5123 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
298 critiques spectateurs
5
58 critiques
4
97 critiques
3
51 critiques
2
40 critiques
1
31 critiques
0
21 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Yoloyouraz
36 abonnés
566 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Le film policier français, PJ style, nous revient en long métrage ! Nathalie Baye, toujours si charismatique, s'impose, n'éclipsant pour autant Jalil Lespert et Roschdy Zem, très justes également. L'ambiance, travaillée, est immersive grâce à un tournage presque caméra à l'épaule, qui attache aux aventures de la jeune recrue policière. Le tout plutôt bien maitrisé, mais sans éclat particulièrement, donne un film sans deception, mais sans surprise.
Sentiment assez mitigé après la vision de ce film. Il est indéniable que Beauvois est un bon réalisateur, même si, derrière la caméra, il n'est cependant jamais virtuose ; il serait même un brin trop classique. Il est également certain que certains de ses choix artistiques sont intéressants : le fait de faire jouer de vrais SDF et de vrais traducteurs, par exemple, ou se passer de musique tout le long du film (fait très rare). Et enfin, Nathalie Baye se dissout encore une fois dans son personnage avec une aisance folle ; Jalil Lespert est très bon (néanmoins, ça ne semble pas lui avoir assuré une carrière durable : que devient-il ?), ainsi qu'Antoine Chappey (second rôle très convaincant). Et pourtant, le film ne laisse pas un souvenir impérissable (enfin je dis ça, je viens de le voir, mais bon...) : il manque un parti-pris. Sans dire de faire une oeuvre orientée, on peut reprocher à Beauvois de faire un film quasi-documentaire, froid, neutre, qui se contente de rapporter des faits. Il manque donc une certaine émotion. Et enfin, l'histoire policière autour des Russes ne sert peut-être qu'à étudier les répercussions sur les personnages de Baye et Lespert... mais cela n'empêche pas qu'elle ne présente pas vraiment d'intérêt pour le spectateur. Un film qui demeure quand même à voir.
le plus saisissant c'est cette alternance fluide entre la description pointue et réaliste du milieu de la police et des scènes plus intimistes sur ses personnages dont surtout N.Baye qui jusqu'à la dernière image interprète de façon juste et sensible son personnage.La mise en scène est irréprochable, seules quelques lenteurs dans l'écriture viennent entacher le film qui reste un très bon moment.
Encore un énième polar qui refuse les règles du genre afin de prouver que l'on peut se renouveler. Cela devient tellement la norme de nos jours que cela en devient un autre cliché. Ce "petit lieutenant" est donc estampillé "réalisé comme un documentaire" sur la vie des policiers. On bat en brèche tous les clichés du genre pour montrer que les flics sont des êtres humains comme les autres, de simples fonctionnaires qui font leur métier du mieux qu'ils peuvent. On voit que le métier est dur, souvent chiant....et alors ? On s'en fout un peu. Evacuant tout élément de dramatisation afin de coller plus près à la réalité, le cinéaste oublie d'intéresser le spectateur qui s'ennuie ferme devant ce déluge de situations convenues, car personne n'imaginait que le métier de flic ressemble à ce que l'on voit dans "l'inspecteur Harry" (à moins de ne pas réfléchir beaucoup). Tous les éléments semblent là pour dire : "regardez comme nous prenons soin de ne blesser personne". Non tous les flics ne sont pas des fachos (sans blague !), non ils ne sont pas irresponsables, mais c'est quand même dur comme métier, alors on le montre aussi. Tout ceci ne va pas très loin et se trouve être d'une superficialité assez incroyable. Le film n'est même pas mauvais, il est simplement ennuyeux car n'apportant rien de neuf. De l'art d'enfoncer des portes ouvertes.
On peut reconnaître dans ce film, la volonté du réalisateur de faire un satyre de la brigade criminelle de nuit. Même si le scénario donne lieu à de grands moments et montre également les problèmes de cette brigade, le film tombe malheureusement dans la caricature et dans les clichés de la police. Mais bon tout n’est pas à jeter dans ce film car Nathalie Baye se révèle bonne dans sa prestation. Une déception.
Un film policier qui privilégie le réalisme au détriment de l'action. Une bonne surprise même si le film est un peu long à démarrer. On rentre totalement dans l'enquête qui est assez banale mais crédible et l'histoire de ces flics tous plus ou moins abimés par la vie est poignante. Du bon cinoch !!
Dans la veine réaliste, on a fait mille fois mieux que ce "petit lieutenant" sans âme aucune. Plutôt bien filmé, le jeu des acteurs ne convainc pas vraiment, même Nathalie Baye ne campe pas vraiment son personnage sans parler de Jalil Lespert par charité. Les scènes du quotidien sont souvent désincarné et le réalisateur échoue totalement à dresser un portrait de policiers (les histoires secondaires, flic/civil sont d'une pauvreté extrême). Bref, si on ajoute a cela la lenteur du scénario, on s'ennui ferme. On est surpris devant l'emballement des critiques et on pense que "L627" de Tavernier était mille fois plus profond et pénétrant...
La France adore les films policiers alors il est difficile de s'étonner à chaque fois qu'un réal français se lance dans ce genre de films. Xavier Beauvois pour essayer de se différencier des autres adopte un style plus documentaire et peut-être un peu trop documentaire d'ailleurs. En effet si le début du film montrant l'apprentissage d'Antoine (Jalil Lespert) est vraiment captivant et que le spectateur a vraiment l'impression de suivre les membres de la 2ème division de PJ, la suite devient moins intéressante à cause d'un rythme inégal et d'une histoire qui s'essoufle de plus en plus. Heureusement la fin permet de réhausser le niveau tout comme les prestations des différents acteurs, Nathalie Baye la première.
