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Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Le sujet principal du film (la pédophilie) est certes le plus difficile et le plus monstrueux qu'on puisse aborder, mais Araki, réussi une oeuvre brillante, touchante, d'une beauté et d'une grace infinie. Le jeune Joseph Gordon Lewitt est bien parti pour être un très grand acteur : il est magnétique, sensuel et troublant. Des films comme ça on en redemande.
Ce film aurait pu être un chef d'oeuvre si le réalisateur était allé jusqu'au bout de son propos. D'un film bouleversant sur la quête d'un plaisir perdu, il termine sur un manifeste un peu attendu et assez complaisant.
Un film sans sous entendus, franc, honnête et directe, choquant, sans pour autant que ce soit un film où on tombe dans le trash pour le trash. Les acteurs sont supers et l'histoire géniale, on est pas prêts d'oublier.
Film choc ! Araki a toujours réalisé des oeuvres provocatrices et trash, dotées de vraies qualités visuelles. Malgré tout le bien que l'on pense du cinéaste, l'ensemble tournait souvent au délire psychédélique et à la provoc' gratuite. Ici, le cinéaste semble vouloir échapper au simple cinéma gay pour filmer une histoire bien plus universelle sur un sujet délicat : la pédophilie. Même si le cinéaste n'a pas abandonné ses idées tordues (on le remercie pour cela), il fait preuve ici d'un vrai sens de la psychologie et de la nuance. Il signe dès lors une oeuvre magnifique et bouleversante sur les ravages causés par un homme qui abuse de deux enfants. Le film alterne les moments trash, les scènes de rêveries et de poésie pures, ainsi qu'une violence physique et morale intense. On est emporté au fur et à mesure par cet univers jusqu'à une scène finale grandiose, soutenue par la magnifique musique du groupe islandais Sigur Ros. Une fois la lumière allumée, on reste scotché sur son siège et on sait que l'on vient de voir un OVNI bouleversant qui restera longtemps ancré dans nos mémoires de cinéphiles. Cela s'appelle la grâce.
L'un a oublié cinq heures de son enfance et est persuadé qu'il a été enlevé par des extra terrestres, l'autre a entretenu une liaison avec son coach quand il avait huit ans ... celui-ci est la clé de l'énigme que cherche à résoudre le premier. Ce n'est pas un film sur le viol, la pédophilie, l'enfance volée. C'est un drame sur l'innocence perdue, le passage d'une vie à l'autre, l'histoire d'un bouleversement. Les deux personnages se cherchent même si l'un est plus assuré que l'autre. Avec délicatesse, sensibilité, le réalisateur peint deux portraits tout en finesse, jamais caricaturaux, mais bel et biens complémentaires. Les comédiens, peu connus, issus de la télé, sont tout simplement extraordinaires, justes et subtils, même le pote gay ou la meilleure amie gothique. Tout ces clichés du cinéma hollywoodiens sont dynamités, rénovés, pour la simple raison qu'on est pas à Hollywood, mais dans un monde à part. Dans ce monde les parents ne sont pas des "cons qui comprennent rien", ils sont aimés et indispensables, et surtout incarnés par des figures telles qu'Elizabeth Shue, renversantes en quelques scènes. Ce film est beau, certaines séquences bluffantes et pleines d'inventivité...ce petit film est bel et bien gigantesque !
Non, désolé, non. Je ne suis pas du tout convaincu. Ca veut parler de pédophilie mais ça s'égare tout le temps sur d'autres sujets. Beaucoup de redondances, trop prévisible, trop de films récents ont mieux abordé le sujet avec beaucoup plus de pertinence. Côté image, il n'y a pas grand chose. Ca devait probablement être mieux en roman
Aller voir ce film relève bien de l'épreuve et d'aucun plaisir. On prend en pleine face des choses dont on ne parle jamais assez tant elles sont bouleversantes. Les scènes sont violentes, psychologiquement. Elles illustrent assez clairement la douleur immuable de ces enfants "à-part" quand ils ont subi "çà". Les acteurs sont d'une rare authenticité, ce qui rend encore plus gênantes certaines scènes exposées sans retenue, avec froideur. Cette oeuvre est aussi d'une grande qualité esthétique et le fil de l'histoire se déroule sur un rythme avec un effet "borderline" qui nous laisse bouleversés.
