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SYNEPHIL
62 abonnés
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3,5
Publiée le 11 juin 2011
Sans aller jusqu'a parler comme certains de chef d'oeuvre ,le dernier western de Peckinpah se classe aisement dans la catégorie superieur du genre.Au rang des ses qualités ,l'on peut citer une réalisation maitrisé qui n'abuse pas des ralentis auxquels le cinéaste nous avait habitué par le passé ,des scènes "tres virils mais correctes" alternant avec de magnifiques plans des paysages Texans ,de solides dialogues ou encore la superbe BO de Dylan dont le mythique "Knocking on heaven's door".J'allais oublier l'atout n°1 de ce film qui réside dans la richesse de son casting : entre un Coburn en sherif veillissant au sommet de son art et un charismatique Kristofferson ,la on peut dire qu'on assiste a un duel de legende encadré par d'excellents seconds roles.Rayon défaut ,je signalerais l'aspect peinture "casto" du sang qui retire une partie de la crédibilité des images et puis le coté frustrant du duel final qui se termine curieusement en 2 minutes ,ou alors c'est peut etre une version remontée ?
Western lent, crépusculaire, et même sépulcral. Meurtres entre amis magnifiés par les chansons de Bob Dylan. La mort est partout, même après l'amour. Un Peckinpah désenchanté.
Un bon western, avec des acteurs à la hauteur, notamment James Coburn. La poursuite est intéressante, bien que le film soit parfois inégal. Quelques éléments sont empruntés au western spaghetti, notamment dans la mise en scène et la lenteur de quelques scènes. Seule fausse note : un Bob Dylan au jeu assez amorphe, qui tranche avec le charisme des autres personnages.
Chef d'oeuvre crépusculaire qui marque la fin du western parfaitement symbolisé par ces 2 anti-héros à la vision du monde différente, le premier essayant de trouver sa place dans un nouveau monde à la fin de l'ouest sauvage alors que l'autre refuse catégoriquement cette évolution, le tout porté par l'inoubliable musique de Dylan. Les mots marches funèbres prennent tout leurs sens avec peut être le plus beaux rôle de James Coburn ( avec Croix de Fer encore un autre film de Peckinpah).
Un western très singulier par la mélancolie qui le baigne. Certaines scènes sont poignantes comme le deuil. Ainsi du shérif qui va mourir devant sa compagne, grosse brute qui se met à pleurer… Pat Garrett irradie tout le film par sa complexité et son opacité, homme vieillissant allant au bout de la compromission et du reniement de soi, et Jason Robards colle parfaitement à son rôle. Moins original que « La horde sauvage », mais plus original, plus profond à sa manière.
Je précise que j'ai vu la version sortie en salles et non la version longue. Je n'ai ressenti spécialement de gêne dans le montage, je ne sais pas ce qu'elle offre de plus. Pour le reste on est face à un bon Peckinpah, tout son style est là: Belle photographie rendant hommage aux décors, rythme posé, prenant son temps et découpage saccadé, sang et ralenti lors des fusillades, fin de l'ouest sauvage, amitié masculine pour les thèmes. Les acteurs ne sont pas en reste, James Coburn en tête toujours aussi classe. Un excellent western signé Sam Peckinpah encore une fois avec unepetite particularité cette fois: la musique signé Bob Dylan, tranche radicalement avec ce que l'on a l'habitude d'entendre dans le genre mais qui lui sied parfaitement. Ce dernier joue dans le fim d'ailleurs mais sa présence sert plus à se la péter en pleine discussusion "_ouais tu savais que Bob Dylan a joué dans un Peckinpah ?" "_Ah non. Lequel ?" "_Pat Garrett et BIlly le kid." "_ Ah ? faudra que je vois ça." Je ne dis pas qu'il est mauvais mais il a petit rôle, c'est tout.
Pat Garrett et Billy le Kid est un grand western crépusculaire et désenchanté sonnant le glas du Far West, dont les règles ne sont plus respectées et dans lequel les bandits rejoignent désormais la loi. Sur la musique magnifique de Bob Dylan, Sam Peckinpah enchaîne les scènes poignantes, mettant notamment en scène un James Coburn à vif.
Exellent west-ern qui va au niveau de mon ressenti bien plus loin que "la horde sauvage" du même réalisateur, "Pat Garett et Billy The Kid" est l'occasion pour Sam Peckinpah de réorchestrer la destinée de deux légendes de l'Ouest. Le réalisateur parvient cette fois-ci à bien mieux retenir l'attention et à rendre ses personnages attachants, parcee qu'il s'est attardé uniquement sur les deux hommes cités dans le titre. Nous avons alors l'occasion de suivre un duel mémorable comme le septième art nous en a souvent donné l'occasion. Duel déchirant d'autant plus que les deux hommes sont liés et se ressemblent assez fort malgré que l'un soit shérif, l'autre hors-la-loi. Les deux acteurs interprétants ces rôles-titres m'étaient totalement inconnus, mais cela ne les a pas empêcher de livre des prestations réjouissantes. La mise en scène de "Bloody Sam" est assez impressionnante, offrant de nombreuses images inoubliables (les enfants jouant à la corde qui sert à pendre, Pat tirant sur le miroir...) et s'inscrivant une fois de plus dans une recherche esthétique pour représenter la violence (voir le traitement du sang). Peckinpah s'est aussi offert les services d'un artiste qui marquera le film de son empreinte : Bob Dylan. Sa musique permettra au long-métrage de prendre une dimension supplémentaire. Néanmoins la prestation de Dylan acteur se justifie de façon moins évidente... Au rayon des défauts pointons aussi la chute de tension vers la fin du film, ne remplissant pas toutes les promesses de la première heure magistrale. Mais ces réserves mise à part, le plaisir de voir le film est incontestable !
