C'est mal joué, c'est lent, c'est mou, et le scénario tient sur un ticket de métro... Heureusement il y a la musique et des images de New-York intéressantes d'un point de vue documentaire. C'est peu pour un film où on peut s'ennuyer ferme..
Un bon film bien funky, avec des répliques bien senties qui font mouche, un humour omniprésent. C'est sympa, c'est rythmé, la bande son est nickel. La classe!
Le moteur de la blaxploitation tourne a plein régime, à la limite de l'explosion. La corde est franchement trop grosse et la volonté politique du film prend le pas sur son côté artistique qui se noie au fil des minutes. +1 pour la musique, mais à part ça pas grand chose à se mettre sous la dent
Vu hier soir sur Arte, j'avais souvent lu des choses sur ce film mais je ne l'avais pas vu jusqu'alors. Même si j'ai moyennement apprécié la nouvelle version avec Samuel L. Jackson, l'original a mal vieilli.
Réalisation typiquement 70s, intrigue pas vraiment palpitante et rythme assez mou par moments. Reste le charisme du personnage principal, quelques répliques cinglantes et la B.O. intemporelle, vraiment excellente. Les images de New York à l'époque sont belles, et les allusions aux Black Panthers constituent un intéressant témoignage de l'ambiance de cette période.
Je ne sais pas si c'est le fait que je trouve que le film est trop ancré dans son époque, avec son langage, le fait que le détective soit montré comme un surhomme macho, qui m’empêche de mettre une note supérieure. Malgré tout, la musique est sublime et soutient le film de bout en bout, le rythme est présent et soutenu. Le scènes d'action ont le mérite d'être excellente et particulièrement bien réalisées.
Un classique de la blaxpotation qui fleure bon les 70ies, le funk et la coupe afro. Contrairement à d'autres production du même type, "Shaft" reste relativement sobre. Ici, pas de bling-bling, pas de paillettes et pas de mac avec canne en argent et chapeau en fourrure rose. Et alors que d'autres films de blaxpotation m'avaient habitués à me montrer des micros dans le champs, des cascades minables et des acteurs perfectibles, j'ai été agréablement surpris par la potabilité de ce film qui n'a rien à envier aux productions de l'époque. Je ne pensais pas qu'il était possible d'apprécier la blaxpotation sans faire preuve de second degré. Maintenant, avec "Shaft", je sais que c'est possible !
Shaft est un classique du cinéma blaxploitation. C’est vrai que c’est un film solide, maintenant, je n’irai pas jusqu’à dire que c’est une pépite. Coté casting ca tient la route. Indéniablement Richard Roundtree se débrouille à merveille dans le rôle titre (qui est aussi le rôle de sa vie) et offre une prestation tout à fait intéressante. Il est charismatique, joue parfaitement le gros dur, et visiblement il s’investit complètement dans le personnage, auxquels il ne manque pas d’ajouter un vrai capital sympathie (pas toujours aisé à transcrire avec des personnages solitaires). Le casting s’appuie aussi sur de solides second rôles, du coté de Moses Gunn ou de Charles Cioffi. Dans l’ensemble le résultat est franchement convaincant, par contre il y a quelques moments de doublages aléatoires en français qui parfois gâchent un peu le jeu. Je n’en tiens évidemment pas compte dans ma critique. L’histoire est agréable à suivre. Elle n’est pas d’une originalité débordante, mais s’avère divertissante. Il y a du suspens, des rebondissements, une enquête plaisante. Je reprocherai peut-être quelques longueurs intempestives, qui donnent au film un caractère un peu ronronnant sur la fin, ce qui est ennuyeux. J’attendais quelques choses de plus nerveux, de plus tendu, et finalement Shaft a un rythme assez serein. Par ailleurs si aujourd’hui l’insistance sur la lutte noir-blanc peut apparaitre un peu caricaturale et assez lourde, il convient de recontextualiser le métrage, et de ce fait je ne baisserai pas ma note pour cela. Sur la forme, je dois dire que la mise en scène est efficace. Elle est sobre, épurée, comme la plupart des films de blaxploitation d’ailleurs. Peu de recherches, peu d’audace, mais un boulot très convenable. La photographie est très réussie, et ne fait pas vraiment son âge, ce qui est tout de même à souligner pour un métrage de 1971. Les décors par ailleurs sont variés, et tout à fait à la hauteur. Ils sont estampillés années 70, avec notamment quelques papiers peints qui donnent le tournis ! Shaft n’est pas un polar très violent. Vous ne verrez pas de sang qui gicle. Il y a des fusillades mais sans plus. Il est donc tout à fait regardable pour un public assez large, et je précise aussi qu’il n’est pas outrageusement grossier. Quant à la bande son, c’est vrai qu’elle est solide, et surtout bien présente. Maintenant elle n’est pas non plus exceptionnelle, malgré sa réputation. Au final Shaft est un polar des années 70 caractéristique. Il est d’un niveau très convenable, mais il faut reconnaitre qu’il a surtout construit sa réputation comme incarnation sommitale d’un sous-genre, plus que comme un film génialement abouti et d’une originalité débridée. Il vaut le coup d’être vu au moins une fois, maintenant pour y revenir je pense qu’il faut avoir une sensibilité particulière au genre.
