Une mise en scène dépouillée et décadente, un climat d'une noirceur et d'une violence sans pitié, un Christopher Walken charismatique et fidèle à lui-même, une ambiance très rap et 90's. On avait tous les ingrédient pour un thriller de haut niveau et pourtant j'ai trouvé l'ensemble un peu mou et sans profondeur.
Par son scénario aux enjeux très classiques mais manquant de fluidité par la multiplicité des intrigues parallèles, ce policier se distingue grâce à l'ambiance new-yorkaise interlope excellemment retranscrite par Abel Ferrara qui propose une vision toute désenchantée, pessimiste, cynique, du rêve américain avec des enquêteurs usant des méthodes de criminels qui prétendent à un code d'honneur voire à un statut de vigilante. Fascinant, Christopher Walken mène avec une élégance ténébreuse un casting flamboyant où chacun s'amuse des caractéristiques stéréotypées de son personnage que renforcent les dialogues de mafieux! Une plongée esthétique, violente, désabusée, dans les bas-fonds qui reflètent la corruption des hautes sphères...
Une mise en scène captivante avec une superbe musique appuient fort sur l’atmosphère sombre de ce polar violent et sans concession. Des flingues, de la coke, des gueules, tout est là pour des scènes prenantes, même si ça tourne parfois au grand guignol. Christopher Walken est à la fois terrifiant et envoûtant, Laurence Fishburne déjanté à souhait. Le film est presque trop court.
J'ai vraiment l'impression que Abel Ferrara est un réalisateur surestimé, son remake de Body snatchers, était raté, il a peut-être apporté quelque chose au cinéma des années 80 / 90, mais si je prends ce film, qui est soit disant un master piece, avec une distribution de dingue, outre Christopher Walken, on retrouve Lawrence Fishburne, Wesley Snipes, David Caruso, que l'on retrouvera 4 ans plus tard dans le meilleur Kiss of Death. Bref tout est réuni pour faire un grand film de gangsters, mais ce n'est que poncifs, sur clichés, rien n'est original, les voyous sont montrés de la plus basses des manières, ne pensant qu'à snifer de la drogue, s'envoyer en l'air et tuer à l'occasion ceux qui se mettent en travers de leur chemin, et si on parle de cheminement, le film prend des raccourcis pour essayer de dynamiser son propos, mais cela le rend encore moins crédible. On dit que Walken est dans l'un de ces plus grand rôle, mais il est tout juste regardable, aucune tension, c'est comme si, il ne voulait pas être là, mais qu'il a signé, alors il fait le job, le regarder s'exercer à quelques pas de danse, le rend encore moins crédible, étant donné les ambitions qu'il a, rien dans le comportement de son personnage n'est crédible. Ceux qui s'en sorte le mieux, se sont les flics, mention spécial pour Caruso, jeu tendu et nerveux comme un pitbull prêt à mordre, même si encore une fois, on est dans la caricature. Encore une belle déception au visionnage de ce King of New York, je ne vais pas m'amuser à le comparer à d'autres réalisateurs, ou d'autres films du genre, ce serait peine perdue. Il me reste donc la possibilité de revoir New York, deux heures du matin du même Ferrara, le seul jusqu'à lors, qui trouve grâce à mes yeux.
Pour réaliser The King of New York, Abel Ferrara dispose pour la première fois d’un budget conséquent. En narrant l’odyssée d’un ange déchu, Lucifer de la pègre, voulant réhabiliter un hôpital de Harlem, il n’hésite pas à alterner violence et érotisme. Les images magnifiques, aux couleurs saturées et un choix musical percutant, contrastent avec des scènes d’un réalisme misérabiliste. Dans cette alternance du flamboyant au sordide, le bien et le mal s’imbriquent jusqu’à devenir les deux faces indistinctes d’une même pièce. Le match Christopher Walkens, Laurence Fishburne versus David Caruso, Wesley Snipes en est une belle illustration en explosant, pour mieux les mélanger, les codes moraux établis. Mystique et excessif, ce film baroque annonce déjà « Bad Lieutenant » que Ferrara réalisera deux ans plus tard. Pas un chef d’œuvre, mais, malgré ses défauts, un grand film qu’il faut avoir vu.
Dans The King of New York, tous les éléments pour un bon film de gangsters sont là : action, règlements de compte, un New York très (très très) sombre, de la drogue, de l'alcool etc... Le scénario n'étant pas particulièrement novateur, le manque d'originalité est rapidement caché par l'ambiance "Abel Ferraresque" et par ce curieux personnage tant bien violent que généreux incarné magistralement par Christopher Walken... L'excellent choix des acteurs et l'esthétisme omniprésent font de ce film une très belle œuvre qui laisse tout de même un peu sur sa faim, comme Abel Ferrara en donnera l'habitude.
Dans la droite lignée de ce qu'il faisait dans les années 80, Abel Ferrara nous balance, avec "The king of new york", une série B d'action légèrement subversif avec une touche d'érotisme ici et là. Un cocktail racoleur amsi qui a le mérite de parvenir à ses fins : divertir. En plus, le réalisateur peut s'appuyer sur un solide casting composé, entre autres, de Christopher Walken, David Caruso, Wesley Snipes ou encore Laurence Fishburne. En somme, un sympathique filmde gangsters.
Un polar exceptionnel, A voir bien sur pour la performance de C. Walken mais surtout pour celle de Lawrence Fishburne, totalement hallucinant en second couteau déjanté !!! Reste un film brillament mis en scène par un Abel Ferrara au meilleur de sa forme ! A ne pas manquer !!!!!