Un très,très grand film.La réalisation de Peckinpah,le jeu des acteurs,la photographie,la musique de Dylan...tout ces éléments,brillamment mélangés et utilisés,contribuent à faire de ce western une oeuvre d'une force bouleversante.D'une grande sobriété,le long-métrage impose un rythme lent,mais jamais ennuyeux,qui donnent à l'atmosphère dans laquelle baigne l'histoire un cachet inimitable.On a l'occasion d'observer,dans ce quasi-chef d'oeuvre,l'état dans lequelle se trouve 2 générations vivant dans le grand ouest:celle,en train de disparaitre,du vieillissant Pat Garret,et celle,jeune et insouciante,de l'énergique Billy.Mais avant tout,ce film nous conte une tragique histoire d'amitié et de repect,entre 2 hommes,qui restera à jamais éternelle.
Il n'est pas totalement abusé de considérer "Pat Garrett and Billy The Kid" comme une variation sur "La Horde Sauvage". Là où Peckinpah semblait déjà avoir ecrit le "western requiem" ultime, il reprend la même thématique sur un mode plus désabusé encore. Plus rien d'épique, plus de baroud d'honneur, juste l'agonie pathétique d'un monde dont des fossoyeurs désormais en cols blancs s'empresseront de jeter la carcasse à la fosse commune. Les duels ne respectent aucun code de l'honneur qui soit, les amitié d'hier ne valent plus rien face aux interêts d'aujourd'hui, le "progrés" chérit l'ordre et se méfie de la liberté. Ainsi Peckinpah fait ses adieux mélancoliques à un monde qu'il n'a pourtant jamais idéalisé.
Ce sixième western de Sam Peckinpah a été tourné vers la fin de la courte et riche période du nouveau western Américain, empreint de réflexion et de nostalgie, qui a vu s’y exprimer de nombreux réalisateurs d’une « nouvelle vague » comme Arthur Penn, Sidney Pollack, Robert Altman, ou Georges Roy Hill. Peckinpah en est un spécialiste dont les livrées comportent des constantes, mais qui portent chacune en elle une singularité. Ici la violence est présente, mais comme composante d’une toile de fond d’un monde qui s’éteint, remplacé par l’affairisme financier et l’ordre qu’il impose. Le scénario est ténu, et les personnages sont montrés comme des mythes démystifiés ; Billy percevant que l’avenir n’existe plus et Pat constatant ses renoncements à l’aube de la vieillesse. Le film constitue, plus qu’une narration bien construite, une ballade désenchantée dans une époque et un univers ; ballade esthétique grâce aux magnifiques images en cinémascope, ballade acoustique grâce aux chansons de Bob Dylan, parfaitement adaptées et représentatives de l’esprit du film.
Un Western mélancolique au rythme lent mais jamais pesant. Le titre possède une véritable ambiance, les paysages sont superbes et les deux acteurs principaux très convaincants (Coburn en beau salaud!) Un bon film à conseiller aux amateurs de Western d’antan.
Encore un excellent film du génial Pechinpah, le rythme est lent mais jamais ennuyeux. Les deux stars que sont Coburn et Kristofferson sont parfaites, ajoutez aux superbes chansons de Bob Dylan, on obtient un des meilleurs western de l'histoire.
Pour le dernier western de sa carrière, Sam Peckinpah réunit deux de ses acteurs fétiches, James Coburn et Kris Kristofferson, et convie dans le même temps son pote Bob Dylan qui, bien évidemment, en profite pour signer la BO avec notamment le titre culte « Knockin' on Heaven' Door ». Le réalisateur s'attaque ici à l'impitoyable opposition entre deux légendes du Far West, le fringant William H Boney, dit « Billy The Kid », et le repenti Pat Garrett, shérif aux méthodes expéditives. Avec encore et toujours cet aspect profondément nostalgique, notamment à travers les yeux du vieillissant Garrett, Peckinpah livre un autre western musclé et sanglant tout en n'oubliant pas de creuser consciencieusement ses personnages. Contestataire dans l'âme, l'américain choisit de présenter le Kid non pas comme un petit con cynique et psychopathe, ni comme un fringant gangster fantasmé (ce que feront les réalisateurs d'un film comme « Young Guns ») mais comme un personnage plus posé, plus ténébreux, plus mature que l'image que l'on a du célèbre hors-la-loi. Le propos du film se centre sur les temps qui changent, les époques révolues, mais également sur l'abus du sacro-saint droit de propriété, cher aux américains, avec notamment les exactions des gros propriétaires terriens, ceux qui ont mis la tête du Kid à prix. Très bien réalisé, très bien dialogué, joué par deux acteurs au top, fidèle à l'histoire, un très bon western noir témoin d'un véritable savoir-faire en la matière.
Un des sommets de Sam Peckinpah. Violent mais sans exagération, de bonnes fusillades. Un casting attrayant, des personnages de légendes et une B.O. signé Bob Dylan qui joue un rôle font de ce western un classique.