Un film culte des années 70 sur un policier afro-américain, sur Harlem , sur les Black Panthers , sur la mafia , les différences entre blancs et noirs , sur la ségrégation !!! Gordon Parks , le réalisateur fait un caméo comme le propriétaire de l'appartement !!!
Film typique des années 70 côté black avec le fameux détective Shaft. On plonge directement dans les rues sombres avec une grosse bande son mais le scénario bien trop classique et le côté vieillit plombe le film. Rien de transcendant et d'original tout comme son remake des années 2000.
C’est le genre de film ethnique qui a un peu mal vieillit, ce qui ne veut pas dire qu’il était bon à la base. Ce super-policier black, on y croit à grand peine, tellement c’est mal écrit, sur ou mal joué, le film a survécu, uniquement grâce à sa célébrissime BO, signée Isaac Hayes. Soul funky symphonique de luxe oscarisée, cool, et d’une richesse de loin supérieure au support qu’il est censé mettre en valeur. Acteurs inégaux, mise en scène inégale, le seul mérite c’est d’innover par un héros black pour film tout public américain. On traîne en longueur avec des plans contemplatifs sur la magnifique coupe a fro de Richard Roundtree qui marche seul dans la ville, cape au vent. Et une histoire fourre-tout, avec entre autres, la mafia, la pègre de Harlem, les Blacks Panthers, et un héros qui se sort de toutes les situations avec un éclat de rire ou un coup de poing. James Bond, en somme. Il tombe les nanas, n’a peur de rien ni de personne, trop décontextualisé pour être crédible, trop peu de solidité narrative, trop léger, pour être un vrai polar. Je m’attendais à moins superficiel. Mais comme je l’ai dit plus tôt, ce film a survécu uniquement grâce à sa BO. Superbe cette BO !
"Shaft", film culte de la blaxploitation, possède ce charme 70's que viennent accentuer la BO funky et sa réalisation typée. "Shaft" c'est aussi des répliques coups de poings, de l'action pure, un Richard Roundtree à la classe internationale et un film bien ancré dans son époque. On ne peut ignorer toutefois certains points négatifs comme la présence de nombreux acteurs qui récitent plus leur rôle qu'ils ne le jouent et aussi un scénario trop classique qui se conclut par une fin décevante. A voir au moins une fois pour sa culture cinématograhique.
j'ai regardé ce film après avoir vu le top 5 d'allociné sur les BO célèbres. En effet, je crois pas qu' on puisse lui enlever quelquechose à la Bo. Le film se tient par une bonne trame policière mais qui reste assez banale...la personnalité de ce Shaft est ce qui m'a tenu devant mon écran avec l'ambiance résolument funky dans le New York des 70's. rien que pour cela le film vaut le détour.
Contrairement à ce que je croyais "Shaft, les nuits rouges de Harlem" n'est pas le premier film de ce que l'on a appelé la Blaxploitation, mais le film de Gordon Parks (réalisé en 1971), est sans doute l'oeuvre la plus représentative de ce courant cinématographique propre aux années 70. L'élément le plus marquant, c'est surtout la bande son composée par Isaac Hayes: une musique qui traverse le temps avec une facilité insolente. Que dire de John Shaft? C'est un détective macho mais très séducteur, un homme solitaire, marginal, n'acceptant pas les ordres. C'est un personnage qui marque une petite révolution, on avait jamais vu auparavant un noir-américain tenir ce genre de rôles. Et comme si ça ne suffisait pas, Parks a choisi Richard Roundtree et sa charpente virile et bestiale pour rendre encore plus efficaces les méthodes de Shaft. "Les nuits rouges de Harlem" dépeint un triste fait: l'évolution du quartier d'Harlem, autrefois quartier luxueux, qui dans les années 70 est devenu un quartier misérable, le théatre de trafics de drogues et de sévères règlements de comptes entre bandes rivales... Ce film à sa manière valorise la communauté noire américaine, rien que pour cela il mérite d'être découvert...