Alexandre Nevski
Note moyenne
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Lord Lyndon
Lord Lyndon

21 abonnés 131 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2013
Le scénario propagandiste est sans intérêt et les personnages sont creux et inexistants. De plus, on voit bien que le film a été tourné en studio (voir les nuages). Tout cela empêche ce film d'être un chef d'oeuvre. Néanmoins il s'agit d'une oeuvre visuellement superbe et dont la bataille sur le lac de glace reste spectaculaire.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mai 2011
Eisenstein s'est assagi dans son montage qui est plus subtil et permet de nous laisser respirer afin de profiter ce film épique au scénario simpliste métaphorisant la montée du nazisme et à la mise en scène sublime comportant un très gros morceau de bravoure avec de belles envolées lyriques grâce aux images et à la musique.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2010
Une œuvre de propagande plus impersonnelle, avec moins de séquences de génie que dans les plus grands films d’Eisenstein. Reste tout de même un sens des paysages, une mise en scène quasi chorégraphique des foules, des mouvements de combats, époustouflants. Il y a aussi une invention presque baroque dans la représentation des « méchants », chevaliers teutoniques, dignitaires catholiques romains ou traîtres russes. Eisenstein est tellement grand que même un de ses films mineurs reste une splendeur.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Commandé par Joseph Staline himself, le film fut jugé trop anti germanique à sa sortie, puis retiré du circuit au moment du pacte de non agression signé avec les nazis. Après l'invasion Allemande de 1941, Staline donna l'ordre de distribuer le film dans tous les cinémas d'URSS. Aujourd'hui, avec le recul historique, les atrocités nazies commises en Russie légitiment totalement la vision d'Eisenstein. Reste un film de propagande, dont le lyrisme manichéen insuffle une force peu commune à l'ensemble et la force du discours doit autant aux images qu'à la musique de Prokofiev. Si parfois certains décors simplistes, très carton pâte, peuvent faire sourire, la bataille sur la glace, scène principale et finale du film, ne manque pas d'ampleur et sa puissance allégorique reste intacte.
Jean-François S
Jean-François S

59 abonnés 671 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2010
Eisenstein n'avait rien tourné depuis dix ans. Pendant cette décénie tous ses projets se sont avortés les uns après les autres, même ceux dont le tournage avait commencé ("Que viva Mexico" et "Le pré de Béjine").
Staline lui commanda "Alexandre Nevski", illustrant la mise en déroute de l'invasion teutonique du 13° siècle. Evidement cette commande de pure propagande n'avait d'autre but que de faire le parallèle avec la menace nazi. Le film disparue d'aileurs soudainement des écrans russes lors de la signature du pacte de non agression germano-russe. Et réapparue tout aussi précipitement lors de la rupture de celui-ci. Condidéré comme un chef-d'oeuvre du cinéma russe, "Alexandre Nevski" a pourtant bien mal vieilli. Tout d'abord par son coté propagandiste insupportablement simpliste. Mais aussi pour sa théâtralité: les décors minimalistes sentent le carton-pâte, tout comme les costumes. La mise en scène d'Eisenstein n'y échappe pas, la séquence de la bataille sur le glace considéré comme le clou du film fait désormais pale figure face à des productions plus modernes au réalisme bien supérieur. De toute évidence, ces acteurs russes n'ont jamais tenus d'épée, ni fait d'escrime...
Spiriel
Spiriel

