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Jacbar
8 abonnés
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3,0
Publiée le 20 avril 2026
En guise d'hommage à Nathalie Baye j'ai regardé ce film sans en savoir rien. C'est un très bon docu-fiction qui présente la vie d'un commissariat de police avec ses jours communs, les jeux d'acteurs sont hyper réaliste avec des discussions de tous les jours un peu sans intérêt, mais on y aborde les sujets comme l'addiction, le racisme ordinaire, les procédures de garde à vue. Donc peu d'action et un rythme lent mais intense. N. Baye joue avec retenue et justesse.
Film lent voir très lent, il faut attendre une heure pour que cela devienne intéressant. L'histoire n'est pas captivante, sans rebond avec une fin mélodramatique. J'avais l'impression de voir un documentaire sur une banale enquête de police avec une commissaire (Nathalie Baye) qui fait la bises à ses sous-fifres ! (je ne suis pas sûr que cela se fait dans les commissariats). Une étoile quand même à Roschdy Zem, très présent dans l'histoire.
Ce n'est pas le scénario quil faut retenir dans ce film même s'il est singulièrement "français". Xavier Beauvois connaît la police et la représente bien. Ce qui est le plus marquant pour moi est la qualité de jeu de Nathalie Baye. La simplicité et un ton si juste. La scène finale sur la plage est enthologique. Pas un mot. tout dans le regard. Vous allez nous manquer.
Long, lent et passé, avec la bonne petite dose de sexisme et de clichés racistes très années 80 (pour un film de 2005), j'attendais sans doute trop de ce film qui a été encensé (sans doute trop) par la critique.
Peinture d'un jeune lieutenant arrivant dans la capitale, le film séduit par son naturalisme, sa véracité. Des histoires de magouilles, plus ou moins grosses mais le film manque un peu de nerfs. Il y a un basculement de personnage principal qui offre un rebond à un film et l'emmène dans les abimes de ces vies parfois fracturés, à force de côtoyer le pire de la vie humaine.
Le Petit lieutenant raconte l'entrée d'Antoine, tout juste diplômé de l'école des officiers de police, à la PJ à Paris. Antoine découvre le quotidien de son équipe, se lie avec ses collègues, et avec sa cheffe, la commandante Caroline Vaudieu. Ensuite, on ne peut pas dire que le film soit très riche en action, fusillades, et criminels tordus -- tout ce qui fait habituellement le sel des films policiers. Le parti pris scénaristique de Beauvois -- et esthétique -- est au contraire anti-spectaculaire, presque terne. Ce qu'il donne à voir, c'est un métier souvent ennuyeux, peuplé d'agents cabossés confrontés à une criminalité minable et à une certaine misère sociale ; c'est aussi la France du service public, sans glamour, mais humaine et familière. En d'autres termes, Beauvois fait le choix du réalisme, et ce réalisme entre en collision avec ce qu'on devine être la vision du monde d'Antoine, le petit lieutenant. Antoine, en effet, se rêve en policier de cinéma, héroïque, or le film lui refuse constamment cela, lançant des pistes narratives qui pourraient emmener son personnage dans du cinéma hollywoodien, sans jamais les concrétiser (le braquage, le passage chez les stups, etc.). Quand Antoine se trouve enfin au coeur de l'action, spoiler: il en meurt , ce qui permet à Beauvois de neutraliser pour de bon ses velléités d'héroïsme, et avec elles, une conception fantasmée du métier de policier. Ironiquement, c'est justement uspoiler: une fois le petit lieutenant mis hors course que l'action s'emballe, manière pour Beauvois de signaler que c'est dans le réalisme que se situe le meilleur terreau de la fiction. Le Petit lieutenant apparaît ainsi comme un petit traité théorique sur sa conception du cinéma, mais il a le bon goût de ne pas être trop aride pour autant, car ses personnages sont aussi crédibles qu'attachants, et son intérêt pour eux sincère. C'est en cela un petit chef d'oeuvre discret du cinéma français du 21e siècle.
