34222 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
1 731 critiques spectateurs
5
412 critiques
4
624 critiques
3
179 critiques
2
291 critiques
1
145 critiques
0
80 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Yojbsx
26 abonnés
49 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 14 juin 2013
La première partie du film est intéressante (avec notamment les scènes de meurtres et plus tard la scène vraiment flippante spoiler: lorsque Robert Graysmith descend à la cave et entend du bruit juste au-dessus!) sinon, il ne se passe plus grand chose, ça devient lassant, surtout que le film est long
Il est difficile d’écrire tant les mots peuvent sembler dérisoires face à un tel film. On pourrait penser que David Fincher qui a lui-même enquêté pendant des années sur ce personnage réel l’a en quelque sorte déifié mais il n’en est rien, il s’est simplement approché au plus près de la vérité de l’enquête en tentant de cerner tant physiquement que psychologiquement ce personnage hors normes, psychopathe, roublard, vengeur, sadique, mégalo et diablement rusé qu’incarnait ce « Zodiac ». Fincher nous met sur le grill pendant 2h30. Nous ne suivons pas l’enquêteur, on le devient à sa place, on veut le démasquer avant lui. Le film est construit comme une sorte d’ascension de l’Himalaya qui débuterait à 2000 mètres. Dès la scène d’ouverture, Fincher nous plonge dans la nécessité d’en découdre avec le Zodiac et de le démasquer. Fincher nous balade dans un labyrinthe tel que le Zodiac l’a fait avec la police, il nous entraine alors dans la plus passionnante des enquêtes policière du cinéma. La fascination exercée sur le spectateur vient aussi du fait que ce personnage fantomatique nous tient en haleine, nous met les nerfs à vif et nous laisse exsangue à la fin. Tel Dieu, invisible et plein de bonté, Fincher évoque ce « diable », invisible aussi, commettant le mal au hasard, parlant au peuple d’Amérique sur les ondes radios, connu de tous mais inconnu par tous. Tout est magistral : la reconstitution des années 60 et 70, la tension psychologique qui va sans cesse crescendo, la musique lancinante de Donovan, comme une douce comptine annonciatrice du pire.
Le sujet de départ ne m'intéressait pas trop, racoleur et déjà vu mais il faut reconnaitre que Fincher a une bonne technique. Hélas le film dure beaucoup trop longtemps, les personnages présentés sont moyennement intéressants à suivre comme l'enquête, tout tourne sur une empreinte incertaine et une étude graphologique. Le seul témoin disparait dans la nature, Allen est présenté comme le coupable, tout semble l'accuser mais personne n'a l'idée de le surveiller. Bref on a l'impression que les enquêteurs non pas fait grand chose ou alors les auteurs des livres ont voulu se faire mousser. Cela ne vaut pas un Seven.
Poussez-vous, laissez-le passer, Fincher débarque et explose tout sur son passage (comme à ses habitudes) ! Le cinéaste signe une fois de plus une mise en scène somptueuse ; l'art des bons plans, de la photographie, du casting, du scénario, tout est maitrisé. David Fincher revient sur la longue enquête d'un des plus grands tueurs en série avec "Zodiac". Emporté par un trio excellent (Jake Gyllenhaal, Mark Ruffalo & Robert Downey Jr.), cette histoire, derrière laquelle se cachent énigmes, symboles et autres mystères, n'aura aucun mal à passionner. Parfaitement construit, et fruit d'un réel travail de profondeur, "Zodiac" se hissera dans la collection des plus grandes enquêtes adaptées au cinéma. Fincher continue sa lancée sur l'autoroute du thriller talentueux.
