The Ballad of Jack and Rose
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sean_penn06
sean_penn06

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4,5
Publiée le 12 avril 2010
Le premier plan est saisissant d’intensité : sur la chanson prenante et déchirante I put a spell on you interprétée par Creedence Clearwater Revival, Rebecca Miller filme un champ pavé de fleurs aux couleurs vives et rayonnantes. Je vois dans cette authenticité de la nature troublée par cette musique lancinante, sans doute celle des sentiments. Ceux d’un père, Jack ancien ingénieur hippie soucieux de l’écologie, et de sa fille Rose, jeune fille à l’innocence trompeuse. Ils vivent sur l’île Marsh depuis 1967, époque où toute une communauté s’était constituée, soucieuse de préserver l’environnement. Jack entend bien préserver cet héritage de la fin des années 70 et ne pas laisser le capitalisme et l’ambition des hommes ravager ce qu’il reste de son marais. Mais Jack est gravement malade et se sait condamner. Il vit ses derniers mois avec sa fille qu’il a toujours préservée et qu’il a éduquée à son image : sauvage, fière et absolue. Sous cette relation troublante qui s’apparente à une passion, un amour démesuré pour deux êtres à jamais liés pointe le tabou de l’inceste que Rebecca Miller filme merveilleusement bien et que les acteurs interprètent à travers leurs regards qui en disent souvent plus que leurs mots. Effrayé par ce trouble qui l’anime, Jack décide de faire emménager sa petite amie venant du continent et ses deux fils, Thaddius et Rodney. Ces corps étrangers perturbent la relation passionnelle entre Jack et Rose qui ne l’accepte pas et entend bien mettre un terme à ce « new chapter » et y parvient non sans vice et folie (je pense ici à la cruauté de la scène du drap taché). Le film se termine aussi intensément qu’il a commencé avec une dernière scène magnifique, les adieux de Rose à son père, les adieux à cette vie authentique et singulière, souvenirs éternellement présents.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 juillet 2010
Je ne suis pas un grand habitué de ce genre de film mais j'ai vraiment pris une bonne claque ... Daniel Day Lewis est toujours aussi remarquable (on le voit pas assez celui là) et Camilla Belle s'en sort plutôt bien en face de lui. Catherine Keener n'est pas mal non plus dans son rôle ...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 novembre 2006
Ce film agit comme un joint bien roulé, il vous fait plané (tout comme les films de Sofia Coppola dont on voit une certaine influence). C'est d'une simplicité à en perdre ces mots, c'est bien filmé, ça dégage une ambiance, avec des morceaux plus que magnifique de Bob Dylan (One more cup of coffee, l'une de ses plus belles et Nina Simone, une grande jazz-women à écouter). Et surtout il y a Daniel Day- Lewis. Mais quel talent il a ce mec, c'est incroyable. Une fois de plus il nous fait rester bouche-bé, dans un rôle de hyppi contre la modernité ( il était né pour le rôile). Un très beau film, l'un des meilleurs de l'année. A voir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Une île, des fleurs, un jardin et l’océan .Décor enchanteur pour une histoire qui l’est un peu moins !
Un père aime sa fille qui aime son père, jusque là rien d’extraordinaire sauf que ce couple père-fille n’est pas ordinaire ! Eux deux se suffisent à eux-mêmes et le monde autour n’existe pas ou si peu. Ils se sont crées une microsociété ou les intrus en tous genre n’ont pas leur place. Ils vivent en communion parfaite, jusqu’au jour ou le père homme intègre dans ses convictions (Daniel D Lewis grandiose comme toujours !) se sachant malade et proche de la mort décide qu’une présence féminine, en l’occurrence sa maîtresse, devrait venir s’installer avec eux ! Elle viendra donc avec ses deux fils et ce sera le début de la fin !
