Et puis le scénario et les dialogues, même polissons ou allusifs, sont d'une rare platitude. On croit rêver lorsque, délaissant les parties de jambes en l'air, Russ Mayer se lance, à la fin du film, dans des considérations sur le communisme et sur le racisme, comme soucieux subitement de donner un peu de sens à sa série Z grotesque.
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2,0
Publiée le 2 juillet 2026
spoiler: L'obsession première de ce diable de Russ Myers, c'est de montrer à l'ècran le maximum de femmes nues, avec une prèfèrence pour les poitrines qui font dans l'opulence. "Vixen" (1968) n'èchappe pas vraiment à cette règle, montrant de nombreuses scènes èvoquant des rapports sexuels, avec cependant quelques ingrèdients de comèdie! C'est le seul titre de gloire de la brunette Erica Gavin dont la suite de carrière est sans intèrêt! spoiler: Une femelle insatiable qui prend tout en main! Pas du genre à rester toute seule sans rien faire! Quand elle est attirèe par un homme, elle rèpond en dèvoilant ses attributs! De l'amour primitif et grivois, mais qui paraitra aujourd'hui bien datè pour le cinèphile! Sinon messieurs comment peut-on avoir une femme comme Vincene Wallace et aller voir ailleurs ??? La rèussite commerciale de "Vixen" fut en tout cas au rendez-vous...
« Vixen! » suit une femme hypersexualisée, Vixen, qui séduit tout son entourage – hommes, femmes, et même son frère – sauf un objecteur de conscience noir, qu’elle méprise ouvertement. Pourquoi Meyer a-t-il choisi de rendre son héroïne raciste, alors qu’elle est censée être le personnage central ? L’insertion maladroite de thèmes politiques (comme la guerre du Vietnam) dans un film d’exploitation sexuelle crée un mélange déconcertant, sans réelle profondeur. Techniquement, le film souffre des mêmes défauts que d’autres œuvres de Meyer : une bande-son agressive, des dialogues criards et une narration décousue. « Vixen! » essaie trop de concilier provocation gratuite et pseudo-commentaire social, sans réussir ni l’un ni l’autre. C’est un objet curieux, mais plus irritant qu’enrichissant. Russ Meyer voulait-il choquer, réfléchir, ou simplement capitaliser sur les excès des années 60 ? Difficile à dire. Une chose est sûre : ce n’est pas son meilleur travail. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle)
Mon premier film érotique est un classique. J'en ai entendu parlé pendant très longtemps. Visible dans les rayons des vidéos club, j'étais curieux de le découvrir. Le film a vieilli demeure très soft, et repose les opulentes poitrines de ses jolies actrices. Le scénario est mince, et on choque par les relations frere-soeur. Le doublage français accorde une voix assez mal adapté à l'héroine, tout comme la traduction qui veut Vixen se renomme la renarde. Une curiosité, mais je n'irais pas faire les autres films de la série.
Ah, le cinéma de Russ Meyer, toute une aventure ! Vixen est le premier film d’une grande saga provocante et sexy, qui a fait la réputation de son auteur ! Pour tout dire ce qui reste aujourd’hui de Vixen c’est un ton incisif, qui reste moderne finalement. Déluré, provoquant, parfois vulgaire et très peu politiquement correct, Vixen est un métrage qui tranche dans le vif et qui interroge beaucoup de sujets de société du temps, et qui reste finalement d’actualité. Si l’on ne peut que ressentir un sentiment disparate et dégingandé lorsqu’on suit l’intrigue, laquelle ne se révèle vraiment que dans les dernières vingt minutes, et si l’on peut avoir une impression de creux parfois, comblé avec des scènes sexy, Vixen n’est pas qu’un érotique soft idiot et provocateur, c’est aussi un film très ancré dans son époque, qui met les pieds là où ça grince, et c’est un culot que l’on peut encore ressentir aujourd’hui. En plus, Vixen n’est pas si mauvais non plus sur le plan divertissement. Ok c’est le bazar parfois, mais la sensualité est bien là, et l’humour aussi ! Le casting est emmené par la méconnue Erica Gavin, qui était idéal pour ce rôle ! Charismatique, sexy, provocatrice, elle joue aussi plutôt bien la comédie, sachant se montrer inquiétante dans certaines scènes ! Elle est épaulée d’acteurs plus ou moins inspirés, mais honnêtement je m’attendais globalement à bien moins pros ! Et puis les personnages ne sont pas inintéressants, il y a des motivations chez eux, comme le personnage d’Harrison Page ou celui d’O’Donnell. C’est un peu caricatural, mais c’est pas mal du tout pour un film court que de creuser un peu ses personnages. Le point finalement le plus ennuyeux c’est la réalisation. Entre la photographie plutôt vilaine, et la mise en scène ultra-hachée de Meyer, avec de nombreux raccords plus qu’approximatifs, Vixen prend des allures de bande amateur brouillonne. En réalité, Meyer sortit des scènes érotiques où il magnifie Erica Gavin, c’est pas terrible ! Pour ma part Vixen reste quand même une belle expérience, pour un film qui appartient sans doute aux plus culottés de son époque ! Je l’ai trouvé assez drôle, sexy, libertaire, provocant mais tout cela avec une certaine finesse de ton. Un moment rétro agréable. 3.5
La durée du film n'est que d'une toute petite 1h10. Un temps largement suffisant pour que Meyer expose,non seulement tout un tas de poitrines(enfin c'est surtout celle de renarde) filmées sous tout les angles,mais aussi des messages sur ce qui gangrène l’Amérique de cette époque. Le film n'est pas non plus un brulot politique,mais Meyer approche les choses à sa façon. La qualité scénaristique de ce film est fort discutable,mais il se dégage du métrage comme les autres Meyer d'ailleurs des choses qui ne peuvent que le rendre sympathique. Le budget étant faible(ça crève les yeux),il n’empêche pas à Meyer d'avoir d'excellents plans qui fonctionnent impeccablement. Le doublage français(oui j'ai vu ce film en vf pas eu le choix)est constamment décalé,pas grave ça rajoute au charme de la chose. Vixen n'est surement pas le meilleur film du cinéaste mais il possède suffisamment de qualités pour s'attarder dessus.