J'ai assez rapidement décroché (au sens figuré car je l'ai quand même visionné entièrement) de cette chasse à l'homme pas bien palpitante. Le problème de ce film je pense, c'est que ça parait tellement réaliste, ça se veut visiblement tellement fidèle et exhaustif à l'histoire de base et dans l'idée de traiter un maximum d'information, que ça en devient terriblement indigeste et long. Enfin, exhaustif pas tellement dans le sens ou la quasi intégralité du LONG-métrage se focalise sur les enquêteurs, et quasiment rien sur le tueur. D'ailleurs, déjà cette histoire vraie me paraissait assez complexe et nébuleuse en soit avec notamment l'enquête que devront mener les inspecteurs et ce qu'ils devront faire pour déchiffrer les énigmes du dit serial-killer, mais en plus j'ai l'impression que Fincher a encore d'avantage voulu complexifier les choses avec ces retournements de situation et ces fausses pistes, en résulte un thriller cérébral qui perd le spectateur. Ou qui m'a perdu moi du moins. Et c'est encore pire quand on sait que le suspense est vain (en plus de n'être pas bien mis en valeur) car affaire non résolue. C'est dommage, car on sent que tout ça avait pourtant un potentiel monstrueux pour nous offrir un polar prenant et haletant mais là... Et je ne dis pas ça forcément par rapport au manque d'action et de rythme (pas uniquement du moins) (car je sais être captivé par une mise en scène conventionnelle avec peu de rythme quand l'histoire et son déroulement savent se montrer intéressants avec une vraie ambiance et qualité d'écriture derrière). Rien que le traitement des personnages n'est pas très intéressant je trouve alors que c'est souvent la force des grands polars américains et bien que la distribution soit tout de même assez consistante. Bref, un film qui en fait soit trop soit pas assez je trouve. Dommage.
Film avec peu de sensations , qui prend son temps a suivre l'evolution d'une enquete sur un serial killer avec beaucoup de suspects : on s'y perd un peu. C'est sans faute majeure certes mais sans vibration non plus.
Réalisé par David Fincher, "Zodiac" est un thriller magistral qui plonge le spectateur dans la traque obsédante d’un tueur insaisissable. Inspiré de faits réels, le film suit un trio disparate composé de Robert Downey Jr. en journaliste, Jake Gyllenhaal en dessinateur de presse et Mark Ruffalo en inspecteur de police, tous hantés par le mystère du tueur du Zodiac. Fincher orchestre un récit méticuleux, où chaque détail alimente une tension oppressante. La mise en scène précise reflète l’obsession qui ronge les personnages, tandis que la photographie sombre et granuleuse capture à merveille l’atmosphère des années 70. Les performances des acteurs, nuancées et intenses, apportent une humanité saisissante à une enquête où la vérité reste toujours hors de portée. Fincher signe une œuvre fascinante et dérangeante, où le vrai monstre n’est peut-être pas celui qu’on pourchasse, mais l’obsession elle-même.
Très bon thriller dans lequel on suit une enquête policière haletante afin de connaître l'identité d'un tueur en série. Il faut dire que son réalisateur, David Fincher, est déjà rodé pour ce genre de cinéma avec des films comme "Seven" ou encore "The Game" . Il y a ce qu'il faut de suspens pour exciter notre curiosité durant les 2h30 que dure le long métrage avec moult rebondissements. Les interprétations des acteurs et une excellente BO font le reste.
Suite au huis clos de «Panic Room» (USA, 2002) où chaque figure du suspense tenait son rôle dans la machine de l’angoisse, David Fincher élargie ses horizons et, dans «Zodiac» (USA, 2007), redonne au slasher movie son véritable enjeu : faire de la figure du Mal une entité impersonnelle dont la menace pèse sur tous. Le tueur en série possède un corps, nous en apercevons la silhouette dès les premières minutes, mais son visage véritable nous reste inconnu. En ne personnifiant pas son criminel, en incrustant sa face dans l’ombre, Fincher rend au Mal sa véritable forme, celle absente et indicible qui installe une pression constante sur le quotidien. Par le même procédé, le cinéaste offre un reflet à «Seven». Le film de 1996 et son compte à rebours criminel rendait le dévoilement du meurtrier inéluctable. «Zodiac» offre à voir la quête même, la chasse vaine du Mal. La seule image identitaire du meurtrier en série est caractérisée par la voiture, instrument récurent de ses meurtres. Etrange coïncidence avec le film «Deathproof-Grindhouse» de Tarantino. Cette incarnation maléfique par l’objet finit de rendre la terreur sans visage. Et la terreur sans visage est en définitive ce qui menace les Etats-Unis et le monde. La réussite de «Zodiac» est de mener à bien l’opération d’abstraction des frontières. Le pouvoir n’est plus aux seules mains de la police, elles se décentrent jusqu’en pouvoir de la presse. Car c’est, in fine, un dessinateur-journaliste qui se plongera dans les turpitudes de l’enquête, dans les méandres du code à déchiffrer pour révéler l’identité du tueur. Cette abolition des frontières, cette démocratisation des pouvoirs, cette globalisation de la terreur fait de «Zodiac» un curieux reflet du monde du XXI° siècle par les années 70-80. Les aspects du reflet prennent l’allure classique d’un film américain à l’heure où Hollywood nécessite un renouvellement de ses formes. Mais le slasher, avec «Zodiac» n’a jamais été aussi ad hoc au monde.
