Le livre est tellement magnifique, je l'ai dévoré en une semaine ; les sentiments de haine et passion sont si forts ! J'ai été très déçue par cette adaptation. Ce film est plat. On s'ennuie du début jusqu'à la fin.
Je ne suis pas une grande fan de film romantique à la base mais là je dois avouer que j'ai adoré ! Ce film m'a fait rêvé et m'a vraiment intéressé, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde !
Si allô ciné n'avait pas limité le nombre de caractère à 50, je me serais contentée de deux mots : chef-d'œuvre. Ce film est parfait dans tous les sens du terme, le scénario, les joutes verbales, la performance des acteurs, la bande-son et j'en passe. Vraiment les mots me manque .. Merci pour ces 2h de bonheur
Bel hommage à l'oeuvre de Jane Austen. Les acteurs jouent très bien (les connus comme les moins connus) et sont assez fidèles à ceux du roman. Le petit bémol cependant, la tournure hollywoodienne que prend le film ne fait absolument pas ressortir l'ironie austennienne et on n'y retrouve aucune critique de la société anglaise de l'époque (ou très très peu). Mais on pardonne aisément ces défauts car au final, les lecteurs(rices) tout comme les spectateurs(rices) n'attendaient qu'une seule chose : Mr Darcy et Elisabeth Bennet.
Un bel hommage au romantisme, au parlé et au langage qui s'inscrit de manière presque intemporelle en nous rendant tour à tour nostalgique de cette époque et de ces mœurs tout en renvoyant l'image d'une famille étrangement proche de nos us & coutumes dans ce qu'elle renvoie au monde ...
Filmé d'une main de maître et bénéficiant d'un travail méticuleux sur la mise en scène et l'esthétisme, le film nous fait suivre d'un œil passionné cette valse de sentiments, d'aprioris, de changements de caps dans tout ce qui fait la beauté de la relation humaine et de ses revirements, en nous offrant des personnages bornés et réalistes, définitivement plaisants ...
A terme, le spectateur lui-même est intégré au récit et victime de ses propres préjugés dans une mise en scène des plus insidieuses de nos propres idées reçues ou de sa rapidité à enfermer autrui dans un carcan, et en arrive à se réjouir de ses propres erreurs de jugement ... ça incite au respect !
Tout simplement wouaaaaa!!!! un super film à voir et à revoir...un vrai chef d'oeuvre du cinéma. Un film pour les romantiques, pour ceux qui aiment la confrontation et surtout l'art de la séduction. Film à voir avec son conjoint...ça ne sera que meilleur!!!!
L'histoire d'une famille nombreuse désargentée qui souhaite tenir son rang d'antan, ou comment bien marier ses filles. Joe Wright réussit un très beau film sur un sujet qui n'aurait pu être qu'un joli conte de fée. D'abord la photographie est magnifique, les cadrages, les couleurs, les paysages, les intérieurs, tout est beau. Ensuite, les personnages apportent de la profondeur à l'histoire, de la densité. Enfin, ils sont servis par de bons acteurs. J'ai par exemple beaucoup apprécié le personnage du père qui, sous un aspect fantasque, sait reconnaître les essentiels. Keira Knightley est absolument éblouissante, mention spéciale pour elle !
Mme Bennet (Brenda Blethyn, la Cynthia de «Vérités et Mensonges») règne en mère-poule sur sa basse-cour de cinq filles, quatre dindes et un cygne… Sa préoccupation essentielle, et celle de quatre demoiselles Bennet, consiste à réussir à leur trouver un mari. M. Bennet, patriarche bougon et désinvolte, est lui plus préoccupé par l’état de son cheptel. La cinquième fille, Elizabeth, adore sillonner les paysages de la campagne anglaise de cette fin du XVIII° siècle. Elle a son franc-parler, et jette un regard à la fois amusé et réprobateur sur les savantes manoeuvres de sa mère.
Alors, quand M. Bingley et ses 5 000 livres de rentes annuelles vient prendre villégiature à proximité, Mme Bennet déploie tous ses talents pour précipiter sa fille aînée dans ses bras, avec d’abord un certain succès. Elizabeth, elle, s’intéresse à M. Darcy, l’ami de M. Bingley. Pourtant, lui est aussi réservé et rigide qu’elle est vive et directe, et leurs premières rencontres ne font que mettre en évidence ce qui les oppose, la sœur de M. Bingley (Kelly Reilly, garce à souhait) oeuvrant particulièrement dans ce sens. Commence alors un chassé-croisé entre eux deux, sur fond de préjugés de classe et de malentendus, d’élans et de retraits, d’impulsion et de regrets…
Adaptation du roman de Jane Austen, «Orgueil et Préjugés» est une réussite. Par la qualité de sa réalisation tout d’abord. Pour un premier film, Joe Wright fait preuve d’une maîtrise technique, qu’il met au service de la narration. Le plan-séquence d’ouverture, qui suit Elizabeth au travers des entrelacs de la maison nous annonce la complexité des intrigues matrimoniales et le colin-maillard sentimental des deux héros.
Ou encore la scène du premier bal, filmé avec des longues focales, isolant brièvement tel ou tel personnage dans la foule et jouant brillamment de la profondeur de champ. Wright a déjà compris ce qu’est le cinéma : raconter autant avec ce qui est donné à voir qu’avec ce qui est donné à entendre. Par le soin apporté au contenu de l’image : on évolue au milieu de tableaux de Constable ou de Gainsborough, avec une précision de la reconstitution proche du modèle en la matière, «Barry Lyndon». Par la qualité de la distribution : Judi Dench (Madame Henderson) en Duchesse hautaine et tyrannique, Donald Sutherland en patriarche bienveillant, Tom Hollander, cousin britannique de Maurice Barthélémy, en clergyman ridicule venu illustrer la pensée de Jane Austen : «Pourquoi sommes-nous au monde, sinon pour amuser nos voisins et rire d'eux à notre tour ?»
Certes, Matthew MacFadyen campe un Darcy un peu transparent, plus à l’aise dans la morgue que dans les élans du cœur. Mais le film repose sur les (frêles) épaules de Keira Knightley, présente dans presque toutes les scènes. La jeune actrice anglaise, révélée par son rôle de Jules dans «Joue-la comme Beckham», apporte son inépuisable énergie, incarnant à la perfection ce mélange de droiture et d’impertinence qui caractérise son personnage. A l'image d'une Julia Roberts, elle éclabousse le film de son rire mutin. Puisse ce rôle lui ouvrir un autre répertoire que celui où elle a été jusqu'à présent cantonnée... http://www.critiquesclunysiennes.com/