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CH1218
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2,0
Publiée le 8 mars 2022
Scott Derrickson ne détrônera pas William Friedkin de son piédestal même si son approche de l’exorcisme fait son originalité. Et sa faiblesse aussi. Inspirée de faits réels, cette histoire est avant tout un standard film de procès, long, terne et bavard, rarement flippants. A noter toutefois que la performance de Jennifer Carpenter sort du lot.
Film basé sur la véritable histoire d'Anneliese Michel. Emily Rose reprend les grandes lignes de son histoire tout en rajoutant du n'importe quoi, surtout les scènes de dialogues philosophiques à la fin du procès. Dommage, ça aurait pu être mieux.
Alors je suis vraiment étonnée de la "mauvaise" note de ce film que j'ai trouvé, pour ma part, vraiment intéressant. Je n'ai pas creusé l'histoire vraie dont il s'inspire donc j'ignore à quel point il s'en éloigne ou pas, mais cet aspect juridique d'une histoire d'exorcisme sort de l'ordinaire et ça m'a littéralement happée. Contrairement à ce que j'ai pu lire, même si oui, il y a évidemment un sous-niveau dans l'horreur de par les nombreuses scènes au tribunal, "L'Exorcisme d'Emily Rose" ne nous prive malgré tout pas d'images bien choquantes et effrayantes à souhait! Mention spéciale à l'actrice (je ne sais plus quoi Carpenter) qui a dû être dans un état terrible après le tournage! On n'atteint pas le niveau de Friedkin, mais "L'Exorcisme d'Emily Rose" est pourtant, pour moi, le film de ce genre qui s'en rapproche le plus! Quant au jugement rendu, il est "parfait". J'ignore donc s'il s'agit du vrai jugement pour cette "histoire vraie", mais si c'est le cas, c'est un sacré frisson supplémentaire... Très bon film d'exorcisme. Je dirais même film intelligent. Et ça, c'est rare.
En 2005 , avant de devenir un maître de l,' horreur avec des pépites tel que Black Phone ou Sinister , le méconnu à l' époque Scott Dickerson tente une percée dans le sous genre galvaudée du film de possession. S' inspirant librement d' un fait divers sordide dans les années 70, celui de Anneliese Michel , jeune femme allemande qui succcomba à ses blessures après une séries d' exorcismes pratiqués sur sa personne par deux prêtes catholiques. Seulement voilà comment se démarquer dans un sous genre aussi balisé que le film d' exorcisme ? Et bien Dickerson vas se montrer malin a plusieurs niveaux en bousculant les codes du genres. Mélangeant habilement les codes du films judiciaire et celui du tribunal, les faits de la possession d' Emily Rose sont racontés par le biais de celui qui est accusé d' avoir provoqué sa mort ( le père Moore). Car au delà de respecter bêtement le cahier des charges du film de possession démoniaque, le réalisateur vas adopter ici le point de vues des personnes ayant soutenus et accompagnés Emily Rose jusqu'à ses derniers jours. Au niveau de la temporalité c est très intéressant je dois dire, car on suit ici des faits relayés par des protagonistes lors d' un plaidoyer au tribunal. C' est ainsi que plusieurs points de vues et plus visions des derniers jours d' Emily Rose vont se confronter au fil du métrage pour ainsi mettre la lumière sur les évènements sordides qui ont eu lieu les jours précédents l' Exorcisme d' Émily Rose. D' amener l, intrigue par ce prisme apporte un véritable vent de fraîcheur dans le sillage balisé des films de possession, car ici , plus que dans n' importe quel autre métrage du genre, on doute vraiment de la véracité des faits. Le montage alterne donc les scènes au tribunal , permettant donc d' écouter la version des faits des protagonistes ayant vécu de la intérieur la lente descente aux enfers d' Emily et les scènes de flashback où l' ont voit peu a peu Emily Rose ayant des comportements de plus en plus troublants. Comme c était le cas dans l' Exorciste ( le pilier du genre) , les enjeux sur la dualité