A la fois premier film érotique à connaitre un véritable succès critique aux Etats-Unis et premier long-métrage à s’y voir affublé d’une interdiction deux ans après la fin de l’application du code Hayes, Vixen aura eu le mérite de choquer l’Amérique puritaine, et ce pour le plus grand plaisir de son auteur, le toujours provocateur Russ Meyer. Déjà remarqué en 1965 pour son gout prononcé pour les personnages féminins reconnaissables à leur poitrine proéminente, le réalisateur n’a cette fois pas hésité à faire des relations sexuelles l’élément central dans la dramaturgie de son film, mais Vixen est bien plus qu’un vulgaire film de fesses. En plus de mêler à la banale histoire d’adultère (entre deux couples mais aussi, choses impensables sous l’ère du code Hayes, entre deux femmes et entre une femme blanche et un noir) la thématique particulièrement taboue de l’inceste, le scénario parvient à diffuser un discours politique et un message de tolérance que l’on n’aurait pas pensé trouver dans une telle production. En incarnant le rôle-titre, la sculpturale Erica Gavin (qui, selon la légende, se serait fait embaucher sur le tournage en répondant à une petite annonce trouvée par hasard) se révèle être une actrice iconique dont on regrette qu’elle est mis fin trop vite à sa carrière.
Avec "Vixen!", Russ Meyer se lance dans ce qui le rendra célèbre avec une série qui rencontrera son public et deviendra culte. Au programme, des gros seins et une histoire sans intérêt pour un film qui a ultra mal vieilli. A voir quand même par curiosité.
C'est vraiment affligeant. Comment Russ Meyer a-t-il pu bénéficier durant sa carrière, outre d'un succès public, d'une certaine reconnaissance critique ? Ça reste un mystère. On a beau remettre ce film dans son contexte, la fin des années 1960, le boom libertaire et transgressif, ça ne justifie pas tout. Car il y a derrière les fantasmes débridés du réalisateur, même sous couvert du second degré (facile et discutable...), une forme de misogynie qui fait de la femme, systématiquement, une nymphomane ou un animal en rut, comme en témoignent le titre du film ("renarde" en anglais) et le charmant sous-titre de l'affiche. Il y a aussi, pas plus sympathiques, des relents racistes nauséabonds. Tout cela est traité avec un mauvais goût cinématographique à toute épreuve : scénario à deux balles, réalisation voyeuriste, interprétation excessive... Et ponctué, à la fin, d'un improbable discours politique, aussi déplacé que long et consternant. Reste un érotisme à fort tour de poitrine, premier fond de commerce de Russ Meyer et moteur insatiable de son "inspiration". Le réalisateur nous présente des lolos par kilos, c'est un peu le grossiste de l'érotisme. Ça peut distraire, mais ça ne fait jamais oublier la nullité bête et malsaine de l'ensemble. Véritables machines à cash en leur temps, les films de Russ Meyer ont attiré l'attention des studios hollywoodiens. Vixen lui a ainsi ouvert les portes de la Fox (il y avait comme une parenté animalière...). Meyer en tirera une franchise juteuse, en tournant par la suite Supervixens, Megavixens et Ultravixens.
Vixen est le premier volet d'une série signée Russ Meyer. Mis à part l'argument érotique, il faut bien avouer que le scénario est vraiment moyen. Tout repose sur Vixen (Erica Gavin) et son ahurissante nymphomanie qui la pousse à se taper son frère et un couple (oui, le mec et la zouze) venus en vacances dans la maison qu'elle habite avec son mari. Il y a également un fond contestataire (on est 1968 ou 69, ce qui est amusant), avec le racisme urticant de Vixen envers le meilleur ami de son frère, un noir. Ce dernier finit par écouter un irlandais cliché lui parler de Cuba et du communisme. Vraiment n'importe quoi, mais c'est marrant. En bref, si vous voulez voir un film culte et des nibards énormes mais naturels, regardez Vixen. A bon entendeur...
