Si lors de sa sortie ce film n'a pas passé inaperçu c'est sans doute dû a ses nombreuses scènes de tueries, pourtant il faut déjà noter qu'elles soient toutes très peu réalistes. A ces scènes peu crédibles, viennent s'ajouter un scénario léger et des dialogues inexistants. Dans ce film inconsistant, seules quelques scènes bien réalisées différencient le film d'une mauvaise série américaine (notamment la scène finale). Ce qu'à voulu réaliser Abel Ferrara reste donc obscure. Nous sommes ici très loin du meilleur "Bad Lieutenant".
Film culte des années 90 dont j'ai souvent entendu parler et que j'avais hâte de voir. Le résultat n'est ps complètement décevant mais n'atteint pas mes espérances. Frank White est un patron de la mafia qui vient de sortir de prison. Son rêve est de fonder un hôpital grâce à son argent et d'aider les plus démunis. Mais ses habitudes de gangster vont reprendre le dessus et la police de New York est plus que décidée à en finir avec lui définitivement... La réalisation est bonne; le cadrage est bon, les mouvements fluides, la mise en scène correcte, les prises de vues ne sont pas désagréables mais manquent de charme et la profondeur de champ est bonne. C'est bien mais pas incroyable non plus. Le scénario est un film de gangsters assez classique, avec ses fusillades et ses règlements de comptes à tout va. Certaines scènes sont vraiment marquantes mais les autres se ressemblent trop. Le rythme est d'abord assez bon mais finit par trop ralentir, dans la dernière demi-heure notamment. Il n'y a pas beaucoup de clichés et les quelques-uns qui sont présents ne sont pas trop gênants. Il n'y a pas non plus d'incohérences majeures. Reste cependant de nombreuses lenteurs qui viennent gâcher l'histoire. Les acteurs sont globalement bons, Christopher Walken avec sa tête de psychopathe est toujours aussi charismatique. Les personnages ne sont pas tous très bien développés et ne sont donc pas très attachants. Les dialogues sont par contre très crus mais aussi assez attendus. La photographie est très belle; le film se passe quasiment de nuit mais la lumière et les couleurs sont de grande qualité. Le montage est trop lent même dans les scènes de fusillades. Les décors sont assez vides, les costumes assez réussis et la musique de Joe Delia (Body Snatchers, The Blackout) passe trop inaperçue. "The King of New York" est un film qu'il faut avoir vu car il est culte, mais qui a surtout pris un gros coup de vieux.
Christopher Walken a décidément une gueule à part. The King of New York ne m'a pas particulièrement emballé. L'ambiance y est ça s'arrête là. Certaines scènes me semblent de trop, pendant que d'autres manquent vraiment. Le scénario se contente de survoler chaque point sans s'y attarder. Même le personnage incarné par Christopher Walken est vide. Il sort de prison ; c'est tout ce que l'on sait. Le reste de sa personnalité, on la découvre par ses actes. Mais on ne nous offre aucune profondeur supplémentaire pour aucun personnage. Sinon la réalisation est plutôt bonne et certains plans sont magnifiques. Mais au delà, je ne pense pas que ce film puisse être culte.
L'ambiance brutale et obscure mis en scène par Abel Ferrara prend bien. Mais comme souvent, chez le réalisateur, le film peine à décoller de son présupposé. La faute ici à un scénario trop peu développé et mal amené mais surtout à un Christopher Walken qui, et c'est bien la première fois, ne convainc pas. Trop dans la réserve, l'acteur rend son personnage antipathique et n'a, apparemment, pas su saisir la dualité de ce Frank White. Semi-échec pour Ferrara après un Bad Lieutenant dont on ne se remémorera que la performance époustouflante d'Harvey Keitel.
La musique et l'atmosphère qui règne durant le film ne sauvent pas le manque de pronfondeur du scénario. Les personnages sont trop stéréotypés, les repliques souvent pitoyables et les scènes d'action sont pour la plupart surfaites. Un film qui est loin d'atteindre le niveau des références que sont Scarface, Les affranchis et L'impasse.
Authentique chef d'oeuvre, ce film traque l'ambiguïté d'un homme, tiraillé entre son esprit nouvellement apaisé et ses pulsions à jamais dévastatrices. Walken, dans un rôle inoubliable, joue le jeu de façon exemplaire, ne donnant aucun repère au spectateur quant au fonctionnement de sa pensée, de ses affects, le prenant toujours par surprise. Ferrara filme l'abstraction des sentiments au coeur d'une histoire concrète, faite de bruit et de fureur, de mafiosi et flics ripous, dans un New York hyperréaliste et poétique. La mise en scène, radicale, est épurée au maximum et va constamment droit à l'essentiel. A l'image du héros principal, le montage est construit sur l'inattendu, le furtif, donnant une respiration étrange au film. Alternant apaisement de l'âme et confrontation des corps, le film de Ferrara est une oeuvre grandiose, qui dès le générique d'ouverture, nous embarque dans un New York expressionniste et abstrait, violent et charnel, qui sied parfaitement aux tourments du personnage principal. C'est du très grand cinéma, impulsif, déroutant, classique, personnel.
