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Pascal
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4,0
Publiée le 15 septembre 2025
Yves Allegret cinéaste représentant de la qualité française, ( référence péjorative imaginée par les critiques et futurs metteurs en scène de la nouvelle vague, en partie pour expédier leurs aînés et prendre leur place ) met en scène (1947) ce film noir à la sortie de la seconde guerre mondiale.
Opus fondateur de la carrière de Simone Signoret, à cette époque compagne de Yves Allegret ( frère cadet du cinéaste Marc Allégret, lié à André Gide), " Dédée d'Anvers" fait partie de la trilogie noire du cinéaste ( en compagnie de " une si jolie petite plage" et de " manèges" ) qui reste comme le témoignage le plus frappant de son travail artistique.
Le scénario repose sur le destin d'une prostituée ( un échange de répliques témoigne d'un de ses schémas neuronaux qui lui fait associer de façon délétère amour et violence) qui croise temporairement le véritable amour, l'épanouissant, le bienveillant.
La distribution fait la part belle à Bernard Blier ( remarquable) et à Jane Marken que l'on retrouvera tous deux dans " Manèges" toujours au côté de Signoret ( magnifique ) dans un rôle qui n' est pas sans faire penser au futur " Casque d'or" du très grand par le talent Jacques Becker
Cinéaste malheureusement et injustement oublié aujourd'hui, Yves Allegret, mérite pourtant largement d'être redécouvert. Ce fût un sans aucun doute un cinéaste de premier ordre.
La ville d'Anvers est le théatre sinistre , brumeux et nocturne d'un drame humain. Celui de Dédée, qui mène la vie médiocre d'une prostituée, jusqu'au jour où elle rencontre un séduisant marin. Projet de départ, de fuite dont on devine qu'il se heurtera à un destin fatal. Dans une atmosphère très noire, Allégret décrit Anvers comme la ville du bout du monde, refuge des filles perdues, et son récit trouve là une véritable originalité. Malheureusement, la relation entre Dédée et son marin manque de force, Marcel Pagliero n'étant pas vraiment à la hauteur. On appréciera surtout cette peinture d'un cabaret glauque aux allures parfois de pension de famille que Dédée hante misérablement entre un tenancier compréhensif (Bernard Blier) et un ignoble souteneur (Dalio). Ces deux derniers comédiens composent les meilleurs moments du film.
Porté par une Simone Signoret éblouissante de beauté, Dédée d’Anvers raconte l’histoire d’une prostituée violentée par son maquereau, qui va tomber amoureuse d’un marin italien de passage, projetant en lui la promesse d’un avenir meilleur. Tourné après guerre en studio – si l’intrigue est censée se dérouler sur le port d’Anvers, aucune séquence n’a en réalité été tournée dans la ville belge qui n’appréciait guère d’être montrée sous un jour peu flatteur – le film nous plonge avec talent et poésie dans un univers populaire et interlope. Si l’intrigue est assez simple, Dédée d’Anvers bénéficie de quelques fulgurances de mise en scène, et son atmosphère générale est génialement typique d’un certain cinéma français de cette époque. Magnifique.
Un film noir mélancolique qui nous plonge dans l’atmosphère glauque et brumeux d’une ville portuaire où tout échappatoire est illusoire, souffrant d’un manquant de rythme, mais illuminé par la présence de Simone Signoret, accompagnée par un solide casting. 3,25
Dédé d’Anvers. C’est un film d’après-guerre, 1947. Un scénario très lourd mais certes assez faibles. Une atmosphère assez lourde. Une ambiance de bistros et de truands. Un scénario difficile à saisir. Par contre, il y a de très bons acteurs et une très bonne actrice. Ils interprètent très bien leurs rôles. Un film trop noir, à rien n’y comprendre.
Un des meilleurs films d'Yves Allégret, qui s'inscrit dans le courant du réalisme poétique du cinéma français des années 30, interprété par un trio de comédiens au sommet auquel se joint l'improbable Pagliero, dont le visage rappelle étonnamment celui de Gabin. Les scènes entre Blier et Dalio sont inoubliables, l'acteur de "Buffet froid" interprétant, pour une fois, un vrai dur. Signoret, belle et envoûtante, sait être émouvante en prostituée résignée que la passion vient réveiller.
A voir surtout pour la prestation de Simone Signoret, Blier prend aussi une certaine épaisseur. Le scénario est moyen car il cale un peu sur la fin mais le film montre la misère et la prostitution de manière assez réaliste, ce qui sera rarement le cas dans les films de cette époque et bien après. Premier grand rôle dramatique à Simone Signoret. Elle entre dans le monde sombre d’Yves Allégret qui avec une sobriété et une rigueur exemplaire. Marcel Dalio joue de manière convaincante un minable souteneur, lâche, veule et stupide, face à un Bertrand Blier épatant de naturel et d’équilibre, entre humanité et autorité, désintéressement et gestion de son business. Mais c’est surtout Simone Signoret qui monopolise (magnétise) l’attention. Belle comme jamais, elle arrive à atténuer sa classe naturelle par une démarche de godiche, ce qui la rend encore plus touchante, malgré sa froideur apparente. Au crédit également une direction d’acteur qui ne néglige aucun second rôle. Enfin, grâce à des décors très réalistes de Georges Wakhévitch et une photographie bien dépressive de Jean Bourgoin le cinéaste réalise un de ses grands films, avec une ambiance qui oscille entre morne et morose. la volonté et les scène un peux plus méchante on va dire , elles sont totalement rater et totalement fini inefficaces c'est vraiment dommageable pour ce genre de film même pour cette époque.
Un film sombre et tragique au nord de l'Europe. Tout se passe presque la nuit dans une ambiance crasseuse. Sauf les moments romantiques où le bonheur semble surnager mais c'est pour mieux sombrer par la suite. Je ne peux pas m'empêcher de voir Gabin dans le rôle de l'amant. Mais finalement on le voit peu donc pas de regret. Très bon film sobre et terrible en même temps.
Un classique du film noir à la française avec une Simone Signoret étincelante, un Bernard Blier toujours professionnel et des répliques du style « Quand tu as un homme, tu dérouilles toujours » ou « Tu sens bon, tu sens le tabac. » Du cinéma solide entièrement tourné en studio, loin d’Anvers.
Ce film est une belle réussite et n'a pas beaucoup vieilli, un peu, voire beaucoup bien sûr, mais c'est cela qui lui donne aujourd'hui ses lettres de noblesses. Car l'intrigue, quoique classique, fonctionne toujours bien. Et quel plaisir de voir B. Blier et S. Signoret dans leur "jeunesse". Sveltes et fringuants. On suit quelques jours de la vie de Dédée qui travaille comme entraineuse au Big Moon à Anvers. Elle va tomber amoureuse d'un marin de passage, ce qui va déclencher une réaction en chaîne dans sa vie morose. Avec ce film, on est plongé dans le port d'Anvers, avec cette atmosphère brumeuse et grise, qui rappelle Quai des Brumes bien sur.
Un classique du film noir à la française avec une Simone Signoret étincelante, un Bernard Blier toujours professionnel et des répliques du style « Quand t'as un homme, tu dérouilles toujours » ou « Tu sens bon, tu sens le tabac. » Du cinéma solide entièrement tourné en studio, loin d’Anvers.