C'est très moyen, le scénario est linéaire et peu passionnant, et surtout on se demande ce que Meyer a voulu faire passer comme message ? Qu'on pouvait être libéré sexuellement et être con ? Tu parles d'un scoop ? Quant à cette scène surréaliste dans l'avion ou l'on digresse sur les vertus comparés de la démocratie américaine et du communisme cubain, on a du mal à comprendre. Bref Russ Meyer fera beaucoup mieux avec Supervixens.(1975) et Megavixens (1976). Reste la plastique d'Erica Gavin qui vaut quand même le coup d'œil !
«Vixen!» premier volet de la saga érotique créée par Russ Meyer. La première chose à laquelle je pense c'est au tollé qu'il a du provoqué à sa sortie en 1968, à l'époque où les Etats-Unis étaient très puritains et secoués par une crise politique et économique. Meyer a certainement du avoir quelques soucis avec les messieurs de la censure. L'histoire: Vixen dite « la renarde » est une femme assez délaissée par son mari et qui pour combler son manque de sexe se donne au premier venu, celle ci va même s'offrir une séance de sexe avec une femme. La fixation mammaire de Russ Meyer est bel est présente, toutes les femmes qui apparaissent ont toutes des décolletés bien généreux. Mais attention, il ne s'agit pas que d'un film érotique. Des sujets graves comme le racisme et l'inceste sont abordés de manière très crue. Sous ses airs de comédie bien kitsch, «Vixen!» est un film bien plus sérieux qu'il en a l'air. Cette fois, Russ Meyer a bien réussi son coup.
Que d’ennui à visionner cette comédie érotique de Russ Meyer. Alors oui, il y a la présence de belles actrices à fortes poitrines – dont la plantureuse et très nymphomane Erica Gavin -, mais la réalisation a pris un sérieux coup de vieux (tout comme la photographie d’ailleurs) et l’histoire n’a que très peu d’intérêt. Une œuvre finalement extrêmement banale du début à la fin, d’autant que ses séquences érotiques très mal filmées ne s’avèrent jamais plaisante à visionner. Allez pour la peine je le classe dans le rayon des nanars du 7ème art.
Il n’est jamais trop tard pour redorer le blason du célèbre Vixen, réalisé par Russ Meyer à la fin des années 60. Le réalisateur, scénariste et photographe américain avait alors à son palmarès quelques œuvres s’inscrivant dans le genre « nudie » et ses triomphes commerciaux l'avaient aidé à financer lui-même Le Désir dans les tripes et Faster, Pussycat! Kill! Kill !, réalisés tous en 1965. Il y abordait déjà le thème de la sexualité teintée de violences, tandis que les comédiennes affichaient déjà des poitrines démesurées. Alors que les films pornographiques fleurissent sur les comptoirs des sex-shops de San Francisco et s’échangent discrètement sous le manteau, Russ Meyer décide de frapper fort et contre-attaque en proposant un spectacle érotique mais aussi et avant tout une œuvre engagée et contestataire. Ce film, ce sera Vixen, long-métrages avec lequel le cinéaste connaîtra ses plus graves altercations avec la justice. Tourné avec un budget de 72.000 $, Vixen en rapportera plus de 15 millions. Le film fait de lui un réalisateur mondialement célèbre, la critique est positive et même Hollywood, plus précisément la Twentieth Century Fox, lui ouvre ses portes.
Il faut dire que Russ Meyer (le "Eisentein du film érotique" disait de lui John Waters) y va à fond et n’hésite pas à aborder tous les sujets tabous. Si le racisme y tient évidemment une place prépondérante, les thèmes du communisme, de l’homosexualité, l’inceste, le viol, tout y est évoqué ouvertement et crûment. La voluptueuse Erica Gavin interprète Vixen ou « Renarde » en version française, rôle culte qui a fait d’elle une star et icône du genre, et démontre, outre ses avantages remarquablement mis en valeur par Russ Meyer, un véritable tempérament mais également un vrai talent de comédienne. Objet de fascination, elle continue aujourd’hui de participer à des conventions de fans dans le monde entier.
Reflet d’un pays et d’une époque en pleine ébullition, critique cynique et explosive de l’American Way of Life, Vixen est le précieux témoignage d’une époque totalement révolue et évoque tour à tour la guerre du Vietnam et le Cuba de Fidel Castro. Tout le monde en prend pour son grade, quelque soit le sexe, la religion ou la race du personnage. L’histoire décomplexée se déroulant jusqu’alors au grand air, se termine dans un huis-clos d’un quart d’heure où quatre personnages se retrouvent dans les airs, enfermés dans le cockpit d’un petit avion, discourant de la cause des noirs et du régime castriste. Génialement filmé, le film de Russ Meyer demeure un très bel objet de cinéma, esthétiquement soigné, au montage vif (signé par le cinéaste lui-même), excitant, bluffant, drôle et percutant. Indispensable donc.