L'Etau
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Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 058 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 février 2024
Un film de guerre froide terriblement daté. Si on laisse de côté la propagande politique, avec en particulier une vision ridicule de Cuba et des Cubains après la révolution castriste, on a un un film d'espionnage bien médiocre avec des personnages aussi fades que stéréotypés qui évoquent les couvertures des romans du Fleuve Noir. On ne retrouve la patte de Hitchcock que lors de très rares séquences. Seuls Piccoli, Noiret et l'acteur qui interprète le transfuge russe sortent leur épingle du jeu, ce qui est un comble dans un film américain. Surtout, le scénario ne comporte quasiment pas de suspense. L'utilisation de l'anglais par tous les protagonistes, y compris les Cubains et les Français n'arrange évidemment pas les choses, même si c'était l'usage dans les films des années soixante. Au final, une curiosité qu'il vaut mieux oublier dans la filmographie du réalisateur de Fenêtre sur cour et Vertigo.
Fabios Om
Fabios Om

71 abonnés 1 330 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 février 2024
Si dans l'absolu "L'Etau" n'a rien de honteux et se regarde sans déplaisir, il s'avère néanmoins une grosse déception surtout vu le nom du réalisateur. Le film le moins convaincant d'Hitchcock :faiblesse de l'interprétation (triste Stafford...).Un récit d'espionnage classique,qui manque de la vision sarcastique habituelle d'Alfred Hitchcock,ou de son sens du suspense. Film politique obscur et légèrement poussiéreux.
Son défaut est qu’il est incompréhensible et plutôt ennuyeux. On décroche facilement avec ce rythme lent.
Est-ce dû au sujet peu passionnant ou au manque d’acteurs de renom? Et que dire des VF qui sont pitoyables pour certaine car en vf fous le monde a un accents même les français On des accents anglais et les anglais des accents de dau tre pays je n'ai jamais vue sa c'est incroyables de faiblesse. On aurait aussi aimé quelque chose de moins linéaire, des choses qui nous surprennent., et si Michel Piccoli est quasi transparent, Philippe Noiret nous fait une numéro de composition tout à fait étonnant. 
Seskapil
Seskapil

14 abonnés 217 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 mars 2022
Alfred nous livre ici un film d'espionnage assez poussif. Le maître du suspens nous en offre bien peu avec l’Étau. Et quel manque de rythme.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 août 2020
En 1969, Alfred Hitchcock est déstabilisé par les échecs commerciaux de Pas de printemps pour Marnie et Le Rideau déchiré. N’arrivant pas non plus à faire aboutir ses autres projets, il accepte d’adapter du roman de Leon Uris : Topaz. Cela peu sembler une drôle d’idée car, bien que le cinéaste ait tourné plusieurs films utilisant les tensions de leurs époques (comme Cinquième colonne en ce qui concerne l’affrontement avec les Nazis ou Le Rideau déchiré pour celui avec l’U.R.S.S.) comme contexte pour installer une histoire à suspense, il n’a jamais réalisé de long métrage purement politique (malgré les deux courts métrages de propagande tournés en français pendant la Seconde Guerre mondiale : Aventure malgache et Bon voyage).
En effet, L’Étau (titre français choisit pour éviter tout risque de confusion avec le Topaze de Marcel Pagnol) est une intrigue politique où les émotions ne sont pas au centre du récit. Toutefois, le cinéaste réussit à en introduire dans le passage se déroulant à Cuba, ce qui permet de relancer une intrigue assez bavarde, chose inhabituelle de la part d’un réalisateur pour qui les images sont l’élément moteur. On sent que ces séquences sont le moment sur lequel le réalisateur a apporté le plus d’intérêt. En effet, si certaines se situant dans les autres lieux montrent que le génie d’Hitchcock est toujours présent spoiler: (celle où Devereaux explique la situation à Dubois derrière une porte vitrée où il est impossible d’entendre le son, technique qui évite un long résumé déjà utilisée dans celle de l’aéroport de La Mort aux trousses, et celle, utilisant le même principe, où le même Dubois dans l’hôtel est vu du regard de Devereaux sont de purs moments de mise en scène)
, c’est dans cet épisode cubain que ce trouve les deux plus beaux moments du film à savoir la séquence du couple torturé et celle de la mort de Juanita qui contiennent tous deux des plans et un travail de montage sublimes qui n’ont rien à envier aux chefs-d’œuvre du maître.
Hitchcock semble cependant moins dans son élément dans le reste du film. Cela se voit notamment par l’utilisation d’un carton explicatif en introduction, technique peu habituelle de la part du cinéaste, et par une fin rafistolée. Effectivement, pour une fois, le public des projections-tests eut une mauvaise réaction face à la première. Une seconde fin fut tournée et n’eut pas de meilleurs résultats. Le cinéaste n’ayant plus ses acteurs à disposition dut donc bricoler au montage une solution peu convaincante offrant une conclusion précipitée.
Cependant, le résultat est tout de même plus que correct même si on peut estimer que le sujet aurait plus convenu à Costa-Gavras car il possède une intrigue politique assez intéressante et permettant d’inclure des images d’archives montrant Fidel Casto et Che Guevara au sein de son montage.
L’Étau est un très bon film politique mais qui se situe tout de même très en dessous des plus grandes œuvres d’un Maître du suspense qui semble un peu perdu dans un univers qui n’est à première vue pas le sien.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 novembre 2024
En pleine Guerre froide, Hitchcock met en scène une histoire d'espionnage politico-militaire plutôt simple, pour ne pas dire simpliste, et pas vraiment crédible par conséquent. On est assez loin des intrigues elliptiques (et confuses) de John le Carré par John Huston.
Le film est composé de trois parties distinctes et confronte un espion français (le très autrichien d'origine slovaque Frédérick Stafford) à sa hiérarchie corrompue (nos très français Philippe Noiret et Michel Piccoli, dans des rôles assez sommaires) et à des personnalités du régime cubain.
Commencée à New York, poursuivie à Cuba et dénouée à Paris, l'intrigue voyageuse réserve quelques morceaux de suspense et des idées de mise en scène originales. Mais "L'étau" ne fait pas partie des meilleurs récits hitchcockiens et, en dépit qu'on décèle souvent dans le film la patte du cinéaste, ce dernier parvient rarement à produire le détail ou la sensation qui transcende une histoire.
nielrowbooks
nielrowbooks

