Pat Garrett et Billy le Kid
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127 critiques spectateurs

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mazou31
mazou31

135 abonnés 1 375 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2025
Dernier western de Sam Peckinpah qui raconte encore une fois l’agonie de l’Ouest, avec du désespoir et une grande fatigue que transpose magnifiquement James Coburn. Ce film crépusculaire qui précède certains grands westerns de Clint Eastwood a beaucoup de charme, par l’insouciance meurtrière de Billy, mais aussi par tous les seconds rôles, et enfin par la magnifique photographie des décors naturels. En revanche il souffre à mon avis de quelques erreurs de rythme et de montages. Peut-être parce que le tournage fut, paraît-il, chaotique. Quant à la BO de Bob Dylan, elle est décalée mais fantastique. Quoi qu’il en soit il méritait vraiment d’être restauré pour notre plus grand plaisir, même s’il n’égale pas les grands chefs-d’œuvre du genre.
Starwealther
Starwealther

110 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2022
Pat Garrett et Bill the Kid est un bon western signé par le maître du genre Sam Peckinpah. C’est une mise en images du crépuscule de l’Ouest selon le réalisateur, une sorte de confrontation entre le bien et le mal. Le bien étant représenté par pAt Garrett interprété par James Coburn et le mal par Billy the Kid joué par Kris Kristofferson. De la grande classe dans ce film finalement très simpliste mais teinté d’une belle poésie et de magnifiques paysages. De plus, la bande son faite par Bob Dylan est franchement très agréable à entendre. Un classique indémodable de l’histoire du western américain.
Kouto
Kouto

31 abonnés 4 782 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 septembre 2025
Dans ce western suintant la crasse et la violence du réalisateur Sam Peckinpah qui évoque la traque par le shérif Pat Garret du célèbre bandit Billy le Kid au sein d’un récit dans lequel les morts s’enchainent tout en parvenant à s’appesantir en filigrane sur la relation qu’on entretenu les deux hommes. Brillamment interprété, mise en scène avec brio et bénéficiant de la superbe composition musicale de Bob Dylan, il manque cependant au long-métrage d’une pointe d’émotion car l’ensemble souffre d’un montage parfois décousu et de personnages secondaires inexistants.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 décembre 2010
Je suis fan de Sergio Leone mais, malgré tout, je trouve Peckinpah supérieur avec ce film ..... pour moi le meilleur western du 7ème art.
Cette parabole sur la fin de la liberté et la mort de l'Amérique (ou disons de l'idée d'"Amérique") est d'une subtilité rare ......
Yves G.

1 859 abonnés 4 074 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 juillet 2023
Pat Garrett (James Coburn) et Billy le Kid (Kris Kristofferson) ont longtemps été hors-la-loi. Mais Pat Garrett a décidé de se ranger. Il se voit confier la tâche d’arrêter son ancien ami, qui reste sourd à ses avertissements. Une première fois, Billy est appréhendé. La veille de sa pendaison, il réussit à s’évader. Mais Pat Garrett sait qu’il devra mener sa tâche à bien.

"Pat Garrett et Billy le Kid" est un western crépusculaire entouré d’une légende dorée. Elle le doit beaucoup à son réalisateur, alcoolique et violent, réputé pour ses outrances (un jour où les rushs lui avaient déplus, il urina sur l’écran) et le conflit ouvert qui l’opposa à MGM qui lui refusa le final cut (il fallut attendre 1988 pour que la version originale du film ressorte, qui commence notamment par un flashforward en noir et blanc que la version de 1973 n’incluait pas).
Elle le doit aussi à la présence, aussi rare qu’anecdotique de Bob Dylan au générique. Non seulement composa-t-il la bande originale – avec la célèbre chanson "Knockin’ on Heaven’s Door" – mais y tient-il un rôle secondaire important, celui d’Alias, le bras droit de Pat.

