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Ladyshamble
10 abonnés
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0,5
Publiée le 23 décembre 2007
Après avoir vu toutes ces critiques postives à propos du Petit Lieutenant, je me pose des questions. J'ai du passé à côté de quelque chose ?! Je trouve ce film sans aucun interêt. Même Nathalie Baye y est déçevante. Je n'ai absolument RIEN ressenti durant tout le film, même quand le personnage principal (auquel nous devons normalement nous attacher) est sur le point de mourrir, on n'y croit pas du tout. L'abscence de musique est certainement un choix pour maintenir le "réalisme" voulu du film, mais c'est, d'après moi, une énorme erreur. Le scénario est plutôt banal (cela peut se comprendre, toujours pour le "réalisme") mais il est traité sans aucune poésie, sans aucune originalité et avec de nombreux clichés. La fin, (trop) silencieuse, triste et sans interêt résume bien le film.
Un polar de plus s'il n'était signé Beauvois, qui tout en faisant passer l'enquête au premier plan, réussit à explorer chaque personnage dont on sent qu'ils ont tous un passé, une vie, une âme. Nathalie Baye en flic maternelle dont les blessures se lisent à visage ouvert sans qu'elle aie besoin de verser une larme, est encore une fois, sublime. On se souviendra du dernier plan où éperdu, hébétée, elle se promène seule sur cette plage qui n'en finit pas en quête d'un avenir plus qu'incertain. Lespert dans le rôle titre apporte sa fougue et son humanité comme toujours. Chappey, Zem sont remarquables de justesse et complètent le tableau. C'est un film bouleversant qu'offre une fois de plus l'auteur de "N'oublie pas que tu vas mourir".
Peut-on parler là d’un néo-réalisme ? Appellation au demeurant anachronique, cependant «Le petit lieutenant» (France, 2005) est le fruit d’un travail anthropologique de Xavier Beauvois d’une telle qualité que son réalisme en est remarquable. Image de la police sans emphases excessives, sans fioritures fictionnelles, la communauté policière dans un simple appareil. En retranscrivant fidèlement l’expérience d’une brigade, Beauvois fait le choix de s’opposer aux codes d’un cinéma typique. Par cette position, le cinéaste n’oppose pas seulement le cinéma social au cinéma de genre, c’est tout un «cinéma de verité» qui se confronte à un cinéma de fiction pur. L’œuvre n’est pas que le rendu d’une expérience d’enquête mené par un homme de cinéma, c’est aussi un regard porté sur la justice. Formellement réaliste, la réalisation usant très peu de plan d’ensemble, préférant une promiscuité jusqu’au charnel, Beauvois expose surtout avec génie l’ordre du désordre. Ouverture : des jeunes policiers éparpillés dans une salle formant un maelstrom d’humains, figure du chaos. A ces plans «désordonnés» suivront la remise des diplômes où Beauvois fait montre de l’ordre public. Du désordre ambiant, la justice s’est mue en ordre rationnel. «Le petit lieutenant» permet cette lecture de la structure policière. Beauvois incruste également une fiction au sein du «compte-rendu» réaliste. Or de cette dose de fiction n’en ressort que l’habillage si réaliste qu’il en est transparent. Et c’est cette notion de transparence qui fait l’œuvre fulgurante. Le spectateur semble assister non plus à une mise en scène. C’est de la pur exposition, non pas une exposition absconse et aussi particulière qu’elle est ennuyeuse mais une exposition intelligente, répondant à une volonté artistique. A la différence que la touche artistique de Beauvois ne se trouve pas dans la plastique ou même dans l’usage de faux-codes mais dans une inspiration pur du réel pour en sourdre ce même réel, au cinéma.
