Tuez Charley Varrick!
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loulou451
loulou451

147 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juin 2009
Avec "Tuez Cherley Varrick", Don Siegel atteint la perfection de son cinéma. Imaginatif, inventif, drôle, séduisant, cabotin..., sans jamais négliger le suspense et l'art du récit bien raconté, l'oeuvre de Siegel possède tous les atouts pour faire de ce film l'un des meilleurs du genres. Toujours léger, Siegel n'en offre pas moins une peinture au vitriol de l'Amérique profonde avec des portraits aussi fouillés qu'intense, laissant au clou tous les clichés du genre. Du grand cinéma.
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2009
Comme d’habitude avec Don Siegel, le film ne se contente pas de raconter une histoire mais portraite également des personnages hauts en couleurs bien révélateurs de cette Amérique profonde, et par ailleurs aussi réjouissants les uns que les autres! : Ainsi, autant que le collègue avide ou la vieille femme obsédé sexuelle voyant des maniaques partout, avec les mafieux frustrés si typiques ou enfin la photographe-modèle pulpeuse; tous courent mené par ce bon bougre qu’est Charley Varick une course sans pitié ou grâce ne sera rendue qu’aux + courageux sinon aux + indépendants…
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 janvier 2017
Un polar sympathique assez bien construit globalement même s'il use et abuse de ficelles un peu grosses et voyantes qui mettent souvent à mal sa crédibilité. Cependant, le rythme reste soutenu et la mise en scène classique mais rigoureuse de Don Siegel lui fait honneur.

L'ingénieux et décontracté Walter Matthau ne joue pas du flingue comme un certain Harry mais utilise ses neurones pour se dépatouiller d'une situation à tout le moins délicate. On tient là un divertissement très typé années 70, sans prétention et qui ne réinvente pas la roue mais qui se laisse regarder sans effort et sans s'endormir.
jus d'citron
jus d'citron

10 abonnés 39 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 août 2018
Quel film étonnant que ce Tuez Charley Varrick ! Dans une toute petite ville du Nouveau Mexique, Tres Cruces, un braquage de banque tourne mal, 4 morts, 2 chez les bandits 2 chez les policiers. Charley Varrick, le héros, doit se résigner à abandonner sa femme condamnée, une des victimes de l’attaque. De retour chez lui avec son complice, il réalise qu’ils viennent de s’emparer de plus de 750 000 dollars… et qu’une si petite banque ne peut contenir une telle somme. L’argent appartient en effet à la mafia, et comme Charley le prévoit, il devra se débarrasser d’elle qui est beaucoup plus dangereuse que la police qui est aussi à ses trousses. De ce scénario à priori peu original, reprenant le thème très américain d’un individu seul face à une organisation qui le dépasse, Don Siegel fait un très grand film, d’abord par l’efficacité fabuleuse de sa mise en scène. La scène de braquage en ouverture et la scène de combat finale sont des modèles de rythme et de précision, montage découpage musique (Siegel met particulièrement bien à contribution les talents de Lalo Schifrin et utilise sa musique pour créer des moments d’intensité puis des silences très puissants) mouvements de caméra rendent l’action trépidante et nous clouent les yeux à l’écran. Don Siegel s’en sort aussi parfaitement dans la gestion du récit et l’exposition de ses personnages : les différentes scènes et points de vue narratifs s’enchaînent et s’entremêlent avec fluidité pour créer savamment des temps de pause ou d’accélération, et les différents personnages sont très bien définis et explorés même en peu de scènes grâce aux dialogues très soignés et au talent des comédiens (le casting est lui aussi un sans-fautes). Tuez Charley Varrick ! remplit donc point par point son programme de série B efficace et divertissante, mais le film ne serait pas ce qu’il est s’il s’en tenait là. Il me semble, et il s’agit là de mon interprétation, que le film propose un symbolisme d’autant plus puissant que celui-ci est extrêmement discret pour dépeindre l’Amérique des seventies et l’attitude que Charley lui oppose. Le film s’ouvre sur un générique qui me fit penser à celui de Blue Velvet et à la vision de Lynch, une Amérique idéale, heureuse, libérée, en accord avec la nature, mais qui est en réalité gangrénée par le mal et la violence. Le mal est partout et chacun semble porter un masque, comme dans cette scène où le tueur à gages Molly est obligé de demander plusieurs fois de plusieurs façons différentes et finalement de révéler son nom à la serveuse dans le restaurant chinois pour pouvoir voir « Honest John », caché avec ses hommes dans le sous-sol. Ou la présence discrète des enfants, naïfs comme si tous les adultes savaient ce qu’ils ignorent, comme dans cette scène incroyable où le grand patron associé à la mafia arrive à Tres Cruces et se met à pousser la balançoire d’une petite fille pendant qu’il discute avec le policier en charge de l’enquête, le mal côtoie le bien dans la plus totale duplicité. Autre scène, celle où ce même grand patron parle au gérant de la banque qui abritait l’argent sale devant un troupeau de vache laitière. Boyle, le grand patron, avoue qu’il aimerait être une de ces vaches, car les problèmes qu’il doit affronter maintenant que l’argent a disparu lui font envier la tranquillité de leur vie. C’est une métaphore incroyable du grand patron face aux américains comparés à des vaches à lait, et c’est comme si le monde de la pègre évoluait dans une dimension totalement inaccessible à la société civile, et que la conscience qui les sépare était comparable à la barrière entre les humains et les animaux. spoiler: Face à ça, Charley Varrick, autoproclamé « Le dernier des indépendants » (le titre original du film), ne pourra s’en tirer qu’en maquillant sa propre mort pour mieux disparaître, comme si cet effacement de la société était le prix à payer pour sa liberté et son indépendance, et réalisera ainsi les paroles prophétiques du très bon personnage du Shérif « They’re not gonna make it ouf of New Mexico… Not alive. ».
En résumé, par sa maîtrise totale des codes du polar et ce symbolisme aussi puissant que discret, Don Siegel réalise ici à mon sens un très grand film.
coperhead
coperhead