Fin d’une existence paisible faite de petits riens, fin d’une complicité réciproque et un rien équivoque ! Début de la colère, de la jalousie, des remords, de tous ses sentiments jusqu’alors inconnus de sa fille Rose (Camilla Belle, elle porte bien son nom !) et qui la feront devenir trop vite « adulte » ! Un film empreint de questionnements sur ses relations à soi, aux autres, à sa famille et au reste du monde !
Jusqu’à la fin éblouissante de générosité !
Bravo Mme Miller.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
L’histoire : Un père et sa fille, seuls « rescapés » d’une communauté hippie américaine. Le film aborde plus ou moins le même thème que Following Sean, dont on a déjà parlé, à savoir l’avenir de ces enfants élevés différemment, ces enfants de la génération hippie : comment Rose, après avoir vécue en autarcie uniquement en compagnie de son père va réagir en voyant débarquer la maîtresse de celui-ci accompagnée de ses enfants, et surtout va-t-elle pouvoir s’adapter à une société « normale » ?
Mon avis : On se souvient que le bilan de Following Sean était plutôt mitigé, Sean étant on ne peut plus rangé. Ici, Rebecca Miller sait de quoi elle parle, son frère ayant appartenu à une communauté semblable. Une fiction est évidemment plus apte à développer une réelle thèse et la réalisatrice ne s’en prive pas, Rose est tout a fait éduquée par son père ancien scientifique, mais comme elle n’a aucune expérience de vie en communauté elle se transforme en quasi sauvage face à celle qui lui vole son père. Un film édifiant et des acteurs fabuleux.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
un bien beau film.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 janvier 2013
Très beau film de par l'interprétation des acteurs, les paysages, la musique et une fin très touchante.
Il a néanmoins un côté plutôt dérangeant: on pénètre l'intimité d'une relation père/fille et cela nous met mal à l'aise.
Vaut le détour rien que pour le si rare Daniel Day-Lewis !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 18 janvier 2010
La tension entre les personnages détonne avec les paysages grandioses et apaisants. Il y a plusieurs interprétations possibles dans les jeux de regards, les sourires et les larmes. Ce film transpose la fragilité familiale et amoureuse en une ode à la violence intérieure. Je n'ai pas beaucoup aimé ce film car il est trop lent à mon goût, mais je salue la construction du scénario et le jeu des acteurs.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 janvier 2007
Absolument Magnifique, ce film nous montre bien plus qu'une relation entre un père et sa fille bien que le film soit centré sur cette relation ce que l'on est loin de lui reprocher bien au contraire, très belle relation très belle histoire et évocation de beaucoup d'autres "experiences"!La relation qu'entretienne Rose et Jack est superbe, mise en scene grâce à des acteurs tout aussi superbes!
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

94 abonnés 4 359 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juillet 2026
Sur une île au large des Etats-Unis vivent en écolos et marginaux un père et sa fille, Jack et Rose. L'isolement a contribué sans doute à créer des liens très forts entre cet homme condamné par la maladie et cette jeune fille en fleur dévouée. Leur relation exclusive pourra-t-elle s'accommoder de l'installation chez eux de la maitresse de Jack et de ses deux fils ?
Rebecca Miller réalise une chronique attachante et sensible sur l'amour filial, duquel il émane, très discrètement suggérée, l'ambiguïté de sentiments incestueux. La réalisatrice accorde très harmonieusement une situation, des personnages et des incidents réalistes qui introduisent des indices psychologiques, avec des expressions romantiques et poétiques, des idées symboliques qui exhalent un parfum d'étrangeté.
Le rapport chaleureux, la connivence entre Jack et Rose inspirent le style du film en même temps que la beauté et la fragilité de l'adolescente lui confère de la grâce et du charme. La jalousie de Rose à l'égard de sa "belle-mère" imposée est un enjeu, tandis que le mode éducatif de Jack, sa maladie, annoncent un dénouement dont la cinéaste fera une séquence délicate et touchante.
Une belle histoire, sur la forme et sur le fond.
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