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Tumtumtree
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0,5
Publiée le 20 août 2018
Nous sommes là dans le Triangle des Bermudes de la cinéphilie : Positif met 5 étoiles, d'autres critiques sérieux également, une partie du public semble adorer, et pour ma part, je n'ai pas trouvé le quart du début du commencement d'une qualité à ce film. Je n'y vois que la stupidité du scénario, la pauvreté des dialogues, le casting lamentable, les personnages absurdes, les décors affreux, les costumes hideux et par dessus tout la mise en scène absolument exécrable. Et je n'exagère pas... Comment le même cinéaste a-t-il pu enchaîner ensuite avec Ida !?!?? Mystère.
Il est des films qui, indéniablement ont la grâce, une grâce inouïe...
Il est des films dont on sait, dès les premières minutes, que l'on va voir une grande œuvre...
Il est des œuvres d'une telle perfection qu'il est difficile de trouver les mots pour exprimer l'éblouissement qu'elles provoquent...
"My summer of love" fait, pour moi, partie de ces œuvres rares !
Un film anglais réalisé par un polonais et qui semble n'avoir gardé que le meilleur de ces deux pays de cinéma... Entre le meilleur de Ken Loach et de Kristof Kieslowski... Avec deux actrices plus qu'extraordinaires et un acteur habité...
L'histoire : Mona est une jeune fille qui, vivant avec un frère fanatique religieux en pleine révélation mystique dans un village anglais, s'ennuie ferme jusqu'à sa rencontre avec la troublante Tamsin, jeune fille sombre et fantasque de bonne famille. L'attirance et la fascination dépasseront vite la simple amitié... Avec la certitude au fur et à mesure que le film avance que ce titre "My summer of love" s'avèrera, en fait, bien ironique et cruel...
Pawel Pawlikowski réalise là son troisième film, après "Twockers" et "Transit Palace" (déjà formidable !) et offre au cinéma anglais un nouveau chef-d'oeuvre. Ce qui n'est pas si courant...
Par où commencer? Par un scénario simple et archi vu et revu qui ne laisse place qu'a de mauvaises surprises (même pas de meurtres au final!) ou par une mise en scène qui se veut à la main, au plus proche ou du type documentaire qui devient insupportable dès lors qu'on ajoute des coups de zooms et des dé-cadrages! Parlons aussi de la photographie qui laisse a désirer par moments et qui impressionne dans d'autres ce qui fait qu'on a l'impression d'être dans plusieurs films (en seulement 1h20...)! Enfin saluons le seul double bon point de ce film le casting, enfin deux acteurs en particulier Emily Blunt (toujours splendide) et Paddie Considine!
J'ai détesté, en fait je ne vois vraiment l'intérêt d'un tel film, ça ne mène totalement à rien, les actrices jouent bien mais j'ai trouvé les personnages totalement antipathiques.
Les échos étaient favorables. Patatras, c'est la grosse déception. C'est chichiteux, la peinture sociale n'est qu'esquissée, la photo se veut esthétique à la Hamilton mais elle n'est même pas belle. Résultat : on s'ennuie presque jusqu'au bout. En effet, les 5 dernières minutes apportent quelqus bouleversements dans le ronron du scénario et on devient un poil moins sévère. Un poil seulement.
Emily Blunt (sublime comme à son habitude !!!) plus histoire d'amour lesbienne, pas besoin de faire un calcul complexe pour savoir pourquoi j'ai regardé ce film. Alors ce drame de l'adolescence croule sous quelques défauts : zooms maladroits, personnages secondaires inexistants sauf pour celui du frère qui est assez caricatural, introduction très vite expédiée... Mais quand l'intrigue se concentre vraiment sur les deux personnages principaux, on trouve quelques véritables instants de grâce avec notamment les scènes sur "La Foule" d'Edith Piaf ; la fin cruelle n'est pas mal non plus. Avec un peu plus de rigueur et un peu moins de poncifs sur l'environnement des deux protagonistes, on aurait pu avoir une petite réussite.
Superbe film contemplatif sur les amours estivales de deux jeunes filles. Pas de comédie sentimentale pour ado mais plutôt une histoire entre deux filles solitaires qui font faces à leur famille de façon différente. C'est lent et sans niaiserie. La mise en scène embellie chaque plan de belle façon. L'une se cherche à côté d'un frère illuminé ou dangereux et l'autre ne semble pas heureuse dans une famille froide et bourgeoise. La seule vraie déception tient à la fin, ça finit trop bien (mais pas tout à fait un happy end) pour moi en tous cas. Mais le fait d'éviter les plans trop érotiques et de favoriser une sorte de poésie lancinante emporte notre faveur.