opposants les croyances/la foi et une réponse plus médicale sont ici centraux à l' intrigue. D' ailleurs c' est une thématique centrale du film, la dualité entre les croyances et la véracité des faits. Pour démêler le vrai du faux, les deux arguments sont constamment mis en opposition. En effet, la question ici posée est la suivante : est ce que le cas d' Emily Rose relève vraiment de la possession démoniaque ou provient plutôt d' un cas de psychose grave où seul un traitement adéquat aurait été salvateur. Le film se gardera bien de donné une quelconque réponse a cela , préférant laisser aux spectateurs dans un doute permanent sur le déroulement des faits. L' interprétation des personnages principaux est excellente, tous ont leur importance dans leur récit et tous sont affectés de prés ou de loin par les évènements qui se sont produits et qui ont donné la mort A Émily Rose. Jennifer Carpenter est juste bluffante dans le rôle de la jeune fille possédée.Son rôle mélangeant une sensibilité touchante d' une part et un comportement vraiment dérangeant lors des scènes de possessions visé dans le mille. L' actrice n' en fait jamais trop, son rôle ne tombe jamais dans l' outrance du surjeu ( comme c' est souvent le cas dans les films de possession) et justement on à réellement envie de voir ce personnage se sortir de cet enfer. La réalisation de Dickerson n' est pas en reste, jouant beaucoup sur la colorimétrie de ses scènes lorsque Emily Rose commence à avoir les premiers signes de possession, mettant bien l' accent sur le basculement progressif d' Emily Rose vers la folie, des actes dérangeants et le point de non retour. Mais également sur ses idées de mise en scène et de montage. L' alternance entre le passé et le présent est primordial, la multiplication des points de vues de ceux qui ont vécu de l' intérieur les évènements tragiques liés à la mort d' Emily Rose l' est tout autant Cela donne du poids a la dramaturgie, renforce le sentiment de malaise lors des scènes d' audience et tout comme les jurés, le spectateur aussi veut dénouer le vrai du faux.
C est fort dommage cependant que tout l' aspect possession démoniaque se veut si peu inventif. Dès lors que l' ont rentre dans les scènes de possession où la protagoniste commence a perdre pied , le métrage commence a perdre de son intérêt. L' Exorcisme final lui même manque cruellement de renouveau, l' abécédaire du film de possession étant respecté a la lettre. Déformation physique, voix caverneuse, personnage qui parle dans une langue qu' il ne devrait pas connaître... On a déjà vu sa de nombreuses fois. Certes souvent en plus ridicules et grossier , mais dès lors que le métrage se tourne vers l' horreur il perd automatiquement en intérêt et en supense. Malgré l' investissement et le Talent notable de Jennifer Carpenter dans son rôle de possédée , le métrage a rarement l' occasion de faire peur, ou d' apporter des idées neuves des qu' il s' agit de l" exorcisme en question.
C est dommage tout l' aspect dramatique de l' histoire, ainsi que cette quête de vérité sur l' affaire est bien mieux mis en valeur que tout le côté horrifique de l' ensemble. Mais je pense que Derrickson lui même à compris que son métrage n' était pas un énième tour de train fantôme empilant les pires clichés du film de possession. Ici l' essentiel ce n' est pas la peur , c ' est tout l' histoire racontée autour de ce cas de possession et des personnes que ce cas à affecter. ( a commencé bien évidemment par Emily Rose,).
Cherchant un autre point de vue, une autre manière de raconter la sempiternelle histoire de possession démoniaque, Derrickson arrive avec brio a se démarquer de ceux qui l' ont précédé. Ne vous attendez pas cependant a la trouille de votre vie, l' aspect horrifique est ici relayé au second plan. Les faits et les personnages ce sont ces deux éléments centraux que le réalisateur à voulu mettre en valeur ici.