Comme souvent chez Peckinpah, le film est violent, loin des codes manichéens de l’âge d’or du western. Pat Garrett et Billy le Kid sont deux personnages au fond très proches qui auraient pu endosser des rôles différents si les hasards de la vie en avaient décidé autrement. L’un a choisi de défendre la Loi ; l’autre s’entête à la violer. Il aurait pu en aller autrement.
Le problème de ce western, comme souvent de ceux qui furent tournés dans les 70ies, est qu’à force de déconstruire un genre canonisé, il n’en laisse plus rien, frustrant tout à la fois les amoureux de westerns sans vraiment convaincre les autres.
soniadidierkmurgia

1 443 abonnés 4 345 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2017
Quand lui arrive le projet de "Pat Garret et Billy the Kid" après que Monte Hellman en a été évincé suite à l'échec de "Macadam à deux voies" (1971), Sam Peckinpah est tout à la fois au sommet de sa carrière au sens critique du terme mais aussi de son impopularité auprès des producteurs qui le trouvent ingérable. Au sommet de sa carrière car "La Horde sauvage" avec sa violence crue mais aussi stylisée a immédiatement désigné Peckinpah comme le porteur d'un nouveau souffle pour un genre moribond en son pays d'origine dont les archétypes étaient en train d'être salement bousculés par un réalisateur italien inconnu nommé Sergio Leone débauchant des acteurs hollywoodiens (Clint Eastwood, Eli Wallach , Charles Bronson, Henry Fonda, James Coburn) pour leur faire endosser des manteaux longs et porter des barbes de cinq jours dans des films où la violence est devenue un credo esthétique. Au sommet de son impopularité car depuis ses débuts de metteur en scène de cinéma, Peckinpah n'a eu cesse de montrer son indocilité. C'est en effet grâce à Charlton Heston qu'il put terminer "Major Dundee" (1965). Cela n'empêchera pas le film d'être distribué, amputé de quarante minutes. Une atteinte à son statut d'auteur que Peckinpah ne pourra jamais surmonter, étant depuis en guerre ouverte avec les producteurs avec lesquels il sait devoir malgré tout composer. Cette contradiction porte Peckinpah à sombrer davantage dans une intempérance qui le suit depuis longtemps déjà. Le caractère versatile et emporté du réalisateur n'est désormais compatible qu'avec une troupe d'acteurs et de techniciens fidèles bien décidés à le suivre . "Pat Garrett et Billy the Kid" sera tout à la fois le retour et l'adieu de Peckinpah au western. Comme à son accoutumée, sans être crédité à l'écriture, il retouche le scénario, ici de Rudy Wurlitzer, pour le conformer à ses obsessions. A travers le récit en réalité méconnu des trois derniers mois de la vie de Billy the Kid avant qu'il ne fut abattu par Pat Garrett, "Bloody Sam" (le surnom de Peckinpah à Hollywood) réécrit la légende en faisant des deux hommes d'anciens complices représentant deux attitudes face au temps qui passe, thème majeur et récurrent de sa filmographie. On s'est beaucoup interrogé pour savoir qui de Pat Garrett ou de Billy the Kid représentait la figure de Sam Peckinpah. On peut opter pour une transposition dans le personnage de Pat Garrett qui a finalement renoncé à son idéal de liberté pour s'adapter à un monde qui évolue en restreignant toujours un peu plus les espaces de liberté comme en témoignent les barbelés plusieurs fois mis en avant dans le film. Cette option semble plausible, Peckinpah devenu adulte retrouvant dans Billy the Kid celui qu'il a été ou celui qu'il aurait voulu être. Le film peut ainsi être vu comme une métaphore de son combat permanent avec des producteurs toujours soucieux d'encadrer le travail de l'artiste dans les bornes étroites du divertissement rémunérateur. Déjà très atteint physiquement à seulement 48 ans, Peckinpah insuffle forcément de son état de santé à son travail. Le tournage chaotique, émaillé d'incidents et d'une grippe tenace pour Peckinpah en sera le reflet, prenant 21 jours de retard. Les rapports sont alors au pire avec la MGM qui avait choisi Peckinpah pour qu'il lui fournisse clefs en main une nouvelle "Horde sauvage". Hors, le ton général des rushes ne montrant pas une continuité narrative évidente fait de plus apparaître un côté élégiaque très marqué, Peckinpah se plaisant à montrer à travers leur errance réciproque, les états d'âmes des deux héros notamment ceux de Pat Garrett (James Coburn), tourmenté par le choix contre nature qu'il a fait en cherchant à tout prix à se conformer à la disparition de l'esprit de conquête des pionniers qu'incarne encore le fougueux Billy (Kris Kristoffersen) qu'il a choisi de tuer. spoiler: Ce dilemme obsède littéralement Peckinpah qui trace en réalité une boucle narrative montrant en tout début de film à l'aide d'un flashfoward tourné en couleur sépia, l'assassinat en 1908 (27 ans après la mort de Billy the Kid) de Garrett par ses anciens commanditaires, comme rattrapé par une punition divine pour avoir trahi un idéal de vie
. Inutile de préciser que ce choix n'est pas du goût de James Aubrey le producteur de la MGM qui va faire effectuer un montage parallèle resserré sur les aspects violents du film. Dans de telles conditions, l'entreprise est bien sûr un échec qui mettra définitivement Peckinpah au ban d'Hollywood. Il faudra attendre une initiative française de FR3 encouragée par Patrick Brion pour qu'un nouveau montage proche de la vision de l'auteur soit enfin disponible en 1988. Cette version restitue l'aspect crépusculaire du film voulu par un réalisateur qui sentait sans doute très bien au fond de lui que sa vie lui échappait. Imparfait, crépusculaire, contemplatif mais aussi envoûtant et déroutant comme la présence de Bob Dylan, sorte de témoin fantomatique des évènements qui se jouent, "Pat Garrett et Billy the Kid" est avant l'heure le film testament d'un réalisateur qui n'a jamais vraiment trouvé sa place dans un système de production trop petit pour lui. A voir et à revoir pour comprendre l'esprit sauvage de ce cheval fou, mort de sa trop grande soif de liberté.
Roub E.