Un veritable electrochoc que ce petit lieutenant qui se joue à des années lumieres des nanards emulateurs de serie B americaine comme 36 quai des orfeves ou encore contre enquete plus recemment.Pourvu d'un casting redoutable (nathalie baye certes,mais PUTAIN ROCHDY ZEM!!!!) et servi par une histoire evoluant à mi chemin entre le docu fiction et le reportage,le film de xavier beauvois traite à la fois du lourd fardeau que portent ces flics au quotidien et de la routine mortifere de la fonction,sans jamais tomber dans le miserabilisme ou la demonstration facile.Pudique et profondement humain,une oeuvre digne et sensible,qui nous laisse entrevoir le fossé immense qui separe la realité du terrain,des stereotypes bidon que les gens ont assimilés comme etat de fait!On n'avait pas vu ça depuis "la balance" avec la meme nathalie baye!Du grand cinema!!
Ce film est TRES bien fait ! Je pense que j'ai vu la, le film le plus realiste qu'il ma été permis de voir sur la police. Aucune exagération, pas de poursuites incroyables, etc. Ce film est réel et je le recommande vivement.
Même si le ton du "petit lieutenant" ne semble pas toujours tomber faux et que changer de personnage principal en cours de route est une bonne idée pour briser la linéarité narrative (dommage qu'ici en l'occurrence, on ne gagne pas au change quand N. Baye prend la relève)... on est quand même plus proche du Julie Lescault amélioré que du grand film noir à l'américaine. L'uniforme bleu moche du flic français n'est vraiment pas cinégénique.
Le petit lieutenant est un polar psychologique sans musique lyrique omniprésente, au contraire de 36 Quai des Orfèvres, ni fusillade à outrance. En cela, les esprits simples ont eu le bon goût de taxer ce film comme une pâle copie d'un épisode de Navarro. Ont-ils vraiment vu le film ? L'enquête, meurtres de SDF par des polonais, bien que prenant une part importante dans le film est délaissée au profil d'une analyse sans concession des rapports entre les policiers. Le résultat est beau, tragique, poignant. Rien n'est épargné au spectateur. Nathalie Baye est très crédible dans ce rôle de flic brisée par la mort de son fils, à la fois fragile et forte. L'émotion est à fleur de peau, on est perpétuellement sur le fil du rasoir. Après Selon Matthieu, Beauvois confirme qu'il est un cinéaste-acteur à suivre.
L' univers policier est traité différement que dans les films dits policiers classiques , le réalisateur Xavier Beauvois a passé beaucoup de temps avec des policiers au quotidien , il doit donc savoir comment ça se se passe dans les commissariats . Le racisme y est présent , la violence , l' alcool , l' amour et l' amitié aussi. L' enquête ou les enquêtes se suivent facilement , on ne perd pas le fil . Les acteurs sont tous excellents , voila donc un réalisateur à suivre.
J'ai acheté le DVD et j'en suis ravie - ce film est excellent. Les acteurs sont très bons - très naturels et Nathalie Baye a eu le CESAR !!! Je ne comprends vraiment pas les mauvaises critiques injustifiées !! L'ambiance du groupe est bien réelle et nous change des séries policières surfaites.
Un peu décevant au vu des critiques très positives autour de ce film. J'ai tout de même apprécié, même s'il semble être divisé en deux parties: une partie qui se rapproche trop du documentaire, un peu longue et impersonnelle, et qui pense entraîner vers l'ennui lorsque le vrai film commence dans la seconde partie. J'ai aimé voir les décalages entre le film et la plupart des séries télévisées, qu'il approfondit nettement. Deux détails à distinguer: les passages aux Alcooliques Anonymes sont plutôt drôles, et plus anecdotique, je pense que ce film est celui où apparaissent le plus d'affiches d'autres films (de l'enquête corse à seven, en passant par il faut sauver le soldat Ryan). En bref, un cocktail qui fonctionne bien, avec mention spéciale à Nathalie Baye, qui n'a pas volé son César de la meilleure actrice.
Drame policier social et réaliste poignant. Le film brille par son intelligence, tant dans la mise en scène que dans la direction d'acteurs. Les personnages, excellement bien écrits, sont parfaitement interprêtés.