Voici un excellent film qui a limmense mérite de traiter dun sujet grave sans fausse pudeur et sans être graveleux : la pédophilie. Gregg Araki traite ce thème brûlant et casse-gueule avec tact et délicatesse, sans pour autant adopter un ton victimisant, ce qui rend peut-être encore plus insupportable le traumatisme des personnages principaux. Néanmoins, le film nest pas pour autant sentencieux ni pénible à suivre. On sattache facilement aux personnages grâce à des acteurs tous plus épatants les uns que les autres, en particulier lexcellent Joseph Gordon-Levitt et Michelle Tratchenberg (qui a survécu à Buffy de façon bien plus honorable quune certaine SMG). A voir absolument !
Les sujets traités sont délicats (pédophilie, homosexualité, prostitution, ...) mais la solidité du scénario et la qualité du jeu des acteurs rend le film captivant.
A 8ans, Brian se réveille dans la cave de sa maison, le nez en sang. Sa vie change radicalement après cet incident, au point d’être persuadé d’avoir été enlevé par des extraterrestres et que seul Neil Mc Cormick pourra avoir les réponses à ses questions…
Gregg Araki (Doom Generation - 1995) adapte ici le roman homonyme de Scott Heim et nous replonge pour l’occasion au début des années 80, à Hutchinson au fin fond du Kansas. On y fait la connaissance de Neil & Brian, qui ont tous les deux pour point commun d’avoir été victime d’abus sexuels à l’âge de 8ans et tous les deux entreprendront suite à cela, un parcours diamétralement opposé (le premier mène une vie chaotique et se prostitue, tandis que le second, asexué, est persuadé d’avoir été enlevé par des aliens).
Le réalisateur de Kaboom (2010) n’a clairement pas choisi la facilité en choisissant d’adapter ce roman au combien casse-gueule. Un pari risqué avec lequel il s’en sort avec brio. La force du film réside dans la caractérisation de ses personnages, la caméra, bien souvent subjective, permet de positionner le spectateur dans la peau de ces jeunes garçons, à la place des victimes, en frontal face aux bourreaux. Le cinéaste parvient à créer un véritable malaise face à certaines scènes parfois dérangeantes (en assistant à la scène du viol de Neil par son coach et dix ans plus tard, lors d’une mauvaise rencontre à New York).
Mysterious Skin (2004) à ce quelque chose d’admirable, cette façon bien à lui de mettre en évidence, l’horreur de la pédophilie et la façon avec laquelle les prédateurs parviennent à créer une emprise sur leurs jeunes victimes (faisant croire à un consentement de l’enfant alors que celui-ci est erroné), sans parler des dégâts collatéraux qui s’en suivront bien des années plus tard. Une œuvre baignée de mélancolique et teintée d’horreur, brillamment incarnée par une pléiade d’acteurs. C’est d’ailleurs ce film qui révèlera au grand public les talents de Joseph Gordon-Levitt, bien que ce dernier eût déjà une carrière florissante (15ans de seconds-rôles dans divers films et téléfilms), sans oublier à ses côtés, Elisabeth Shue, Brady Corbet, Michelle Trachtenberg ainsi que Jeffrey Licon.
Mysterious Skin fait partie de ces films dont on se souvient longtemps, les 2 jeunes acteurs sont formidables et très attachants... les thèmes abordés sont durs et pourtant on ne tombe jamais dans le pathos ou la sensiblerie de mauvais gout. on ne sort pas indemne après un tel film... Peut etre le meilleur film de l'année?
Un choc cinématographique comme on n'en avait pas connu depuis longtemps. Toujours sur la corde raide, ce film âpre,dur et ambigü propose des moments de pur poésie qui ne le font jamais sombrer dans l'exhibitionnisme sordide (le contre exemple en serait Ken Park). Bref, à voir ABSOLUMENT!!!!
Mysterious Skin m'a carément choqué, c'est horrible, mais tellement bien !!! ca traite de sujets durs (la pédophilie, le sida ...) mais c'est totalement beau a certains moments. Ces deux personnages principaux sont tellement différents et abordent les choses très différemment mais quelquechose les unit a jamais. C'est un film dégoutant et glauque, mais beau, ca donne envie de s'interresser a la filmographie de Gregg Araki. UN FILM VRAIMENT UNIQUE ET FORT.
LIAISONS FATALES. Impressionnant avec The Doom Generation, Gregg Araki ne renouvelle pas l'opération. Abordant sans tabou la pédophilie et l'homosexualité, il ne produit pas l'effet souhaité. Sans dérangé mais sans accrocs ni émotion.