37 abonnés 477 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 août 2021
Tuez Charley Varrick est un film assez méconnu de Siegel mais certainement un des meilleurs . Un hold-up qui tourne mal amène le dénommé Varrick ( Walter Matthau remarquable comme souvent ) à être traqué par la mafia. Le scénario est bien ficelé et le combat final entre une voiture et un avion est assez époustouflant pour l'époque et conclut une fin surprenante..
GregLeSuisse
GregLeSuisse

56 abonnés 1 069 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 avril 2010
Le vrai cinéma des années 70 avec le mafieux tiré à 4 épingles, les effets spéciaux très spéciaux, le gentil gominé et l'hémoglobine confiture à la framboise. Une scène finale un peu longuette, voir risible et quelque-peu téléphonée.
L'homme le plus classe du monde
L'homme le plus classe du monde

365 abonnés 450 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 novembre 2013
Un bon polar à l’esthétique délicieusement 70ies, mais qui ne brille pas par son originalité. Le film n'en ait pas moins plutôt efficace.
weihnachtsmann

1 621 abonnés 5 745 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 septembre 2016
Aventure et polar. Le tout dans une ambiance rétro plutôt sympathique et quelques scènes remarquables comme ce duel voiture-avion qui n'est pas sans rappeler la "mort aux trousses. Pas mal
this is my movies

824 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2018
Polar signé par un D. Siegel encore bien inspiré, dont on peut trouver quelques similitudes avec le personnages de Parker, qui sortait lui aussi dans un film la même année, avec "Echec à l'organisation", sous les traits de R. Duvall. Les deux personnages, Varrick et Parker (qui évoluera sous différents patronymes au cinéma, une volonté de son créateur R. Westlake) sont deux figures du polar hardboiled, avec ses personnages principaux qui vivent en marge et qui font face à des tueurs redoutables, évoluant pour des Organisations nébuleuses. W. Mathau est plutôt bon dans le rôle, il est de plus bien entouré, traqué par un J.D. Baker dont le personnage inspirera de nombreux autres par la suite. Pas désagréable à regarder, mise en scène efficace, scénario tendu et bien écrit, un polar plus que recommandable.
Alasky

456 abonnés 4 636 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mars 2025
Excellent polar qui ne réinvente pas le genre mais qui capte l'attention de son spectateur dès les premières scènes grâce à l'intrigue, captivante, le casting, convaincant, la musique et la mise en scène, très efficaces.
traversay1

4 500 abonnés 5 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 octobre 2016
Un polar plutôt peinard, quoique le qualificatif ne convienne qu'en partie à Siegel, toujours prêt pour distiller quelques scènes de violence pure. Celle du début, le hold-up, et de la fin, la poursuite entre une voiture et un biplan, sont particulièrement chaudes. Walter Matthau promène benoîtement son regard d'épagneul triste dans cet univers impitoyable.
Max Rss
Max Rss

257 abonnés 2 329 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 janvier 2021
Walter Matthau sous la houlette de Don Siegel ? N'en jetez plus, l'offre est bien trop alléchante pour être snobée. Et, vous savez quoi ? J'ai pris un pied d'enfer devant ce film. Tout fonctionne parfaitement. L'histoire est en béton armé et est captivante du début à la fin. Rien n'est en trop. Le rythme est parfaitement dosé. Ni trop lent, ni trop rapide. De plus, le film est porté par un casting absolument excellent, mené par un Walter Matthau impérial et qui en impose bien comme il faut. Bref, on a toujours envie d'en étaler le plus possible quand on cause d'un film qui nous a complètement conquis, mais parfois, on ne le peut pas, faut faire avec. "Tuez Charley Varrick" a bien mérité la note maximale et punaise, des films comme ça, j'aimerais en voir plus souvent.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2014
Excellent Don Siegel avec un bon et impassible Walter Matthau. L'histoire en elle-même n'a rien d'originale certes (braquage qui tourne mal et poursuites) mais la mise en scène, le travail sur les personnages et le tempo ne laisse pas une seconde au spectateur pour s'ennuyer. En somme du classique mais avec grande efficacité étant donné l'expérience de Siegel dans ce genre de film.
mem94mem
mem94mem

134 abonnés 589 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 juillet 2013
Il faut bien dire la vérité, c'est un chef d'oeuvre. Musique de Lalo Schifrin, casting au poil, scenario réglé comme du papier à musique, superbe mise en scène avec effets de grue et mise en exergue de l'effet dominant/dominé. L'attention est tenue juste à la fin.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 mars 2020
Un scénario en béton et une réalisation qui donne de la chair au récit à chaque plan. Pas un personnage secondaire, pas une conversation, pas un décor qui ne donne lieu à une idée de cinéma. Malgré la tension et l’absence de temps mort, le film se ménage une foule de petites inventions gratuites, que ce soit un troupeau de vaches à l’arrière-plan ou un lit circulaire. Il y a par moments un peu trop de kitsch ou de testostérone pour que ce soit un grand film, mais on n’en est pas loin.
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