30 abonnés 670 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 janvier 2016
Hitchcock n'a pas réalisé là son chef-d'oeuvre, loin s'en faut, mais comme les acteurs sauvent le film et qu'il les a quand même dirigés, on se montrera indulgent. Il est vrai que le sujet aurait pu mériter un métrage d'au moins trois ou quatre heures, ce qui est au-dessus de ce que peut supporter le spectateur moyen. Le scénario s'inspire très librement et globalement de l'affaire des missiles à Cuba au temps de la guerre froide. Son originalité reste donc mince. Mais comme on ne s'ennuie pas ici on fera bonne figure à cette oeuvrette.
Ducerceau
Ducerceau

19 abonnés 693 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 novembre 2019
C'est long, ennuyeux et même par moment mal joué. À croire que Hitchcock est plus doué pour les thrillers et les policiers que pour les films d'espionnage.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2024
Opus peu aimé du public, ( absence de vedette, registre de l'espionnage au lieu du film criminel, fin retenue différente de celle voulue par le cinéaste ?) " Topaz" ou " l'étau " en français recèle pourtant de nombreuses qualités.

Il est même (selon moi) un des titres les plus injustement sous côtés de Hitchcock ( avec notamment " le rideau déchiré")

Tiré d'un roman de L. Ulris, on a ici affaire à l' adaptation d'un événement s'étant réellement déroulé ( transfuge soviétique, réseau pro russe dans l'hexagone, crise des missiles à Cuba et première défection d'un agent français pour le compte des usa dans les années 60).

Il peut aussi être vu à un second niveau : celui de l'importance du lien, ( ici tout le monde ou presque, trahit. Trahison du lien avec sa patrie, trahison mutuelle au sein du couple).

En multipliant les exemples de trahisons, Hitchcock fait en creux apparaître l'existence invisible et pourtant fondamentale du lien dans l'existence humaine. Pour le rompre, comme dans "l'étau", il faut bien qu'il existe.

Ce que semble nous dire le cinéaste, c'est que la seule issue pour trouver un équilibre, peut-être même la seule possibilité du bonheur, c'est la qualité, la fiabilité réciproque du lien. On ne saura pas si Hitchcock ne se parlait pas finalement à lui-même.

Les premières 90 minutes sont ( selon moi) les plus réussies de ce titre qui perd parfois en intensité dans certaines scènes, lorsque l'action se déroule en France.