Abel ferrara en mains de maitre nous livre un Film culte qui vient se classer parmis les chef d'oeuvre du gangstérisme ! Un film Violent ,Glauque, Derangeant, Emouvant... du Ferrara Quoi !! Chapeau bas pour C.Walken et sa Prestation tout simplment magistrale !
Pitch : Pour redevenir le roi de New York, Frank White ambitionne dès sa sortie de prison de liquider ses rivaux mafieux. Dramatisation à l'extrême récurrente, via une bande son grave accompagnant des scènes théâtralisées. Le plus souvent, c'est le mafieux joué par Christopher Walken qui a le droit à ce florilège de mise en scène. Le problème est qu'il n'a que trop peu de profondeur. Du coup cette dramatisation, cette théâtralisation n'ont qu'un demi-effet. On dirait presque que le côté réussi de King of NewYork tient là ! Les autres rôles sont eux aussi des durs à cuir : des gangsters blacks à la petite semelle, un chef de gang asiatique, le classique chef ritale, des flics qui se prennent pour des héros... Que des gros bras (pour pas un pete de réflexion) ! En apparence car si l'on s'arrête sur leurs répliques, là encore le bas blesse. Ils sont eux aussi dépeints superficiellement, sans une seule réplique qui fait mouche. Une discursivité et une psychologie des rôles très très embryonnaires, le tout étant assemblé par Abel Ferrara sans doute pour surfer sur la vague des films de pégre (ce que je dis va faire polémique). Ce film de mafia là n'est que flingues, gros bras animalisés, manque de profondeur scénaristique que la bande son tente tant bien que mal à corriger et atténuer. La mise en scène est rapide, basique et sommaire, laissant place à l'action, à la noirceur et aux règlements de compte. Attention film de mafia superficiel (incomparable avec les Parrains). Quand vous voyez Frank White sortir à peine de prison et loger direct au sublime hôtel Plaza de New York, possédant une limousine et entouré de deux déesses, vous vous dites logiquement que tout va être rapide au plan de la mise en scène ! Un film qui commence d'entrée par des accélérations de scénario a souvent du mauvais-sang à se faire, si ce n'est pas lui c'est le spectateur qui se le fait !
Une bien GRANDE déception! Ce film de pur gangster et bien lourd, et peu prometteur : Déjà par ses acteurs, faiblards qui sont tous, malgré leurs "renommés" actuelle, mauvais et agaçant. C'est bien sûr du a leurs personnages, inintéressant, prévisible, et jamais charismatique. Le film est bien trop mou et anodin, et en plus vieilli extrêmement mal...Aucune innovation, aucun charisme, aucune qualitée scopique, aucune scène mémorable. The King of New York ne me donnera aucun souvenirs apparent...
On se perd un peu parmi les coups de feu et les évènements successifs mal ficelés du film. Mais c'est un leurre pour masquer l'intrigue plate et saccadé, que même Walken n'arrive pas à réhausser.
Un film assez classique au final, même au niveau de l'esthétique qui fait très années 80. L'énergie et la violence sont de la partie. Christopher Walken est comme d'habitude impressionnant dans le rôle du caid. Ce qui compense les prestations de cabotinage de la plupart des autres acteurs (peut être est-ce dû à des personnages caricaturaux et à des situations dignes de série B ???).
Wooa ! c'est ce qui est sorti de ma bouche à la fin de ce film tout simplement génial. Alors bien sur il faut aimer les films de gangster et accepter la violence du film, mais King of New York nous offre bien plus encore. Tout d'abord, la prestation de Christopher Walken est juste parfaite, il apporte au personnage de Frank White un charisme et une noirceur qui ne peuvent laisser de marbre. Walken est plus que convainquant, et est surtout bien aidé par l'oeil d'un Abbel Ferrara très inspiré pour l'occasion. En effet il nous offre des plans somptueux (le regard de Frank White fait froid dans le dos) et des scènes tout simplement mémorables, comme cette poursuite en voitures qui est un must du genre, et également des moments de violence assez troublants (je ne spoilerai pas XD). Le casting est aussi une force du film, avec notamment Laurence Fishburne, complètement déjanté, ou encore Wesley Snipes et Steve Buscemi. En bref un super film ou les scènes cultes s'enchaînent du début ("Room service motherfucker") à la fin ( très réussie). Alors bien sûr le film a pris un petit coup de vieux, mais cela ne gache en aucun cas le plaisir que l'on prend à voir Frank White devenir le King of New York !