David Fincher s'empare du célèbre mystère autour du Zodiac, tueur en série ayant oeuvré durant les années 60 et 70 aux USA et qui narguait la police en envoyant des messages codés aux journalistes. Pour ce faire, il s'entoure d'acteurs de grand talent : Jake Gyllenhaal, Mark Ruffalo et Robert Downey Jr. Le premier campe un dessinateur du San Francisco Chronicle obsédé par cette affaire et qui mène sa propre enquête. L'essentiel de l'histoire sera vue au travers de son regard mais pas que. Il faudra aussi compter sur le regard des victimes et sur le regard des policiers.
Cela rend l'oeuvre complète et, semble-t-il, assez bien documentée. J'ai eu l'impression d'avoir vraiment fait le tour de l'enquête durant les 2h30 que dure le film. En tout cas, je n'ai pas eu de mal à comprendre le déroulement de l'enquête. Je n'ai pas eu la sensation d'avoir loupé une étape comme ça peut être le cas parfois dans certains films policiers retraçant une histoire vraie.
J'aurai difficilement pu louper une étape, à vrai dire, tellement j'étais rivé à l'écran. Fincher a réussi à nous scotcher à l'histoire grâce à un sens du montage qui donne un rythme ni épuisant ni ennuyant, une certaine maîtrise de la couleur (certaines scènes sont subtilement passées en noir et blanc sauf certains éléments d'une couleur vive comme un taxi jaune) et un cadrage qui augmente la tension des scènes.
Ajoutez à cela des acteurs qui livrent une vraie performance, notamment Jake Gyllenhaal, et vous obtenez un thriller palpitant et une petite leçon d'histoire criminelle. Je vous tire mon chapeau !
Le chant du signe. Pour une raison quelconque, j’avais boudé le film à sa sortie. Et pourtant, j’avais jusqu’alors adoré tout ce que Fincher avait proposé. L’histoire suit l’enquête d’un dessinateur de presse et de son confrère des affaires judiciaires concernant une série de meurtres signée par un type qui aime jouer au chat et à la souris. Tout étant codé, il s’agit avant tout de lire puis de comprendre et enfin d’identifier. De simple curiosité, le sujet tourne à l’obsession pathologique sur plusieurs années pour notre dessinateur. On retrouve une thématique chère à Fincher, celle de la vérité cachée et de la révélation finale qui clôt un suspens avant tout psychologique. Comme souvent, la mise en scène est assez sobre et ça sied bien au temps du récit. Gyllenhaal campe très bien ce rôle d’enquêteur en quête de vérité plus que de justice. Downey Jr occupe son rôle habituel de dandy border mais on sait qu’il le tient bien. L’intrigue est bien conduite mais l’ensemble est mou. On s’enfonce tranquillement dans une certaine torpeur car au final, peu de surprises jalonnent ce (trop long) récit sagement raconté. En bref, c’est un film confortable, trop peut-être pour réellement impliquer le spectateur. Avec le recul, c’est peut-être la première déception de la filmo de Fincher et certainement pas la dernière.