Ennui... Voilà un mot qui résume ce film qui avait tout pour être bien. Une ambiance limite "exorciste" (et je dis limite) et l'originalité du procès (rappelons que c'est tiré d'une histoire vraie). Et pourtant on s'ennuie. Ce n'est pas effrayant, c'est tout juste si on voit le fameux exorcisme de cette pauvre Emily Rose. Le procès est intéressant mais trop long. Bref, je me suis ennuyée.
Une bonne histoire, pas très flippante. The exorcism of Emily Rose est une création dont la trame lui permet de dépasser son statut et de s'imposer comme un bel ouvrage. Heureusement car cet Exorcism n'est pas franchement effrayant, un comble pour une histoire vendu comme film d'horreur et ce qui explique des notes plutôt basses pour un cinéma de cette qualité. Mais comment blâmer le spectateur : on ne trouve pas dans l'Exorcism of Emily Rose ce qu'on est venu y chercher. D'autant que la fin n'était pas des plus réussies. Le rythme est défaillant : la révélation de l'histoire d'Emily suivi de la dernière plaidoirie de son avocat ne donne pas lieu à la montée en puissance qu'elle devrait susciter. Au final, si vous cherchez un film angoissant qui questionne le rationnel, vous faites le bon choix. Pour ceux qui veulent de la terreur allez plutôt voir du coté de The Descent.
Bon film d'horreur/epouvante qui m'a fait penser a l'exorsiste (la version original),du a certaines scenes similaires. Ce film laisse une drole de sensation a la fin de la projection,moins forte que dans l'exorciste. Les fan d'epouvante se régaleron avec se film avec des scenes plutot choquantes.
Reprenant les ficelles de l'exorsiste mais en intégrant cela dans un process contre le prêtre ayant entamer l'exorcisme, ce film est superbement réussit et permet de traiter le sujet différement en conservant la peur du sujet. A voir.
vu à sa sortie et redécouvert sur la plateforme. Un film different plus un thriller horrifique qu un film classique d epouvante comme L Exorcisme. Intéressant dans son contenu la forme de récit sous forme de procès est originale. Les comédiens parfaits.
Un film peu commun, qui laisse une drôle de sensation après la fin, le même genre de sensation qu'a pu me laisser "Stigmata", par exemple. L'impression qu'il y a bien quelque chose, l'envie d'y croire... Des frissons qui courent dans le dos. Avant tout, ce film m'a véritablement tenu en haleine, et m'a par moments captivé et terrifié. Tiré de faits réels, ceux de l'exorcisme de la jeune Emily Rose, et du procès du père Moore suite à l'exorcisme raté, ce film se veut respectueux de la réalité, et c'est justement ce qui fait qu'on frissonne : rien ici, ou presque, n'a été inventé. L'intrigue, mêlée à de nombreux flash backs qui illustrent le récit du père Moore et permettent au jury (et indirectement à nous) de se faire leur opinion, nous amène à nous demander si tout cela existe : forces du mal, démons, et inversement forces du bien, anges, Dieu... "L'exorcisme d'Emily Rose" montre du doigt un problème remontant à un temps immémorial : celui de la relation entre science/médecine et religion/croyances. Car s'il on remonte en arrière, il fut un temps où la religion expliquait tout. De nos jours, c'est apparemment la science qui explique tout. Lors du procès, où l'accusation défend avec ferveur la thèse médicale et rigoureusement scientifique, la défense défend le droit de croire à autre chose. A travers le procès du père Moore, le film défend donc un certain équilibre, entre science et croyance. Il s'attache aux faits de l'histoire, et ne verse pas dans le sensationnel, comme peuvent le faire certains autres films du genre. Les acteurs, quant à eux, se surpassent dans ce film fascinant. A commencer par Laura Linney, impériale dans le rôle de l'avocate Erin Bruner, et par le grand Tom Wilkinson, dans le rôle du père Richard Moore. Vient ensuite la jeune Jennifer Carpenter, dans le rôle d'Emily Rose, brillante et à l'avenir prometteur. Son jeu, troublant de réalisme, nous glace le sang lors des scènes de possession : on a l'impression d'être dans la
que dire de ce film tout simplement éxcellent.les acteurs sont super le scénario et bien foutu et le fim et prenant du début a la fin bref un éxcellent film.
