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Claude Julien57
7 abonnés
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5,0
Publiée le 19 septembre 2026
Il y a deux films dans le film qui ne sont pas juxtaposés, mais qui s’entrecroisent et se complètent parfaitement. Le premier décrit avec précision et concision tout le déroulé d’une enquête de police. C’est bien simple, j’ai tout compris ! Le second montre des personnages, avec leurs forces et leurs faiblesses, jamais stéréotypés. Avec un gros, gros coup de cœur pour Nathalie Baye, si émouvante.
Un film policier qui se veut assez proche du documentaire. On y suit le parcours d’un jeune lieutenant débutant dans le métier, encadré par l’expérimentée commandant Vaudieu, qui semble en avoir fini avec ses démons liés à l’alcool.
Le film n’évite pas quelques caricatures, mais c’est surtout la faiblesse de l’enquête qui m’a marqué. Ici, pas de serial killer ni de violeur insaisissable : juste un banal duo de voleurs russes. Alors, si l’immense majorité des affaires judiciaires ressemble effectivement à celle-ci, on ne peut pas dire que leur suivi s’annonce très palpitant.
Je n’ai absolument pas compris les critiques encensant ce film. C’est extrêmement mou et ça ne m’a ému à aucun moment. Je ne le recommande pas, sauf si vous avez envie de découvrir les coulisses de la police judiciaire.
Pas facile d’être un jeune formé à l’école de police Antoine Derouère (Jalil Lespert) et de choisir comme première affectation un commissariat parisien avec comme supérieure Caroline (Nathalie Baye) compréhensive et bienveillante. Documentée et sensible, la caméra restitue bien les débuts et aspirations d’Antoine conférant au film une lente mise en place de l’action. Un crime commis contre un SDF en situation irrégulière permet à Antoine de participer pleinement aux recherches du ou des coupables. Enfin, cela bouge car il n’existe pas de musique de fond dans ce film. « Le coup d’aller boire un demi et de laisser un collègue tout seul, ça, cela ne passera jamais ! ». Un binôme qui se dissocie porte malheur dans la police . Jeu subtil du désarroi de tous les acteurs dans leurs personnages de policiers désemparés lorsqu’un collègue est sanctionné ( blâme et transfert). Ce film constitue la meilleure démonstration que la police ne tue pas contrairement aux délires politiciens des partisans de LFI. A noter le rôle du juge (Jacques Perrin 1941 – 2022 / 80 ans) complétant cette excellente distribution plus la dernière image de Nathalie Baye transférant ses larmes vers son public. Bouleversant.
Sur un mode quasi documentaire, sans musique, cette enquête dramatique montre un état de faits dans les forces de l'ordre, gangrénées par l'alcool, la violence, la lassitude, confrontées à des souffrances mentales, impliquées à des degrés divers dans leur fonction de maintien de l'ordre et d'arrestation des coupables. La mise en scène brute choisit donc un minimalisme qui se concentre sur l'action, laissant Nathalie Baye porter la charge émotionnelle avec un talent admirable. Récit âpre où la moindre défaillance peut être fatale, l'itinéraire annoncé par le titre dévie vers un autre chemin, faisant quasiment du genre policier un prétexte (en dépit du crescendo dans la tension) à un touchant portrait de femme. Pertinent.
Quatrième long-métrage de Xavier Beauvois, Le petit lieutenant (2005) est une belle réussite dont le résultat émouvant et efficace tient à plusieurs éléments. La formidable interprétation de la regrettée Nathalie Baye tout d’abord, dans le rôle d’une flic alcoolique, qui lui vaudra un César mérité de la meilleure actrice. La plongée ultra-documentée dans le quotidien de la police judiciaire à Paris ensuite, qui offre une atmosphère unique, et dont l’ambition d’être au plus près du métier est tout à fait aboutie. Son scénario enfin, dont le développement inattendu et saisissant crée de beaux moments de cinéma. Tout à fait convaincant.
Loin des téléfilms policiers habituels, le quotidien d'une poignée d'hommes et de femmes exerçant le métier de policier, dans un commissariat parisien. Un regard sans complaisance, sur une profession trop souvent idéalisée. L'interprétation est excellente.
Ennuyeux comme c'est pas possible. A fuir, Nathalie Bayle s'est trompé, elle mérite mieux, mais que fait-elle dans un film aussi insipide. Et la tv toujours aussi nulle dans sa programmation.
Ce film de Xavier Beauvois, porté par Nathalie Baye, est un polar français qui s'affranchit des codes commerciaux habituels. On y découvre le quotidien d'une équipe de cinq personnes dirigée par une femme au parcours difficile, marquée par son passé d'ancienne alcoolique. Autour d'elle, son équipe est tout aussi hétéroclite. Ensemble, ils doivent résoudre une affaire criminelle suite à la découverte d’un corps dans la Seine. Pourtant, le film s'apparente davantage à un Ce film est plutôt un documentaire qu'un film d'action. Ce choix peut s’avérer déroutant : l’action est rare et l’enquête semble n’être qu’un fil rouge plutôt que le cœur du récit. L’intérêt est ailleurs : le film décrit avec une précision chirurgicale la réalité du métier de policier. Loin du glamour et de l'adrénaline, le réalisateur montre un quotidien fait de rapports administratifs, de travail de bureau et de longues heures d'attente rythmées par les cigarettes.