1 316 abonnés 5 399 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 septembre 2020
J’aime beaucoup le cinéma de Peckinpah en général. Mais là je trouve que c’est au delà du bon film, c’est génial. C’est un western de désillusion, de destruction du roman de l’ouest américain. Le rêve de liberté et d’aventure des pionniers est passé, le pays se construit sous la coupe, des propriétaires terriens et des représentants de la loi qui les protège. Un monde ou de toute façon tout le monde est dégueulasse, Billy qui passe pour le héros romantique du film est un criminel égocentrique qui triche au duel. Les « héros » américains en prenne d’ailleurs pour leur grade, ils sont tour à tour tricheurs, vendus, alcooliques, violents bien sûr, leur envie de liberté n’est en fait qu’un délire égocentrique qu’ils assouvissent quelque soit les dommages qu’ils causeront sur leur passage. Un film à la beauté formelle, la photo est magnifique et le cadre de Peckinpah est quasi scientifique. Et il y a aussi la musique de Bob Dylan elle aussi teintée de nostalgie et d’une certaine forme de fatalisme qui parachève un western d’exception.
Acidus

880 abonnés 3 961 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2014
L'histoire du shérif Pat Garrett et du hors la loi Billy the Kid avait déjà fait l'objet de plusieurs adaptations au cinéma. Néanmoins, cette chasse à l'homme pour le moins classique est ici sublimée par le savoir faire du grand Sam Peckinpah. Le cinéaste y apporte sa touche personnelle à savoir de la violence explicite, du sexe, et une ambiance atypiquement sombre qui fait écho à au pessimisme de certaines scènes, loin des clichés habituels. En plus de cela, le réalisateur américain peut compter sur une excellente BO signée Bob Dylan et sur un solide casting. On en redemande.
Alain D.

744 abonnés 3 449 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 décembre 2023
Un Western efficace réalisé de main de maître par Sam Peckinpah. Le film nous offre une BO culte signée Bob Dylan, de superbes décors de saloons et de l'ouest Américain. La réalisation nous prodigue également un sublime casting où le charisme de James Coburn et le physique de Kris Kristofferson font mouche.
Ce qui déçoit dans ce film, c'est son scénario sans surprise, avec une trame aussi classique que simpliste. Il nous conte une poursuite lente et triste qui tourne à l'hécatombe, tant les protagonistes pistoleros révolvérisent à qui mieux mieux sans aucun état d'âme.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

