"My Summer of Love" est un drame intimiste sur le désir, les différences sociales et les illusions de la jeunesse. Nathalie Press apporte de la fragilité et de la sincérité au personnage de Mona, tandis qu'Emily Blunt impressionne déjà dans l’un de ses premiers grands rôles. Elle compose une Tamsin aussi séduisante qu’insaisissable, capable de passer de la douceur à une forme de cruauté presque inconsciente. Le film repose en grande partie sur l’alchimie entre les deux actrices, et celle-ci fonctionne parfaitement. Pawlikowski filme leurs silences, leurs regards et leurs hésitations avec beaucoup de délicatesse, sans jamais tomber dans le romantisme facile.
Très beau film, subtil, qui raconte les interactions entre deux jeunes femmes qui se rencontrent pendant l'été au Royaume-Uni. Une est riche, cultivée, joue du violoncelle, passe ses vacances avec ses parents, et a perdu sa sœur. L'autre, pauvre, orpheline, qui vit avec son frère, anciennement violent et alcoolique, mais nouvellement converti par sa rencontre avec Jésus. L'apprentissage de l'autre, en tout cas de ce que l'on raconte à l'autre, les balades, le partage des frustrations, l'observation des adultes, créent une relation forte entre elles. L'histoire se terminera avec une forme de libération pour l'une d'elles, et une confirmation de névroses pour l'autre. Les interactions entre les différents personnages et les progressions sont telles qu'il est difficile de deviner précisément les scènes qui vont suivre et comment leur relation va évoluer, y compris les surprises dans le dernier quart du film. Un film subtil et dense, très bien servi par ses deux actrices.
Tout est moche dans cette romance estivale, des décors aux costumes, en passant par la réalisation à base de cadrages coupés et de zoom de-zoom. Seules restent deux bonnes actrices au service d'un scénario téléguidé qui ne fait aucune vague. Difficile de croire qu'il s'agisse du même Pawlikovski derrière Ida ou Cold War.
Mona est une adolescente égarée, sans repère et sans autre attache qu'un frère, jadis délinquant, devenu bigot. Sa rencontre, pendant les vacances, avec Tamsin, une jeune fille de bonne famille livrée à elle-même, aboutit à une relation fusionnelle et sensuelle. Aux confins de l'irréalité et de l'onirisme -Tamsin rappelle les princesses surgies d'un conte- le réalisateur Pawel Pawlikowski évoque, dans une mise en scène dépouillée, le thème courant mais sensible du mal-être de l'adolescence, entre fragilité et rudesse. Son point de vue n'est pas "sociologique" ou global; à travers de subtils indices psychologiques, le cinéaste traduit l'affectivité complexe, le désordre, de jeunes filles en proie à une émotivité exacerbée et à une solitude dont les détourne leur camaraderie exclusive. C'est le regard de Mona, fascinée par sa nouvelle amie, qui détermine l'angle du récit. Mais, même à considérer l'intelligence et la justesse du dénouement, on est plutôt déçu par la tournure que prend à mi-film, le scénario, lorsque l'auteur, faisant rappliquer le frère de Mona, s'enferme dans des considérations mystiques qui n'ajoutent pas grand 'chose, me semble-t-il, au portrait des héroïnes.
Nous sommes là dans le Triangle des Bermudes de la cinéphilie : Positif met 5 étoiles, d'autres critiques sérieux également, une partie du public semble adorer, et pour ma part, je n'ai pas trouvé le quart du début du commencement d'une qualité à ce film. Je n'y vois que la stupidité du scénario, la pauvreté des dialogues, le casting lamentable, les personnages absurdes, les décors affreux, les costumes hideux et par dessus tout la mise en scène absolument exécrable. Et je n'exagère pas... Comment le même cinéaste a-t-il pu enchaîner ensuite avec Ida !?!?? Mystère.
Je me suis ennuyé tout du long. Le film traîne en longueur sur les réflexions et les paroles de deux jeunes filles avec des plans de caméra changeant mais des actrices, pour la plupart du temps, figées, n'offrant pas de réel émotion. Un jeu d'actrices et un film sans intérêt.
Je comprends tout à fait pourquoi ce film a été un pilier dans le lancement de la carrière d'Emily Blunt : elle y est tout simplement parfaite : son personnage est envoûtant, intriguant, attachant. Je me suis régalé !
Film qui me faisait de l'oeil sur le papier mais insupportable à regarder ! Le rôle d'Emily Blunt est désagréable au possible (Melle la bourgeoise qui sait tout à tout et passe son temps à philosopher !!) et la VF est épouvantable !!! Je n'ai pas réussi à accrocher du tout et le coté religieux avec le frère nouveau converti m'a définitivement refroidi ! C'est cliché, plat et sans intéret ! Tout juste bon pour des ados ! Une déception ! Pour la belle histoire d'amour on repassera !
Au début le film me semblait intéressant, une historie d'amour naissante, un amour d'été. Mais quel scénario bancal ! Un frère peu crédible en adorateur de Dieu, une fille de riche capricieuse, et une gourdasse qui croit pouvoir s'enfuir au bout du monde... Au milieu le film part littéralement en sucette...
Petite comédie légère , à la fois romantique et dramatique, servi par un bon duo d'actrices. Se laisse voir avec plaisir. Emily est y toujours aussi sublime
Emily Blunt (sublime comme à son habitude !!!) plus histoire d'amour lesbienne, pas besoin de faire un calcul complexe pour savoir pourquoi j'ai regardé ce film. Alors ce drame de l'adolescence croule sous quelques défauts : zooms maladroits, personnages secondaires inexistants sauf pour celui du frère qui est assez caricatural, introduction très vite expédiée... Mais quand l'intrigue se concentre vraiment sur les deux personnages principaux, on trouve quelques véritables instants de grâce avec notamment les scènes sur "La Foule" d'Edith Piaf ; la fin cruelle n'est pas mal non plus. Avec un peu plus de rigueur et un peu moins de poncifs sur l'environnement des deux protagonistes, on aurait pu avoir une petite réussite.