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Cinephille
174 abonnés
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4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Il y a un peu une histoire de poule et d'oeuf avec ce film, quand on le voit 15 ans après sa sortie. C'est bien fait, les points de vue sont intéressants, Walken dans son personnage de mort-vivant narco-philantrope est très bon (à 1000 lieues de ses rôles commerciaux actuels). Mais j'ai eu l'impression d'avoir déjà vu ça 20 fois. On ne peut renouveler à l'infini les personnages de flics et de truands, on ne peut renouveler à l'infini "la" scène finale dans le métro...Alors était-ce innovant en 90 et a-t-il été trop copié ou était-ce déjà un film du genre parmi d'autres ?
Ce film s'appuie sur une réalisation de grande facture. Mise en scène, scénario, décors, dialogues, personnages, casting, tout est remarquable. L'ambiance et l'image générale du film, très sombre, très glauque, parsemée d'une bonne violence savamment dosée ne peut qu'être appréciée. Pourtant, il manque un truc et je ne saurais dire vraiment quoi. J'ai jamais réussi à me plonger totalement dans le film, dans l'histoire. Les acteurs sont fantastiques, leurs personnages aussi, mais l'histoire qui se tisse autour manque d'un peu de profondeur, d'un peu d'intérêt, et au final, j'ai trouvé quelques longueurs désobligeantes entre certaines scènes chocs. Quel dommage ! Car le travail est admirable, et je pense malgré tout que pour les raisons citées plus haut, ce film mérite d'être vu !
Le film ne se concentre pas sur le plus important, il y a beaucoup de meurtre qui ne servent pas à grand chose. Mais il y a tout de même du réalisme et des acteurs en grande forme (surtout Chritopher Walken). Le personnage principale est trop inexpressif.
Une histoire de gangsters plutôt habituelle mais l'atmosphère crée par Abel Ferrara est froide et déjanté ce qui fait de ce film une oeuvre particulière. Christopher Walken a un visage de fou qui va parfaitement a ce personnage. Comme d'habitude dans les films du cinéaste la violence tient une place importante.
Excellent... Un drame sombre et plein de vérité signé Abel Ferrara, qui montre de la violence et dépeint le monde du crime organisé avec beaucoup de justesse et un œil assez différent de ce qiu est visible d'ordinaire dans ce genre de films. "The King Of New York" est un film puissant, d'une grande force, et plein de subtilité. Ferrara met magistralement en scene un scenario brillant, et crée une atmosphère tres noire, et transmet beaucoup d'émotions... Tout cela avec en plus un "King Of New York" joué par le grand Christopher Walken !
The King of New York est un bon film de gangsters dans une ambiance sombre et noir du New York des années 90 . on retrouve un bon casting avec le grand Chritopher Walken qui est juste excellent dans ce film . Malheureusement le film a un peu vieillit , surtout au niveau des fusillades . Le film possède beaucoup de longueurs et après 1h de film ça tourne un peu en rond . Le personnages principale n'est pas assez exploité , pareil pour l'histoire . Malgré son manque de rythme et un scénario peu approfondi ce film est bon et se laisse bien voir , le jeu d'acteur et l'ambiance sont au rendez vous . Un classique des films de gangster qui mérite d’être vu au moins une fois .
"Libération" résume avec exactitude l'état d'esprit de cette oeuvre monumentale ; "Film rap, violent, aux faiblesses aussi abyssales que ses sommets sont époustouflants, "The King of New York" ressemble à son réalisateur : tutoyant le génie comme l'imposture". Complètement ça.
Grandiose. Abel Ferrara réalise ici est un sublime film de gangster, sous un aspect à la fois sobre et baroque, un peu à l'image de son personnage principal, Christopher Walken, gigantesque. Solidement ancré dans son époque - fin des 80's -, artistiquement et politiquement, The King of N.Y reflète la triste réalité des rues de la Grosse Pomme : corruption, guerre des gangs, lutte de pouvoir, violence, drogue et l'insécurité constante. Le réalisateur exploite ces multiples maux de la société contemporaine et en dégage une intéressante thématique sur les limites du pouvoir/de la loi. Franck White, chef de gang qui sort à peine de prison, au tempérament sulfureux, nourrit d'une grande soif de pouvoir et d'argent, rêve aussi d'imposer sa force pour différentes finalités sociales, et aspire à devenir maire de N.Y. Mais le temps lui est compté, et ses aspirations vont vite s'effondrer face à la ténacité de policiers fermement décidés, quoiqu'il en coûte, à le coincer. Abel Ferrara procure une dimension existentiel à son gangster, et développe une réflexion sur le temps qui passe, sur l'impact néfaste du pouvoir et l'envie de laisser une trace de son passage. Grand film, prenant, sombre, artistiquement sublime - réalisation, musique, lumière sont en parfait accord. Culte.
Quand Abel Ferrara s’attaque au thriller, cela donne un objet chaud et difforme comme une patate chaude. Comme toujours, sa caméra semble émerger du caniveau, collée à la rue, il adore cette lumière crue qui écrase les visages, fait ressortir les défauts physiques (ça va, on en a tous), et traits psychologiques. Il est entouré d’un casting en béton qui rend le film beaucoup plus intéressant que qu’il ne l’est en réalité. Comme à chaque fois, il hésite entre nous raconter une histoire qui en vaille la peine, et donner libre cours à ses phantasmes,(c’est vrai, qu’ on en a tous). On retient cette perpétuelle audace qui impose un certain respect, parce que ça marche, cet aller-retour floue, et netteté de l’image, cette bande-son faite de bruit et de morceaux de musique, qui agit comme un acteur tellement il frappe fort dans les tympans. Un art du détournement qui fait ressembler ça à du réel, mêlé à du reportage, (les figurants ne jouent pas, donc ne sont pas acteurs, mais justes des quidams de New-York). Et comme toujours avec Ferrara, on aime ou on n’aime pas, moi j’aime sans plus. Le king qui donne son nom au film est assez étriqué comme personnage. C’est un caucasien qui porte le costard, écoute du Hip Hop, et règle tous les problèmes à coup de révolver. Est-il trop ou pas assez complexe, ce n’est pas à moins d’en décider, d’où vient-il? je ne sais pas. De la rue? J’ai des doutes. Une version moderne, encore une de Scarface peut-être, mais pour moi, la version ultime a déjà été pondue, par Brian de palma, et on ne peut pas ne pas y penser.
un polar au scénario très (trop) classique mais rehaussé par la mise en scène ténébreuse du déjanté Abel Ferrara et la prestation remarquable de cette gueule (avec un grand G) qu'est Christopher Walken, truand complexe mi-philanthrope mi-névrosé. Mais ça a quand même pas mal vieilli. Le meilleur d'Abel Ferrara était à venir 2 ans plus tard avec l'incroyable Bad Lieutenant.