43 abonnés 318 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 janvier 2008
Equivalent russe des Colonel Blimp, Casablanca, To be or not to be ou encore Dictateur, ce film d'Einsenstein a vieilli, contrairement au Cuirassé Potemkine par exemple. La bêtise des dialogues et l'idéologie écrasent trop le film pour qu'on en fasse abstraction, comme c'était possible avec son chef d'oeuvre muet. Bien sur la mise en scène est grandiose. Eisenstein, contrairement aux autres réalisateurs, refuse de ridiculiser les allemands, en les peignant stupides, et préfère les montrer en guerriers classes et valeureux. Ils sont vraiment impressionnants sur certains plans, et cette menace importante ne rend que plus forte la victoire des camarades russes. La scène de la bataille a été pillée, et reconnaissont le, améliorée depuis. Par contre, ce qui n'a jamais été amélioré, c'est la bande-son. Prokofiev insuffle un épisme insoupçonnable au film, signant la plus grande bande son du cinéma, tout simplement. Il permet le miracle de ne pas s'ennuyer, même quand le film perd de son intérêt (ce qui arrive, malheureusement). Prokofiev + Eisenstein, il se faisait pas chier pour sa propagande Staline!
Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2017
Si "Alexandre Nevski" est un nouveau film de propagande pour Eisenstein, le contexte historique le pousse à délaisser la lutte prolétarienne pour adresser un message clair à l'Allemagne nazi : "Celui qui vient chez nous le glaive levé, périra par le glaive".

Et si l'idéologie écrasante se traduit par une écriture lourde au manichéisme problématique, elle est encore une fois servie par des ambitions de cinéma démesurées.

Tout dans l'oeuvre de Eisenstein est fascinant, de la façon dont il déshumanise les chevaliers teutoniques en silhouettes brutales et sans vie, en passant par le souffle épique que tout le travail sur la musique transmet, jusqu'à la force visuelle de chaque plan.

En effet, et même si cela paraît bien inutile de le préciser lorsqu'il s'agit de Eisenstein, le long-métrage est esthétiquement sublime, se permettant même de lorgner vers l'expressionnisme par instants, offrant de nombreux plans pouvant faire office de tableaux, à l'image de ces plaines figées dans le froid d'une splendeur stupéfiante.

De plus, la mise en scène du cinéaste est prodigieuse dans son jeu sur la profondeur. Rien que la chevauchée des teutons précédent la bataille, avec ces contre-champs sur les soldats russes inquiets, est une leçon de comment faire monter la tension.

Et ceci n'est qu'une infime partie de la maitrise avec laquelle Eisenstein utilise le langage cinématographique à sa disposition pour imposer une oeuvre dans laquelle l'image a une vraie force, qui traduit aussi bien les rapports entre les personnages que la sauvagerie d'une bataille.

Mais aussi, et c'est ce que beaucoup auront retenu, une vraie force épique et brutale, renforcée par l'intelligence avec laquelle la mise en scène et la musique se répondent, lors de la bataille finale qui reste, tout en étant entrecoupée de passages comiques agaçants, une scène marquante.

Cette dernière suit d'ailleurs la même ligne directrice que le reste de l'oeuvre : celle d'un divertissement épique magnifié par la force cinématographique et esthétique d'un grand cinéaste, qui, si il ne contourne pas l'écueil idéologique trop prononcé résultant en un écriture grossière, ainsi que des quelques problèmes de rythme, offre du très bon cinéma.
burrows28
burrows28

23 abonnés 233 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 avril 2008
C'est mal réalisé,mal joué,long.La fameuse bataille sur la glace jongle entre le grandiose et le ridicule(des combats en vitesse accélérer,on se croirait dans Benny Hill).
teofoot29
teofoot29

109 abonnés 648 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mai 2010
Film de propagande anti allemande encouragé par Stalline, Alexandre Nevski s'inscrit comme une oeuvre marquante de la filmographie d'Eisenstein. On y retiendra surtout la reconstitution et la mise en scène de la fameuse bataille de la glace.
Florent Blenck
Florent Blenck