Racontant les premiers pas d’un jeune lieutenant sortant de l’école de police affecté à la police judiciaire de Paris le film de Xavier Beauvois séduit par le réalisme dont fait preuve le réalisateur. Pas de glorification ni de diabolisation, mais un regard neutre montrant la routine d’un commissariat avec un vrai souci du détail. Si ce parti pris entraine un certain immobilisme de la mise en scène, cela n’empêche pas « Le petit lieutenant » avec son interprétation de qualité et une réalisation maitrisée d’être un bon film de genre.
Film ennuyeux qui tient plus du documentaire que du policier. Il ne se passe rien pendant la première heure sans rythme qui compile des dialogues creux. Si déjà il n’y a pas d’action, on attendait une introspection plus fouillée des personnages. La mise en scène ne fait rien pour captiver le spectateur et c’est bien dommage.
Frais émoulu de l'école de police, le lieutenant Antoine choisit d'intégrer une section parisienne de la "crim", bien plus prestigieuse à ses yeux qu'un banal commissariat de la province d'où il vient. Antoine se caractérise par une approche quasi enfantine du métier de policier, rêve d'enquêtes palpitantes, rêve de coincer un serial killer. Le film de Xavier Beauvois est fait, de façon dramatique on le verra, pour ramener le jeune homme à la réalité policière. Jalil Lespert et Nathalie Baye, en chef de service, composent les deux personnages principaux qui semblent voués à nouer à travers leur collaboration professionnelle une relation filiale. La vocation première du film reste toutefois de démythifier s'il est encore besoin le métier de policier tel que le conçoivent de jeunes recrues peut-être exaltées par les polars du cinéma. La réalité policière est à certains égards sordide et Beauvois réalise une chronique âpre, naturaliste, dont l'intérêt majeur est précisément dans son souci d'authenticité. Plus que l'intrigue elle-même, le réalisme attaché aux protagonistes, flics ou délinquants, détermine l'intensité du récit. L'approche de Beauvois n'est pas révolutionnaire mais son petit lieutenant est une figure singulière et intéressante.
Lorsqu’un jeune lieutenant (Jalil Lespert), fraichement diplômé, intègre la police judiciaire à Paris, le spectateur découvre avec lui les coulisses de cet univers. En effet, ce long-métrage de Xavier Beauvois possède un caractère de quasi-documentaire tant sa première partie est immersive sans jamais donner l’impression d’être une fiction. Toutefois, le récit évolue vers un film policier classique avec une enquête banale. Cet aspect sans surjeu ni courses-poursuites à la mode américaine donne un ton réaliste, renforcé par la description psychologique d’une rare justesse des principaux personnages. A ce titre, Nathalie Baye (obtenant un mérité César de la meilleure actrice en 2006) dans le rôle d’une alcoolique repentie offre un portrait saisissant d’une femme meurtrie. Bref, une œuvre sobre qui prend le temps de se mettre en place.
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1,0
Publiée le 20 octobre 2021
Tout ce que j'ai à dire c'est que c'est le film le plus ennuyeux que j'ai vu depuis longtemps. Il n'y a presque aucune qualité rédemptrice dans cette histoire. C'est peut-être réaliste dans un sens mais il vaut mieux ne pas raconter certaines histoires réelles. J'aime généralement les films au rythme lent quand ils permettent l'introspection et crée une ambiance par exemple. Mais dans ce cas le film n'est rempli que de dialogues sans intérêt qui ne nous apprennent pas grand-chose sur les personnages. Je n'ai pu m'identifier à aucun d'entre eux ou m'y intéresser ce qui en dit long. Dans beaucoup de scènes je me suis surpris à penser quand est-ce qu'ils vont se taire. Le jeu des acteurs était assez mauvais mais il semble qu'aucun des acteurs ne s'intéressait à son personnage et qu'ils avaient tous l'air de vouloir être ailleurs dans la plupart des scènes. Cela pourrait être dû aux dialogues peu inspirés qu'on leur a donnés. De plus le déroulement de cette histoire est assez mécanique. On passe d'une scène à l'autre et on dirait que ce film a été mal écrit mais jamais réalisé. Le petit lieutenant est un exemple parfait de ce que moi j'appelle un anti-film...