Le petit lieutenant. La vie au sein d'une brigade de police dans la ville du Havre. Un très bon petit film français. De très bons acteurs. Une bonne ambiance. Pis il y a une enquête de police. Pour meurtre.
"Le Petit lieutenant" s’inscrit dans la veine du polar réaliste, en suivant un jeune lieutenant idéaliste confronté aux réalités du métier. Le scénario, solide, mise davantage sur la crédibilité du récit que sur l’effet spectaculaire. Cette approche, si elle évite les clichés du genre, donne parfois une impression de platitude, faute d’action ou de tension émotionnelle marquée. Au final, malgré ses qualités, on a quand-même l’impression qu’il y a d'autres films du genre plus réussis.
Le petit lieutenant est un très bon polar français, reflétant les idéaux d'une jeune recrue qui est affecté en police judiciaire et qui va être confronté à la réalité terrain. Ce film est bien représentatif de la réalité de nos force de l'ordre. Chaque personnage a ses convictions et ses problématiques. Nathalie Baye en est la chef d'équipe et est une ancienne alcoolique. Un rôle qui lui est taillé sur mesure. Roschy Zem est bien aussi. Un bon polar qui malgré de ses 20 ans, n'a pas pris une ride.
Les dithyrambes des critiques de presse sont incompréhensibles. Même l'inspecteur Derrick était moins soporifique, c'est dire ! Au moins, la série allemande épargnait aux spectateurs des regards lourds signifiant combien le personnage principal est en souffrance... Dialogues indigents, scénario convenu, fable prévisible. En guise d'hommage à Nathalie Baye décédée ce mois d'avril 2026, si l'on souhaitait revoir cette langueur qui n'appartenait qu'à elle, tant qu'à faire, "Venus beauté (institut)" suffisait. Je suis content que le "Petit lieutenant" ait pu plaire à certains: ils auront su voir ce qui m'a échappé, et c'est bien ! Mais je souhaitais prévenir les éventuels curieux de la déception possible...
A sa sortie de l'école de Police, Antoine est affecté dans un commissariat de Paris. Il découvre la réalité du métier aux côtés du Commandant Caroline Vaudieu, qui reprend du service après avoir été suspendue pour des problèmes d'alcoolisme. L'équipe enquête sur la mort d'un SDF, les témoignages les amènent à soupçonner deux russes. L’immersion dans la vie d'une jeune recrue, dans ses débuts à la PJ est totale. Les coulisses de la police des années 2000 dont les moyens et méthodes, à part la technologie, n'ont pas beaucoup changé aujourd'hui en 2026. L'apprentissage pour ce jeune normand est rude : filatures, autopsie, planques, paperasseries, attentes, pas question de jouer au héros. Les policiers sont confrontés au quotidien aux drames de la vie : vols, viols, ébriété sur la voie publique. Les gros coups c'est pour l'inspecteur Harry dans les films américains, les belles enquêtes pour le commissaire Maigret dans les romans de Simenon. L'alcool grave fléau qui atteint le cœur même des brigades du maintient de l'ordre. Le monde des citoyens qu'ils sont censés protéger est sans pitié. Mentalement, physiquement, moralement, ils subissent plus qu'ils préviennent, et souvent ce sont eux les victimes. Alors comme Caroline, à une époque pas si lointaine, vous vous oubliez dans l'alcool, pour ne pas revivre les déplorables conditions humaines auxquelles vous vous confrontez tous les jours. Ce n'est pas la vie rêvée du jeune Antoine qui regardait les polars à la télé quand il était enfant. Quand on est policier, vous n'avez pas droit à l'erreur, la moindre bavure peut vous être fatale. Et vous ne devez jamais oublier, jamais, que flic est un métier à risques, à risque de mort. Ma note sera de 2,92 sur 5. Cette plongée très réaliste dans ce commissariat, Paris, la précarité de la rue, nous ouvre les yeux sur la société des hommes à part égale entre ceux qui représentent l'ordre et ceux qui font tout pour survivre.
Nathalie Baye "fait le job" en femme/policière cabossée (plus convaincante dans le premier registre cependant) - de là à lui avoir, en son temps, attribué le 4e (et ultime) César de sa carrière... Le parti pris "documentariste" réduit et opacifie le propos de ce "Le petit Lieutenant" (Jalil Lespert en manque d'incarnation du rôle-titre...). La technique, en accord, n'arrange rien (son souvent inaudible, prises de vue et cadrage approximatifs, montage aléatoire..). Scénario faiblard, dialogues pauvres... Cela ne s'arrange toujours pas ! Me suis interrogée sur l'opportunité de diffuser ce film, en hommage à NB qui vient de disparaître, sur le service public télévisuel,..