143 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 novembre 2024
Réalisé en 1973 par Sam Peckinpah, l’un des grands artisans du renouveau du western américain, Pat Garrett & Billy le Kid est considérée comme une œuvre culte, encore plus depuis son nouveau montage de la fin des années 80, davantage raccord avec la vision originale de son réalisateur. C’est un statut largement mérité. Tout d’abord sa musique originale est signée Bob Dylan – le chanteur tient même un rôle secondaire dans le film – et le surgissement du somptueux Knockin’ on heaven’s door lors une séquence incroyable d’émotion file des frissons. Ensuite, ce long-métrage qui assume une intrigue sèche de la traque d’un homme par un autre verse dans des séquences brutales qui ont fait date. Enfin, Pat Garrett & Billy le Kid est passionnant par ce qu’il raconte de la naissance des États-Unis et de la conquête de l’Ouest, et de la porosité originelle entre bandits et shérifs. Crépusculaire et puissant.
Stanley-le-begue
Stanley-le-begue

64 abonnés 293 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 septembre 2009
Grand western mélancolique, grands acteurs, grand réalisateur, grande musique signée Bob Dylan. Superbe, à tous points de vue.
chrisbal
chrisbal

19 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2024
Porté par la musique de Bob Dylan en total décalage avec les standards du genre (aux antipodes des musiques épiques d'Ennio Morricone), ce western crépusculaire et mélancolique de Sam Peckinpah souffre de quelques lenteurs dans la narration mais offre au spectateur quelques scènes d'action bien menées et d'autres d'une rare beauté (la photographie est sublime).
James Coburn (Pat Garett) y poursuit Kris Kristofferson (Billy the kid) dans une chasse à l'homme qui ne laisse guère de doute quant à son issue, entre désillusion de la fin d'une époque pour l'un, désabusé, et soif de liberté quel qu'en soit le prix pour l'autre...
A noter également quelques seconds rôles plutôt convaincants qui interviennent tout au long du récit pour étoffer le destin de ces 2 légendes, y compris celui de Bob Dylan, souvent critiqué, mais en aurait été-t-il de même avec un autre acteur que lui?
Dynastar21
Dynastar21

40 abonnés 439 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2011
Un très bon western crépusculaire ! Sam Peckinpah nous livre une oeuvre assez personnelle, très mélancolique et assez lente mais jamais ennuyante ! La violence et le sang sont très présents comme dans la majorité de ses westerns. Coté casting, James Coburn est impeccable, très charismatique, très ambigu comme personnage ; Kris Kristofferson n'est pas un choix très judicieux pour jouer Billy the Kid mais ce n'est pas si mal que ça ; Bob Dylan très mystérieux apporte une petite touche de suspense dans le film. La BO, signée par Bob Dylan justement, est magnifique notamment avec la chanson Knockin on Heaven's Door. On sent les personnages tourmentés, lassés et on sent que c'est la fin d'une époque, la fin d'une certaine idée de l'Amérique et de la liberté. Le capitalisme, la propriété et les grands éleveurs terriens sont évoqués dans le film et sont un peu synonyme de la fin du grand ouest Américain. Il y a donc dans ce film également un brin de nostalgie. En tout cas, on à affaire à un western crépusculaire de qualité ou les cowboys sont souvent des anti-héros porté par une réalisation soignée du grand Sam Peckinpah, à voir absolument.
Silence ça tourne
Silence ça tourne

27 abonnés 188 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2020
Sam Peckinpah nous offre avec Pat Garrett et Billy le kid, un film doux et amer traitant de la fin d'une amitié, d'une époque, et de la fatalité où la mort règne en maître. Même si le film possède quelques longueurs et un côté répétitif, formellement il est d'une grande maîtrise avec quelques séquences magnifique bercé par la superbe musique de Bob Dylan. Le casting est très bon avec des apparitions de l'immense Jason Robards malheureusement peu présent, Bob Dylan, Kris Kristofferson ou encore le charismatique et magnétique James Coburn. Dans la continuité des œuvres du grand Peckinpah mais avec un peu plus de douceur, Pat Garrett et Billy le kid est un grand western crépusculaire.
soulman
soulman

141 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 juin 2016
Un très beau western crépusculaire et un des meilleurs Peckinpah.
L'Ouest est montré avec grand réalisme, comme une terre où il ne fait pas si bon vivre, loin des odes élégiaques de Ford et Hawks. La réussite tient aussi beaucoup à l'interprétation parfaite de Coburn et Kristofferson, secondés par d'excellents seconds rôles parmi lesquels l'énigmatique Dylan, par ailleurs auteur d'une musique magnifique.
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