Il y a une idée de mise en scène dans le film mais malheureusement le sujet est finalement assez attendu et ennuyeux. Rien de nouveau sous le soleil. Beaucoup de filles dans la salle riaient quand même. Peut-être un film pour public féminin ?
A croire que le titre original était prémonitoire (une nouvelle fois la traduction française s'est fait un plaisir de charcuter les sous-entendus) : celle qu'Aaron Eckhart revoie au bout de neuf ans n'est plus celle qu'il a connu : now she is an other woman. Mais les liens du passé sont indéfectibles et une fois de plus c'est l'alcool qui les fait ressurgir. On s'interroge sur ce que l'on est devenu sur ce que l'on était avant, si ça vaut encore le coup de continuer. En apparence,le sujet ne semble guère original mais toujours très attirant (première étoile). Confiez-le à des acteurs toujours remarquables (le couple Bonham-Carter/Eckhart vaut à lui seul le coup d'oeil en ce qu'il est la pierre angulaire de ce film angulaire dont ils sont presque les seuls protagonistes) et le résultat en devient agréable (deuxième étoile). Ajoutez-y une bonne dose de considérations inspirées et spirituelles sur l'amour, la vie et tout le tralala, sans pour autant jamais tomber dans le pédantisme outrancier, et dès lors le film peut revendiquer une certaine parenté avec un certain Woody Allen (troisième étoile). Quant à la quatrième étoile, elle récompense la petite patte artistique apposée par Canosa : l'utilisation du split-screen, pourtant a priori casse-gueule sur le papier. Or, le réalisateur néophyte a de l'ambition et de la suite dans les idées : il en exploite ainsi les ressorts les plus expressifs (parallèle passé/présent, exploitation des facettes de la personnalité, jeu conjoint de rapprochement/distanciation dans les dialogues) et en évite les écueils les plus conventionnels. Paradoxalement le dédoublement de l'écran rapproche les personnages : le film n'en devient que plus intimiste et surtout plus sensuel et torride tout en restant pudique. Savant exercice de style, toujours dans le bon ton (à l'image de la BO de Carla Bruni, notre Première Dame de France) et la juste mesure, Conversations avec une femme est une indéniable réussite, ainsi qu'une belle histoire d'amour.
L'abus de split screen est dangereux pour la santé, à consommer avec modération........... diviser l'écran en deux ne multiplie pas l'intérêt des dialogues, tout au plus cela cache le vide sidéral du scénario.......... c'est dommage, l'idée de départ est pas mal mais tout s'enlise ensuite et cette conversation tourne à l'ennui total avec les clichés de la femme sensée et de l'homme immature.......... 1 split çà va, 1h20 de split bonjour les dégâts...............
Un très joli film, une histoire d’amour à la fois complexe et malheureuse. Les deux acteurs jouent à merveille. La réalisation audacieuse en split screen est une réelle réussite et la bande originale signée Carla Bruni renforce cette histoire d’amour. Du très grand art, on est scotché de bout en bout !!!
Malgré une réalisation originale et une excellente Helena Bonham Carter, l'histoire a tendanvce à nous laisser de glace et nous sombrons rapidement dans l'ennui. Le sujet est lui même bien peu ambitieux et déjà vu.
C'est un film surprenant. En sortant de la salle je me demandais ce que finalement j'en penserai ; l'écran divisé en deux m'a beaucoup gêné par moment (ce qui explique seulement mes trois étoiles). Des dialogues parfois savoureux, mais le plus souvent douloureux. Comment se remettre d'une histoire d'amour qui finit mal: apparemment il est difficile de tourner la page, et même si chacun refait sa vie, il lui reste un goût d'amertume parce qu'on a râté l'essentiel alors que tous les ingrédients étaient réunis pour la réussite d'une vie à deux. Alors pourquoi ça dérape ? Nos deux acteurs -dont le jeu est admirable- vont s'efforcer de nous le démontrer : un peu trop jeune, encore immature ou tout simplement trop égoïste pour préserver l'autre ? Une mention pour la musique qui rythme parfaitement les dialogues ; bravo aussi pour les petits moments qui ne manquent pas de piquant "la bonne copine dans l'ascenseur" et l'histoire des portables sont là pour nous faire reprendre souffle dans les souvenirs qui font mal. Au final c'est une belle leçon pour apprendre à être heureux au moment où l'amour frappe à sa porte la question étant de savoir si nous en sommes capables ?
Comme son titre l'indique "conversation(s) avec une femme" est un film BAVARD ... Ce chassé croisé amoureux a certes un peu de charme notamment grâce à ses deux acteurs principaux et à sa construction façon poupées russes.. Mais ce film trop cérébral m'a finalement un peu ennuyé...
Le film sait rester simple, et évite le mélodrame pesant. On est transportés par un jeu d'acteur sincère qui donne un sentiment de réalité impressionnant (Helena Bonham Carter est particulièrement saisissante, mais Aaron Eckhart n'est pas en reste pour autant). On se laisse porter dans cette histoire de vie, tantôt touchante, tantôt drôle, tantôt amer, on en oublie parfois qu'il ne s'agit que de cinéma. C'est ce sentiment de réel qui attache et qui émeut, sans superflu.
Un film sombre et divertissant. Peu d'optimisme, un peu d'humour, juste ce qu'il faut, du bon humour. Un film froid, posé, assis même, mais sans que le propos le soit. Violent dans le fond, léger dans la forme. Qu'est-ce que c'est bien fait ! Il rappelle par moments "Lost in translation".
Le format déroute pendant les 10 premières minutes, puis ne pose plus problème. Aaron Eckhart y est excellent et Helena Bonham-Carter magistrale. Un film profond et bien vu.
Conversation(s) avec une Femme est avant tout surprenant. En effet, alors que l'on s'attend à voir une petite comédie romantique classique, vient à nous un exercice de style particulièrement intéressant, faisant penser à Time Code, de Mike Figgis. L'écran est coupé en deux, une partie par protagoniste, le tout agrémenté de flashbacks. C'est novateur, intéressant. Même si le dernier quart d'heure se fait un peu plus dur pour le spectateur à cause de l'action plus rapide, le tout est plaisant. Mais le film ne serait rien sans le duo d'acteur, vraiment talentueux. Aaron Eckhart est parfait, comme d'habitude, et la surprise, c'est Helena Bonham Carter, absolument surprenante et prenante dans un rôle de séductrice glamour, qui change totalement de son registre habituel. A eux seuls, les interprètes maintiennent le film grâce à des dialogues bien pensés. Ce serait presque du théâtre filmé. Accompagné de chansons de Carla Bruni, ce huit clos est agréable, novateur et intéressant et doit presque tout à ses interprètes.
Assez bon film, les acteurs sont touchants mais cela reste un peu superficiel. La séparation de l'écran est parfois interessante pourtant il eut été préférable selon moi que cela ne dure pas pendant tout le film.
Surprenant est le premier mot qui m’est venu. Faire un film de bout en bout en split screen était un défi difficile à relever. Construire ensuite tout le scénario rien qu’autour d’une conversation entre un homme et une femme n’est pas moins audacieux. Espérer enfin capter l’attention du public pendant 80 min rien qu’avec cela, était un objectif à la limite du surréalisme. L’histoire se résume, en effet, à la rencontre de deux anciens amants après une rupture de neuf ans… les dialogues étant ordinaires, seul le talent des acteurs (Helena Bonham Carter et Aaron Eckhart) pouvait compter. Et franchement, dans une configuration pareille, rien que de n’avoir pas perdu l’attention des spectateurs en milieu de route doit être considéré comme un exploit. Pour les impatients, ça risque d'être frustrant.