20 abonnés 42 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2013
Un film qui souffre de tout point de vue de la comparaison avec Le cuirassé Potemkine: montage moins incisif et novateur (mention spéciale pour les interminables secondes où l'on voit un combattant faire semblant de frapper), personnages plus caricaturaux (encore), et certaines intrigues secondaires très discutables. On sent que le carcan de l'impératif de la propagande commence à peser plus lourdement sur les épaules d'Eisenstein, qui ne peut laisser libre cours à son imagination, tout en étant limité par les moyens techniques de l'époque dans une URSS de 1941 où le cinéma n'est plus franchement la priorité. Toutefois, on retrouve un souffle épique à certains moments de la bataille (la bataille entre le Grand Maître des Chevaliers Teutoniques et le prince de Novgorod) et certains plans audacieux (la glace se brisant sous le poids des chevaliers). Alexandre Nevski est donc moins bon que le Cuirassé Potemkine, et a surtout moins bien vieilli, mais n'en reste pas moins appréciable (mention spéciale pour les fans du Seigneur des Anneaux qui trouveront quelques éléments ayant inspirés Jackson pour les films).
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 février 2015
La mise en scène est en carton pâte jusque dans les moindres détails, mais il faut savoir reconnaître le talent qu'il fallait pour faire un film historique à l'époque, avec tant de figurants et de costumes. La musique a beau être plus que "retro" (le mot lui-même est démodé pour l'époque), elle est en harmonie parfaite avec le scénario. Dommage que le film soit insistant au niveau de certaines scènes comme la bataille, qui devient très ennuyeuse.
DaftCold
DaftCold

26 abonnés 213 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 novembre 2018
Ce film a beau être bourré de défauts, j'arrive pas à me dire que c'est vraiment un mauvais film. C'est en fait assez complexe de juger un film de propagande, parce que la critique principale qu'on peut lui faire, c'est que les combats sont trop peu crédibles... Mais c'est pas tellement le but ici. Pour faire simple, si vous n'êtes pas ici pour voir un document historique de propagande, mais pour regarder un film, vous risquez de vous ennuyer.
Alex Motamots
Alex Motamots

10 abonnés 387 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 janvier 2022
Je pensais qu’Alexandre Nevski serait le héros de l’histoire, mais en fait ces sont les deux lascars qui convoitent la belle Olga.
Les heaumes des chevaliers teutons m’ont fait sourire : des sauts renversés avec des formes incongrus dessus (patte, cornes, main…)
J'ai encore une fois trouvé terrible la scène des bébés et enfants jetés au feu avec la musique dramatique qui accompagne.
J’ai aimé le personnage qui a toujours des expressions ou des proverbes à dire dans n’importe quelle circonstance. Cela amène un peu de légèreté dans un film qui en manque.
Et puis j'aime les films d’Eisenstein car il y a toujours un insecte qui se glisse devant la caméra sur le décor.
Je me suis demandé tout le long du film si il avait eu une portée historique conséquente.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 octobre 2007
Film de propagande très manichéen et parfois schématique, Alexandre Nevski demeure cependant un véritable manifeste de la passionnante grammaire cinématographique de Sergei Eisenstein. S'accommodant du sujet imposé, le cinéaste use de tout son talent pour sublimer et adapter le propos, maîtrisant le mouvement visuel en collaboration avec le mouvement musical de la partition de Prokofiev. Chose rare, musique et image fonctionnent dans une parfaite relation de synchronie, l'une ne surpassant jamais l'autre, les deux composantes se soutenant mutuellement. Et il faut arriver au point culminant du film, la bataille sur la glace, pour assister à un véritable spectacle cinématographique, intelligent, pensé, orchestré magnifiquement par Eisenstein, que ce soit sur le plan de la mise en scène (jeu des verticales, tendances expressionnistes, ) ou du montage (le montage "coup de poing", le jeu des contrastes). La tonalité épique résonne fortement, jusque dans les dernières minutes, où l'aspect plus politique et historique apparaît mais où la maîtrise d'Eisenstein ne disparaît jamais.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 7 mai 2008
Non non non et non ! La Eisenstein est tombé dans le film de propagande fade et mal travaillé; nationaliste au plus au point ! Si le manichéisme des autres films était eclipsé par la qualité du film, ici on s'enlise de la niaiserie la plus totale! Même la bataille sur la glace ne sauve pas le tout! Seul moment génial: le décalage de la musique de Prokofiev lors de la charge de la chevalerie; magnifique ! Sinon les croix gammées dissimulées sont amusantes sur les mitres des évêques. Vraiment dommage !
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