Ravie de revoir mon cher Benoît à l’affiche dans l'Avocat, qui plus est en costard-cravate et dans le premier rôle pour mon plus grand plaisir, la déception s’est très vite fait sentir.
Dès le début, la voix off du personnage commence à résumer les dernières années de celui-ci. On fait le tour de ses études d’avocat, de son diplôme, de sa compagne. On voit l’ascension sans faux pas d’un jeune avocat, un peu trop beau pour être vrai, sa vie personnelle qui prend forme. C’aurait pu être bien fait, mais cela manque crûment de crédibilité, et on sent déjà le navet arriver.
L’intrigue met du temps à se mettre en place, on s’ennuie dès le début. Pas d’action, pas de rythme, on attend avec impatience le début des ennuis…qui arrivent à la fin du premier quart du film !
Enfin dans l’histoire, les péripéties ne sont même pas alléchantes. Toujours pas d’action ni de rythme, encore moins de suspens : c’est lent et mou.
On s’ennuie pendant les 1h42 du film, et plus on avance dans le temps, moins les scènes sont crédibles. On ne croit pas à sa relation avec sa femme, on ne croit pas aux personnages, dont les jeux sont déplorables. Même mon cher Benoît m’a profondément déçue.
Le seul qui tient la route à toute épreuve, c’est Gilbert Melki, qui remplit son rôle de mafieux sans écueil.
En somme, l'Avocat rassemble une intrigue ennuyeuse, des répliques improbables, des jeux pitoyables, et une mise en scène absurde. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un si mauvais film.
A proscrire !
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