Qu'on se le dise, ce qu'il fait le plus peur dans ce film c'est l'après-film, lorsque l'on recherche des infos sur cette supposée histoire vraie d'exorcisme (photo, bande-son...). Je reste persuadé que L'Exorcisme d'Emily Rose aurait pu être vraiment plus terrifiant, si le spectateur n'était pas autant de fois "interrompu" par les scènes du procès. Ce "va-et-vient" entre les scènes d'épouvante et les scènes du procès perd le spectateur et m'a véritablement laissé en plan! Même la distribution, à l'exception de Jennifer Carpenter qui est tout à fait troublante et qui est clairement elle dans un film d'épouvante, semble perdue dans leurs interprétations.Finalement, ce que je reprocherai à l’ensemble du film, c'est de ne pas se mouiller assez....
En mélangeant deux genres, thriller fantastique et procès, Scott Derrickson réussit un film passionnant et effrayant à la fois. Toutes les scènes de possession sont très réalistes et font vraiment peur, de plus avec peu d'effets spéciaux. Tout repose sur le jeu de la jeune actrice Jennifer Carpenter, qui est vraiment étonnante. Ces scènes sont faites sans trucage ce qui est d'autant plus surprenant et rend le tout très crédible. L'ambiance très particulière est parfaitement rendue par des acteurs très crédibles, Laura Linney, Tom Wilkinson et Campbell Scott sont tous trois très convaincants aussi. La photo, magnifique, et le montage, contribuent aussi à un sentiment d'angoisse et d'oppression qui ne cesse d'augmenter jusqu'au dénouement. Un film qui n'est pas sans rappeler L'exorcisme de William Friedkin. Et qui fait vraiment peur quand on pense que l'histoire est tirée de faits réels, scrupuleusement retranscrits ici. On peut se poser des questions...
On mavait pourtant prévenu, moi qui déteste les films de possession (merci lexorcisme, Damien, Rosemary baby qui mont provoqués mes pires cauchemars denfant), mais jy suis allé quand même ! La peur au ventre, lécharpe en bandeau (il faisait froid ce jour là) jai affronté ce film. Et bien jai bien fait ! Bon jai quand même beaucoup flippé, et jai fais quelques impasses sur des scènes disons perturbantes, mais jai été surpris de la tonalité générale. Car il y a un fond dans ce film et notamment une idée intéressante, la mise en cause du conditionnement par leur environnement de ces personnes un peu, il faut bien le dire, atteintes ! Tout repose sur léternelle dualité entre scientifiques et ésotériques. Ici ça ne penche ni dun côté ni dun autre, chacun trouve matière à justifier son interprétation. Des scènes éprouvantes, des acteurs convaincants, une mise en scène juste ce quil faut et un degré dintelligence supérieur à la moyenne de ce genre de film. Que demander de plus ? Rien. Donc bon film !
C'est la première fois qu'un film mélange procès et horreur fantastique. Les deux parties sont bien traitées, et la jonction est habilement faite. La partie horreur n'est constituée que de quelques scènes très efficaces et occulte totalement la fin tragique de "l'héroïne" (heureusement, cela aurait rendu le film difficilement supportable). Nous ne sommes donc pas en présence d'une version contemporaine de "l'Exorciste", il n'y a pas d'effets spectaculaires, et ce choix du réalisme renforce l'impact du film. Si c'est avant tout un film visant à distraire le spectateur (on a droit aux grands effets classiques du genre), il pose cette question inquiétante sans vouloir donner de réponse: maladie ou véritable possession. Et cela fait vraiment peur.