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Un visiteur
5,0
Publiée le 27 septembre 2011
Tout est rassemblé pour faire de ce western un chef d'oeuvre : un brillant Burt Lancaster plus carnassier que jamais! Un grand Gary Cooper dans le rôle d' un hors la loi fataliste. Des décors flomboyants et un scénario bien huilé! Aldrich nous lègue une belle réussite.
Avec "Vera Cruz", Robert Aldrich signe un bon western qui se démarque, à l'époque, par les caractères sournois et perfides des personnages principaux. De grands noms les incarnent avec un Gary Cooper et un Burt Lancaster en tête d'affiche et Ernest Borgnine et Charles Bronson dans des seconds rôles. Le reste est beaucoup plus classique. La mise en scène est convenue et le scénario un peu trop comprend de nombreuses scènes d'action. Dans l'ensemble, le film est bien fait, bien rythmé et l'on ne s'ennuie pas. Il manque un supplément d'audace pour en faire une oeuvre hors norme et mémorable. Quoiqu'il en soit, on n'enlèvera pas à "Vera Cruz" son statut d'influence majeure pour les western qui ont suivi.
De l'action avec beaucoup de figurants et une belle amitié entre deux hommes pourtant très différents. Sinon, une belle, des chevauchées, un trésor, des combats singuliers, des fourbes et des embuscades, sans oublier une cause noble pour libérer le Mexique des parasites représentés par l'empereur Maximilien. A noter la caricature des français qui sont présentés comme des gens maniérés qui aiment le luxe. En face, Lancaster en homme viril mais dénué de savoir vivre montre de quel côté penchent les américains.
Entre Gary Cooper, mercenaire comme par désœuvrement et par nécessité, et Burt Lancaster, crapule cupide sans foi ni loi, la distance morale est trop grande pour que leur complicité de circonstances dure longtemps. Cette évidence donnera lieu à l'un des plus beaux duels finals du western. Tour à tour au service de l'occupant autrichien et de la révolution mexicaine, les deux hommes n'ont de cesse, dans un climat de duplicité augmenté par la présence de rivaux, de s'approprier une berline chargée de l'or de l'empereur Maximilien. A travers ce film aux couleurs élégantes et aux prises de vue spectaculaires, Robert Aldrich saborde le mythe manichéen du héros et propose une alternative bienvenue. Les personnages y gagnent sans doute en humanité, en intérêt et en charisme. Le duo Cooper-Lancaster est remarquable et l'intrigue, pour simple qu'elle soit, introduit de jolis rebondissements, une certaine fantaisie et des combats très bien réglés. On sent dans ce western "exotique" une vraie modernité et un sens précis de la mise en scène.
Au-delà du plaisir certain qu’il procure encore, c’est le côté novateur - pour l’époque - du film qui marque. Pas pour la mise en scène à proprement parler, même si elle est tout aussi « vitaminée » que de qualité, mais pour le look et l’esprit général du film. Dans le contexte d’une révolution Mexicaine qui est montrée comme une tuerie, les personnages sont souvent sales (hormis Ben) et brutaux, et encore plus souvent dénués de toute morale. Leur moteur est l’appât du gain (même si la relation entre Ben et Joe - une réussite du film - fait apparaître un attachement amical qui semble les imprégner à leur corps défendant). Ponctuées de touches d’humour (noir), trahisons et perfidies s’enchaînent jusqu’à une fin ou tout apparaitra comme assez dérisoire. On y trouve pal mal d’ingrédients et de caractéristiques de films des années suivantes, ceux de Sergio Leone en premier lieu, mais aussi de Samuel Peckinpah (La horde sauvage) ou même de Joseph Mankiewicz (Le reptile) !
"Vera Cruz" est un excellent film de Robert Aldrich, précurseur des westerns spaghetti (nous ne sommes pourtant qu'en 1955), porté par Gary Cooper et Burt Lancaster (spoiler: l'homme qui ne perd jamais son sourire "Ultra brite" même lorsqu'il se fait descendre ). L'intrigue se concentre sur un convoi un peu spécial qui ne laisse personne indifférent... Ici, pas question de faire confiance à qui que ce soit et les retournements de veste se ramassent à la pelle. Le réalisateur assure le spectacle, que ce soit la scène du début dans le village mexicain avec les rebelles (superbe mouvement de caméra) ou les différentes scènes de combat, non sans distiller une bonne dose d'humour (notamment lors de la scène d'introduction du Capitaine Danette...). On peut juste regretter une fin un peu vite expédiée spoiler: avec ce duel entre les 2 stars qui formaient pourtant un beau duo (pas de happy-end comme ce fut souvent le cas dans les westerns classiques de l'epoque) .
Histoire un peu compliquée et pas trop passionnante qui se dénoue d'une façon abracadabrante. Le seul intérêt est le cadre historique de l'intervention française au Mexique.