Le petit lieutenant m'a fait découvrir Xavier Beauvois. Sans être un génie, Beauvois est un cinéaste extrêmement juste, extrêmement serré, tant dans sa réalisation, très économe de ses moyens, que dans sa direction d'acteurs (mention spéciale à Jalil Lespert, le "petit lieutenant" provincial adopté par Paris), toute en retenue, à fleur de peau. Mais là où Beauvois atteint l'excellence, c'est dans l' " effet de réel". Le milieu de la police, ses bureaux glauques qui se vident, ses silences à demi entendus, ses beuveries dans les petits troquets obscurs, ses solitudes, sa solidarité, tout cela est rendu vivant. L'oeil de Beauvois se pose sur une table, un lit, un pont, une cellule, un stand de tir, et c'est comme si tout ce qu'il nous montre devait se trouver là, exactement à cette place, nécessaire. Un grand artiste, au meilleur de sa forme.
Le film de Xavier Beauvoir nous emmène dans un commissariat de la PJ parisienne suivre les premiers pas d’un jeune bleu, fraîchement sorti de l’école de police. Entre la routine quotidienne, le travail d’enquête sur le terrain et les déboires liés à une vie professionnelle psychologiquement perturbante, la mise en scène du « Petit Lieutenant » se veut aussi réaliste qu’abrupte. Cependant, cette immersion, bien que doublée d’une analyse sombre de la société, m’a parue mollassonne et longuette, perdant de son attrait au fur et à mesure de son prévisible déroulement. Reste la qualité d’interprétation de l’ensemble de la distribution.
Ce sont des tranches de vie très justes il me semble que nous offre là Xavier Beauvois.Il est en phase avec une réalité que nous ressentons palpable pendant tout le film.Nous pleurons avec Nathalie Baye,nous souffrons avec Jalil Lespert.La simplicité qui touche ce film est une vrai bouffée de bien-être.Avec "le Convoyeur" "36 quai des orfèvres "et ce dernier opus , c'est non sans plaisir que l'on peut annoncer le renouveau intelligent du genre policier français au cinéma , on respire.
A mon modeste avis :-) mettre 4 ou 0 étoiles est une erreur pour ce film. ce genre réaliste a déjà été exploité et plutôt mieux donc difficile de parler de chef d'oeuvre même si c'est plutôt réussi malgré des scènes longues et creuses. Critiquer le manque d'action me semble hors de propos aussi. le jeu des acteurs est plutôt convaicant même si en dehors de Baye (excellente) les personnages n'ont pas de reliefs (choix ou ratage complet?).
Un film sans grand interêt. Scénario plat et sans réelles surprises, réalisation convenue, personnages pas assez fouillés. Aucun interpréte ne tire son épingle du jeu, pas même Nathalie Baye qui, sans être mauvaise, est loin de ses grands rôles.
Déjà le Lespert a une vraie tête à claque. Et ensuite sous ses airs de film intelligent traitant sur la police, ça reste un film cliché où un crime a lieu, et le méchant est recherché. Mais pour le rendre plus dramatique, on fout une histoire d'alcoolisme qui ne rajoute rien à l'histoire... Bref, beaucoup de bruit pour rien autour de ce film. Et cette seule étoile va au choix qui a été fait pour Nathalie Baye.
Il sort (excusez du peu !) de lEcole Nationale Supérieure des Officiers de Police de Cannes-Ecluse (Seine-et-Marne), et pas dune « école provinciale » quelconque. Aussitôt terminée la pimpante cérémonie de sortie, luniforme rutilant est remisé au vestiaire. Lui, Antoine, cest Jalil Lespert, un acteur qui nen rajoute pas. Antoine choisit son affectation, en effet il est lieutenant, donc officier (et non plus « inspecteur ») et son supérieur est commandant (et plus commissaire) ce qui déroute les amateurs de Maigret. Justement il y a un peu de lunivers de Simenon dans le film de Xavier Beauvois : le quotidien y est montré sous ses aspects dérisoires, sans grandiloquence, et si certains trouvent quon sy ennuie cest que la vie des policiers nest pas fait que de prouesses, arrestations et compagnie, mais aussi de frustrations et de drames, résultant de concours de circonstances, de négligence et de malchance. Ceux qui veulent de grandes scènes de fusillades spectaculaires sont déçus, car dans « la vraie vie » les drames arrivent bêtement, et celui-ci nous empoigne émotionnellement. Lunivers dun commissariat nest pas ici édulcoré (bien quon puisse se demander si à noircir le tableau et à montrer des flics qui se saoulent et fument des joints on ne tombe pas aussi dans un certain cliché, là les avis divergent). Cela donne lieu à une scène très drôle où un passant conseille à nos amis de se méfier des keufs après leur avoir demandé de lui prêter leur joint. Pas de tonnes de maquillage, pas de surexposition rajeunissante pour Nathalie Baye qui est loin des préoccupations nombrilistes de mainte autre actrice de son âge. Un César de la meilleure actrice mille fois mérité pour ce rôle dune femme fragile psychologiquement mais qui occupe un poste dautorité, ce qui lui permet de parcourir la gamme dun jeu maîtrisé, tout en finesse. Cest un film qui fait honneur au cinéma français, un film qui a de la personnalité, pas un produit formaté pour « plaire ».