Malheureusement le film fut coupé au montage ainsi que la fin, bien meilleure, voulue par le metteur en scène ( elle est aujourd'hui facilement accessible)

On remarque au casting la présence de plusieurs acteurs français ( Piccoli, Dany Robin, Michel Subor, Claude Jade et Philippe Noiret) peut-être sorte de clin d'œil à la nouvelle vague du cinéma hexagonal ( l'étau date de 1969) de la part d'un cinéaste déjà vieillissant.

Frédéric Stafford acteur autrichien ( il interpréta le rôle de OSS 117) fût critiqué sévèrement pour son interprétation, qui mettra fin à un projet de carrière de premier ordre.
Il est vrai qu'il a une belle prestance ( sportif de haut niveau, il participa aux JO de Londres de 1948 dans les épreuves de natation) mais on peut regretter son jeu sec, figé et surtout trop uniforme.

Henry Verneuil traitera le même sujet ( le transfuge soviétique ) certes à sa manière, dans " le serpent", quelques années plus tard.

Pour la petite histoire on notera que Frédéric Stafford et Dany Robin, decederont tous deux de façons accidentelles. Le premier dans un accident d'avion, la seconde dans l'incendie de son logement.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 novembre 2012
Banal film d’espionnage où Hitchock a eu des moyens qu’il n’a pas su utiliser. Hitch n’était pas fait pour les grosses machineries n’ayant pas la capacité à donner un rythme enlevé à ses films. On s’ennuie ferme et Stafford n’aide pas à relever l’affaire.
dahbou
dahbou

247 abonnés 2 186 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 février 2010
Frederick Stafford est peut être le premier rôle le plus raté dans un Hitchcock ce qui pénalise fortement le film. Après comme dans tout Hitchcock il reste évidemment des séquences virtuoses qui en font toujours une œuvre recommandable même si par moment le tout est noyé dans son intrigue. Peut être qu'il y a trop de personnages, trop de rebondissement aussi et que cela dilue un peu le film et son ambiance. Cependant L'Etau reste par moment passionnant quand il se recentre et laisser parler le talent du maitre.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 7 mars 2011
Hitchcock arrive à placer subtilement tout les signes distinctifs de son cinéma malheureusement il ne parvient pas vraiment à créer une atmosphère idéale du fait de certaines lourdeurs notamment dans le jeux des acteurs et dans les dialogues.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 13 mars 2013
Je suis une fan finie d'Hitchcock, mais ce film m'a grandement déçu. Beaucoup de longueurs qui donne l'impression que le film n'avance pas. Il y a cependant certains passages intéressant, comme celui à Cuba et l'apparition de Philippe Noiret et de Michel Piccoli a quelque chose d'intéressant.
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 823 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 janvier 2014
Pas forcément le meilleur Hitchcock, une de ses toutes dernières réalisations, "L’étau" reste néanmoins un film relativement convaincant sur fond de crises des missiles et Guerre froide. Pourtant, pendant de très longues minutes durant le premier acte, le spectateur s'ennuie terriblement par le peu d'informations que l'on dispose et par le faible enjeux... Tout se bouscule dès l'arrivée de Frederick Stafford qui joue un bon vieux français prêt à tout pour éviter l'arrivée d'une cargaison mystérieuse de l'URSS vers Cuba. Justement, la partie sur Cuba reste certainement la partie la plus réussite de ce film car les acteurs y sont convaincants et l'ambiance véritablement exotiques. Dommage que la suite du film enchaîne les révélations convenues, l'utilisation des acteurs étant peu approfondies... Bref, on y ressent une certaine paresse d' Hitchcock alors jamais ressenti auparavant. A voir néanmoins si on apprécie le style Hitchcockien ...
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 31 juillet 2010
Le grotesque et l'arbitraire (pas si daté) au point de vue unique des ex-pays de l'europe de l'Est et de la DDR avec la marche au pas de l'oie, la propagande, l'intox, la police politique, les asiles, qui vont avec; jointe à une intrigue plutôt polar ou deux dissidents doivent sauver leur peau...et partir à l'Ouest. Classique Hitchcok.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 octobre 2013
Je ne l'avais jamais vu, et le fait qu'il dure 2h me faisait peur, allais accrocher, eh bien oui mais il y a des longueurs trops longues !
Le jeu des acteurs est bon et cocorico Noiret et Picoli complete le casting.
De bons seconds rôles feminins, on voyage à Paris, Washington etc, la musique bien pour ponctuer les scènes d'angoisse.
Au final un bon polar de mr Hitchcock.
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