Verra Cruz est une exception dans le patrimoine des westerns des années cinquante. Une dizaine d’année avant les westerns spaghetti, Robert Aldrich présentait déjà des personnages cupides, cyniques et violents. Ici la corruption respire à plein nez. Nous sommes en 1866 et le Mexique fait face à la révolution des uns et des autres. Le marquis de Labordère offre l’opportunité à deux américains de combattre pour son empereur. Mais c’est en transportant le carrosse d’une comtesse qu’ils se rendent compte que ce celui-ci est chargé d’or. Ne vous attendez pas à avoir de l’affection pour les personnages, il n’y a ni amitié, ni relation amoureuse, ni loyauté ! Si parfois le film est mené avec trop de hâte, on retient surtout l’audace du sujet et le tempérament ingrat des protagonistes. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Amoureux des westerns, j'ai de manière générale plus de mal avec lez classiques du genre dont Vera Cruz n'en démord pas. Le récit est intéressant à suivre, avec un discours sur le chacun pour soi et le choix du camp durant les conflits au Mexique du milieu XIXe siècle, eux bien réels. Tous les ingrédients sont là, mais justement l'ensemble m'apparaît trop peu original pour le considérer comme un grand film. Vera Cruz est donc tout au plus un divertissant western pour les amoureux du genre.
Le western dans ce qu’il a de plus pénible à mon goût : machiste, ethnocentré, répétitif et prévisible. L’action se situe au Mexique, mais ça ne change pas grand-chose : la diligence est remplacée par un carrosse, les confédérés par l’armée impériale et les plumes par des sombreros. Sinon, c’est très bien filmé et les paysages sont beaux. Les amateurs du genre apprécieront, d'autant plus que le film a son importance: premier western de anti-héros, il préfigure le western spaghetti italien.
Vera Cruz est un long métrage de Robert Aldrich sorti en 1954.
Ce western est typique des productions de l'époque : des grands espaces bien exploités et impressionnants visuellement, deux acteurs de légende en léger surjeu pour un duel au sommet (Gary Cooper et Burt Lancaster), avec des seconds rôles féminins marquants (Denise Darcel et Sara Montiel), une musique épique donnant un rythme agréable à ce film qui se suit sans aucun problème.
Reste un scénario un peu facile (les deux truands courent après l'or pour des motifs différents, et passent par tous les moyens pour le récupérer) qui part dans tous les sens, les retournements de situation sortent un peu de nulle part ce qui rend l'histoire peu marquante.
Une très belle réalisation avec un scénario un peu léger, ce qui donne un western très sympa à regarder (avec un final grandiose).
Burt Lancaster, une « gueule aux yeux bleus » joue le rôle d’une véritable crapule et Gary Cooper « gentleman aux yeux bleus » n’est pas net que ça. Ensemble, ils forment un sacré duo de mercenaires, dans un mélange épicé de lyrisme et d'humour Gary Cooper, alors vedette « installé « soucieux de son image, exigea des révisions du scénario et réécrit certaines de ses répliques. En face Lancaster, aussi co producteur voulait des héros faillibles, des amitiés masculines où virilité rime avec trahison. Le tournage devint alors une partie de domination. Le réalisateur admettra plus tard que sa collaboration avec Burt Lancaster fut difficile du fait de son pouvoir de producteur Grâce à un scénario bien huilé, Robert Aldrich, jeune réalisateur, dynamite les codes du western classique et brouille la frontière entre le bien et le mal que reprendra ^lus tard le western spaghetti. En effet, ici, la règle du jeu est simple : c'est du chacun pour soi : pas d’honneur, de loyauté ou de morale. Les héros (femmes y compris) se trahissent, s'allient par intérêt, vendent leur âme pour un coffre rempli de pièces d'or.
Western très décevant ... Le gros souci de ce film c'est surtout son scénario. Il manque terriblement de subtilité narrative et dramatique ; et il y a des séquences qui sont totalement inutiles ... ou tout simplement très mal insérées dans l'histoire. Bref, j'ai perdu mon temps à regarder ce film vieillot et raté.
Bien que je ne classerai pas parmi mes vingt westerns préférés, "Vera Cruz" se trouve être tout de même pour moi un très grand film dans le genre. L'histoire possède beaucoup de rebondissements, la mise en scène de Robert Aldrich est superbe ce qui nous donne droit à quelques grands moments de cinéma - notamment en ce qui concerne les séquences de fusillades à la fin du film. On notera aussi la présence de magnifiques paysages, surtout lors des scènes se déroulant près des superbes pyramides aztèques, d'une belle BO composé par Hugo Friedhofer et aussi évidemment un casting assez exceptionnel. Burt Lancaster et Gary Cooper campent avec grand talents les deux principaux protagonistes, alors que l'ont retrouve dans des seconds-rôles des comédiens comme Ernest Borgnine, Jack Elam ou encore Charles Bronson. Il est d'ailleurs intéressant de signaler que ce dernier, qui n'avait évidemment pas encore interpréter L'homme à l'harmonica dans "Il était une fois dans l'Ouest", était déjà bien à son aise avec cet instrument de musique.
Ce western classique tient des protagonistes charmant-e-s et tient bien la route. On assiste à une virée américaine (donc aussi à l'époque un peu fausse, machiste et raciste) et manichéenne bien construite sans trop de surprises.