"Le roi de new york" est l'une des références de la filmographie d'Abel Ferrara, et je fais le constat que c'est un réalisateur que je n'apprécie pas particulièrement. Difficile de dire pourquoi, mais c'est peut être à cause de la froideur glaciale qui se dégage de son univers sombre ou du peu d'empathie que l'on ressent pour ses personnages, et ce film ne fait pas exception.
Déçu est le premier mot qui vient. Autant Christopher Walken est très bon, autant d'autres sont clichés et décevant (David Caruso, Lawrence Fishburne). De plus, je trouve l'histoire pas très crédible: un gangster sortant de prison souhaitant construire un hôpital dans un quartier pauvre... On a même une critique sur la boite DVD qui dit: "dans la lignée du parrain et de scarface". Là, je dit il faut quand même pas pousser. Un film d gangster en 1H30, ça me parait déjà peu pour s'imprégner du contexte, du personnage, d'une intrigue... Il y a cependant au crdit du film, quelques scènes qui sont agréable visuellement comme la scène de la fusillade dans la boite avec une lumière bleue. En résumé, ce film est très loin (pour moi) des grands classiques du genre mais il n'est pas non plus un nanard. Il est juste moyen.
Film majeur d Abel ferrara et après visionnage à juste titre. Très bon qui se construit en tragédie d une grande violence filme la nuit avec une participation brillante qui se différencie de ses films des années 90 comme boyz in the hood ou New Jack city, avec une mise en scène supérieure dont le personnage principal joue par Christopher walken est assez charismatique dont on perçoit assez rapidement son parcours spoiler: christique
Quelle déception ce film a été, Christopher Walken dans un Ferrara à priori ça devait être un très bon moment, on peut pas dire que ça est été vraiment le cas, bien trop classique et sans énergie pour qu'on puisse ressentir une quelconque émotion, une histoire peu passionnante ( un des moins bons film sur la mafia qu'il m'ait été donné de voir et j'en ai vu pas mal je pense) servie par des acteurs qui ne donnent que le strict minimum ( Walken ) ou qui ne sont pas taillés pour le rôle et en font trop ( Fishburne), pour ce dernier il n'est franchement pas aidé pour la VF ( la voix d'eddy Murphy quand meme...). Trop souvent vulgaire alors que rien ne le justifie et trop peu intriguant le film se conclue néanmoins sur un fin plutot réussie.
sublime odyssée funèbre comme seul ferrara sait les faire, "the king of new york" est un grand film tant par son approche simpliste du monde mafieux(qui contaste avec le caractere inssaisisable de white) que par son aptitude a nous mettre a la fois du coté de walken et de son hopital et des flics(mention spéciale a argo, sublime)
Mais the king of new york est aussi l'utopie d'un homme completement nihiliste qui veut faire le bien pour une fois.
Bref ce film est d'une intensité rarrissime et nous marque au plus profond, walken trouve son plus role et les bons seconds roles font légion.
Avec The King of New York, son sixième film, Abel Ferrara signe une oeuvre violente où il nous immerge dans le milieu du crime organisé, ainsi que les hautes sphères politiques, de New York.
Il reste surtout braquer sur Frank White, un gangster qui sort de prison et qui souhaite se mêler à la politique, malgré de nombreuses oppositions, qu'elles soient officielles ou non. Sans concessions, il propose une oeuvre d'une violence rare où vont se mêler trafic de drogue, tuerie, jungle urbaine, sexe, fusillade, course-poursuite ou plongée dans l'univers new-yorkais, que ce soit dans les bas-fonds ou les hautes sphères. Il montre, via un schéma assez classique, l'ascension d'un gangster, avec tout ce qui s'ensuit.
La réussite de The King of New York se trouve surtout dans sa galerie de personnages, parfois pas loin de la caricature, et dans l'ambiance. C'est d'abord sur Frank qu'il s'attarde, gangster violent, ambigu et cynique, souhaitant financer un hôpital pour les enfants démunis tout en rêvant d'augmenter son pouvoir et de devenir le roi de New York. Autour de lui, tant dans ses associés que dans les flics, il dépeint des personnages avec cruauté, violence et sachant les rendre intéressant, voire même fascinant. Via eux, il propose une plongée dans une ville pourrie jusqu'à la moelle, où le vice et le péché sont à chaque coin de rue et chaque couche de la société tandis qu'il apporte une touche politique et sociétale et ne cherche pas à moraliser ou idéaliser un camp.
Ferrara, en plus de dépeindre avec violence et intelligence la face cachée de New York, se montre particulièrement inspiré dans sa mise en scène où il met en place une ambiance glauque, violence voire même fascinante totalement prenante. L'oeuvre ne manque pas de tension et de moments forts, avec une puissance qui prend de plus en plus d'ampleur plus on avance dans le récit. Efficace dans la construction du récit, il met bien en place les différents éléments de la montée en puissance de ce gangster tandis qu'il montre un vrai savoir-faire derrière la caméra, tant dans le montage que la photo ou la direction d'acteur. Effectivement, Christopher Walken se montre habité par ce rôle froid et ambigu de criminel pensant agir pour le bien, tandis que les seconds rôles se fondent dans leurs personnages, que ce soit Wesley Snipes, Steve Buscemi ou même un Laurence Fishburne pratiquant un savoureux cabotinage.
C'est donc au cœur d'un New York faisant office de ville du vice et du péché que nous immerge Abel Ferrara et il livre une oeuvre aussi violente que crue et totalement prenante, le tout emmené par un grand Christopher Walken.