"My summer of love" n'est pas un film dans lequel il y a beaucoup de dialogues. Mais ce n'est pas un défaut, car les deux actrices ont su à elles seules me subjuguer complètement.
Magnifique. On ressort de ce film bouleversé et très ému. Complexe et ambigu, My summer of love révèle à la fois son réalisateur Pawel Pawlikovsky où sa sensibilité et son aisance à capter le regard voulu transpirent à l'écran mais aussi ses deux belles actrices à la prestation quasi-hypnotique. Nathalie Press et Emily Blunt, toutes deux inconnues, risquent de ne pas le rester longtemps. La caméra caresse les deux actrices, capte les émotions, brosse la campagne environnante comme de véritables tableaux. Par ailleurs le réalisateur, bien qu'il ne s'attarde pas trop sur le sujet, évoque les rapports antagonistes entre la bourgeoisie et la classe populaire. Mélancolique, envoutant, poétique et érotique, My summer of love est probablement LE film du mois de juin 2005.
Je pensais voir une comédie légère, rien de bien prise de tête. Et paf. La claque. Ce film est splendide et parfaitement anglais. Je compte bien voir les autres œuvres de ce réalisateur car l'ambiance de ce film m'a vraiment plu. La B.O est au top, l'histoire vraiment prenante et la fin est juste parfaite. Non vraiment, belle surprise.
Les Anglais n'ont pas leur pareil pour réussir les peintures sociales. L'histoire de ces deux jeunes filles qui se rapprochent pour échapper à la laideur qui les entoure est pleine de sensibilté. C'est bien joué, les gros plans réussis. Bref, j'ai aimé, c'est une oeuvre de qualité.
Je suis un peu déçue... A lire toutes ces excellentes critiques j'ai voulu regarder ce film et franchement à part l'excellente interprétation d'Emily Blunt (que j'adorais déjà dans "Le diable s'habille en Prada" x'D) je trouve le personnage de Nathalie Fress trop fade. Pas dans le bon sens du terme, car elle aurait pu être fade => dépressif comme son rôle, mais là elle était totalement transparente (éclipsée peut-être par la présence d'Emily Blunt x'D). Mais cela reste une très belle histoire de vie et la fin est assez surprenante :')
Je suis allée voir ce film par hasard et je ne le regrette pas. Pawel Pawlikovsky arrive en dilettante mais tout nous prête à croire le contraire; My Summer of Love est un film parfaitement maîtrisé, en tout point, et qui évite drastiquement les embûches du genre. Un fréquent problème quand on traite l'homosexualité comme sujet, c'est de l'exposer comme on expose d'obscurs OVNI, de le prendre à rebrousse-poil et finalement de le dévisager à bien mauvais titre. Mais Pawel Pawlikovsky réalise une envolée onirique dans le Yorkshire aux collines évasives à l'écho mystique, et organise une métaphysique des moeurs sous des cieux cruellement troublés. Paysages d'une poésie fragile, Edith Piaf qui attend au tournant, lyrisme à double-visage, le tout guidé à pas d'anges par Natalie Press et Emily Blunt, belles à faire chavirer le plus imposant des paquebots. C'est la saison éclatante sous un nouveau jour, le meilleur film anglais de sans doute beaucoup d'étés à venir.
Symboliquement chargé, "My Summer of Love" jouit d’une esthétique solaire et onirique qui culmine, notamment, dans les scènes de la boite de nuit, du jardin, du feu de camp et de la danse sur La Foule d’Edith Piaf, et soutenue par une bande-son enivrante, à savoir le Lovely head de Goldfrapp. Le réalisateur livre une œuvre intense et unique, qui se savoure et qui charme. Tout sonne incroyablement vrai et juste. Rien n’est niais. L’humour n’est jamais loin. L’ensemble est d’une beauté rare. Et, on sent que, malgré quelques maladresses, Pawlikowski met un point d’honneur à nous transporter, à nous livrer un récit authentique qui montre, mais n’explique pas, d’où la légèreté de l’œuvre. Jamais malsain, "My Summer of Love" réussit l’exploit d’être captivant, troublant et incandescent grâce à une réalisation délicate et à un duo d’actrices épatant, avec une Emily Blunt plus magnétique que jamais. Ce qu’elle déploie pour interpréter la troublante Tamsin n’est pas étranger à la sensualité et au charme qui transparaît du film, s’offrant du même coup son plus beau rôle au cinéma. A noter aussi que Paddy Considine (aka. Phil), revu récemment dans "Submarine" et réalisateur de "Tyrannosaur", est une excellente découverte.